<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692</id><updated>2011-11-16T04:14:59.947-08:00</updated><category term='transports'/><category term='detresse de ray'/><category term='politique'/><category term='amour'/><category term='théâtre'/><category term='culture'/><category term='télé'/><category term='le temps presse'/><category term='film'/><category term='quotidien'/><category term='crise'/><category term='couleurs'/><category term='voyage'/><title type='text'>Dans les yeux de Raymonde</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>56</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-1846709694519830928</id><published>2011-11-16T02:52:00.000-08:00</published><updated>2011-11-16T04:14:59.954-08:00</updated><title type='text'>Novembre 2011. L'amour (2)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-hxhn6r8DiGc/TsOdAyijeUI/AAAAAAAAAiE/Wph7B478vls/s1600/bete%2Bcouple.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 351px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-hxhn6r8DiGc/TsOdAyijeUI/AAAAAAAAAiE/Wph7B478vls/s400/bete%2Bcouple.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5675552592309221698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a en vous divers élans, étranges et que jamais je ne m'explique complètement. Celui que vous  appelez amour occupe beaucoup d'espace et trouve sa fin, la plupart du temps, au creux de l'automne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon ami Rose a un chagrin d’amour. Je  le regarde errer de pièce en pièce, de rue en rue, enjamber ses journées sans émotion, et enfin ramper à  l’intérieur de lui-même. Quand il ne flotte pas littéralement, il s'oublie, il avance, nocturne, sans ardeur, avec la gaité d'un flan. Il est rongé. "Je suis  rongé" dit-il sans arrêt. Mais par quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait est là: il lui manque quelque chose. Et cette chose, inexplicablement, prend encore de la place et prend encore du temps. Elle domine incontestablement les instances de son quotidien amaigri. Cette femme d'une cruauté extraordinaire lui semblait être la seule possible. Son ombre est encore là. Je n'ai jamais compris ce qu'il lui trouvait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi les Hommes ont-ils autant  besoin de finition, alors que jamais ils n’atteindront leur finition, et  que c’est là même leur définition? Je ne sais pas. J'ai du mal à comprendre. Pauvre Rose, rien ne le contente. Il semble que cette femme occupait son désir, nourrissait son destin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En la matière, je ne peux qu'élucubrer, n'ayant moi-même jamais connu cette ardeur... Mais maintenant que j'y songe, il y avait cette musicienne (je la vois ici même, plus bas, dans mon dernier article), près de moi. Qu'est devenu ce trouble qui m'empêchait de réfléchir? Qu'est devenue cette présence? Ai-je souffert? Ai-je aimé? Où s'est caché le souvenir? Tout semble avoir disparu. Et moi aussi, peut-être, à bien y réfléchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-1846709694519830928?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/1846709694519830928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=1846709694519830928' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1846709694519830928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1846709694519830928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2011/11/novembre-2012-lamour-2.html' title='Novembre 2011. L&apos;amour (2)'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-hxhn6r8DiGc/TsOdAyijeUI/AAAAAAAAAiE/Wph7B478vls/s72-c/bete%2Bcouple.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-6900341711008343455</id><published>2011-07-19T13:10:00.000-07:00</published><updated>2011-07-19T13:29:11.391-07:00</updated><title type='text'>Raymonde en Iran, 2010 (1389)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;Cher Lecteur,&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Il y a un an maintenant, un an tout rond, attiré par les charmes d’une musicienne au talent outre-Atlantique, j'ai quitté quelques mois la France pour l'Iran, l’année 2010 pour l'an 1389. Cet été là, j’ai pu tâter à la fois l’âpreté d’un territoire et la douceur d’une dame. Curieuses découvertes parallèles pour un solitaire qui n’avait jamais mis les pieds au creux d'une dictature.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Vous le constaterez sans doute, mes déambulations dans ce pays sont étranges, floues. Jusqu'à présent, j'ai considéré ces notes comme sans intérêt, saisies par le vide. Mais tout compte fait, quelqu'un, quelque part, les trouvera peut-être dignes d'être parcourues.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;&lt;b&gt;Avion.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Les transports amoureux affaiblissent considérablement mon sens du rythme. Peur que mon style en pâtisse.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;&lt;b&gt;Iran, Tabriz, an 1389.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Je me promène dans ce paysage ocre, beige, gris, motorisé, sans banc, sans terrasse, sans espace où stationner. Etrange territoire aux rues chauffées par la poussière. Etranges visages dessinés sous le noir, visages noirs et intenses, et visages noirs encore, qui avancent par paquets noirs et qui me regardent. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Cette belle écriture ronde, élancée, sur les façades, ne me communique rien.  Les chats sont des chiens, la sueur sent le curry, les épices. Tout est absolument étranger.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Et le vent de Tabriz souffle encore.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;&lt;b&gt;Téhéran.&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Tissus militaires au coin d’une rue, puis d’une autre. Mitraillette, visages lisses, masculins, jeunes, beaux visages. « Cette ville contient-elle un espace sans rien de dur ? », la question se répète tandis que je marche sans varier le rythme, au milieu des voitures et des gens qui m’échappent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Et soudain le calme sans le silence. Nous voilà décalés, étranges touristes qui n’achètent rien, étranges étrangers qui écoutent le bavardage d’un bazar déserté. Nous n’avons rien à faire là, nous dit un homme. Et pourtant tout est là, entre les meutes de chats et la saleté, les restes de nourriture et le souvenir des épices. Mais quoi ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Les femmes s’enfuient sous leurs voiles. Au dessus des égouts, ruisseaux à la bouche ouverte, elles retiennent le tissu noir entre leurs dents. Immenses, elles détiennent le bitume. Par sombres paquets elles se serrent à l’arrière des autobus. Foule d’yeux brillants et noirs enfouis sous le noir. Curieuse sensation d’être sans cesse épié par des femmes qui se cachent.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Quitter Téhéran. Beaucoup disent que cette ville est laide. Elle est ronde, bruyante, dispersée, mais elle n’est pas laide. Aux heures les plus chaudes elle exaspère. Le blanc pollué du ciel a le soir des couleurs étonnantes. Entre les chrysanthèmes, les rats, les travaux, les mobylettes, la poussière, le subtil métro qui serre les yeux, les pèches qui se pèlent sans couteau, à quoi ressemble cette ville ? Peut-être à ces femmes qui se bandent le nez pour faire croire qu’elles ont subi une opération de chirurgie esthétique.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 279px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-9zj8sIO5UcA/TiXmvpcHMhI/AAAAAAAAAh8/Np7Rudhvd20/s400/Kashan13.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5631160615348679186" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;&lt;b&gt;Khashan.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Image d’Epinal. Murs chauds. Village couleur ocre. Défilé de minarets. Prières. Femmes volantes, regards profonds. Langue étrangère. Enfants collants comme bave au matin. Regards lourds. Les yeux des hommes cherchent des formes pour nourrir leurs phantasmes. Ici, paraît-il, on fabrique des violeurs. La femme en string et la femme voilée se rejoignent alors, solidaires. Je ne comprends rien.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Les cheveux des femmes musulmanes envoient des rayons phosphorescents dans les yeux des hommes. J’ai peur.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;La beauté, le tourisme et la liberté. La beauté que les marchands excitent et trahissent. Mais comment s’approprier un Palais qu’on illumine exprès, tout exprès pour qu’on ne puisse rien faire d’autre que le trouver beau ? Comment s’approprier un instant (le fameux coucher de soleil) alors que trois personnes nous conseillent d’aller le regarder tout exprès là-haut ? Paradoxe étonnant où le romantisme côtoie le tourisme tout en le contredisant profondément. Un jour vous regarderez ce qui est « beau » d’un seul point de vue. Il paraît que c’est le prix de la dictature, mais c’est aussi celui de la démocratie. Tout se mélange, je ne comprends rien.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;&lt;b&gt;« Ispahan, ville pétrie de beauté ».&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Les femmes se couvrent totalement à l’entrée de la mosquée. Dieu n’en finit pas d’être grand. Tout est religion. Ca m’épate. Ils seraient épatés par mon manque de religion. Si je pouvais parler avec ces gens on s’épaterait. Mais non, impossible de parler. De s’épater. Il faut faire semblant.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;&lt;b&gt;Yazd.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Je voulais voir ce pays dont vous parlez tous, ici. Ce pays qui abrite des sites millénaires, ce berceau de l’humanité -toutes ces phrases que vous aimez dire sur les pays lointains- qui a vu naître de merveilleux poètes à l’époque où le Shah convoitait encore des jeunes puceaux. Enfin je voulais voir comment ce pays répondait aux clichés. Légende d’hospitalité, légende des femmes dont la beauté fait mal, etc.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Les légendes sont aussi belles que les ruines. Elles disent peu le quotidien de ce pays en inflation, où l’hospitalité, comme partout, se monnaye, où l’indélicatesse est aussi étendue que la douceur.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Je suis saisi d’inquiétude. Le mot argent signifie partout, sur votre terre, la même chose. Les valeurs s’égalisent.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;&lt;b&gt;Téhéran à nouveau.&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Mausolée de l’Imam Khomeiny.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt;Comme partout dans ce pays, il manque quelque chose. La grandeur est là, mais il manque quelque chose. Dans les rues, dans les parcs, il manque quelque chose. Mais quoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-6900341711008343455?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/6900341711008343455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=6900341711008343455' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6900341711008343455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6900341711008343455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2011/07/raymonde-en-iran-2010.html' title='Raymonde en Iran, 2010 (1389)'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-9zj8sIO5UcA/TiXmvpcHMhI/AAAAAAAAAh8/Np7Rudhvd20/s72-c/Kashan13.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-575163921834508047</id><published>2010-11-16T03:04:00.000-08:00</published><updated>2010-11-16T03:37:24.989-08:00</updated><title type='text'>Liserde au Mexique / jour 14</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Des miroirs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Dernière nuit dans le village. Je dors comme un tronc. Je me réveille mélancolique, presque habituée aux bruits de ferraille de cette boite à sucre qui me sert de lit. Douche gelée sous la chaussette adidas, savonnette rappeuse, dindons bruyants, forêts de cactus, tortillas bleues, routine. Je prépare mon sac en me demandant ce que j'ai appris, ce que j'ai découvert ici.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;10h. Eglise d’El Pozo. J’attends bien longtemps. Jacinto finit par arriver, cagoulé. Je ne vois que ses yeux et de la laine. Il ne veut pas quitter le tissus, malgré le soleil déjà horriblement chaud.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TOJpmzPeckI/AAAAAAAAAho/lOv8jvkkmfk/s1600/DSCN2524%2Bcopie.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TOJpmzPeckI/AAAAAAAAAho/lOv8jvkkmfk/s400/DSCN2524%2Bcopie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5540106606930195010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Il me guide dans la montagne, sur le chemin de la caminata, parle beaucoup, débitant les mots habituels, publicitaires. Par moment il laisse échapper quelques pépites, quelques absurdités à propos des aztèques, de son peuple, rebelle à toute invasion, par delà les siècles. Il évite soigneusement de répondre quand je lui demande de me raconter une légende de El Pozo. Et il sourit avec ses yeux quand j'insiste.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Ils ne veulent rien donner qui leur appartienne véritablement. Ce qui est à eux ne sort pas de ce village. A moins qu'il ne connaisse, en fait, aucune légende.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Au bout d'une heure, il s'en va.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;La piscine est vide, les touristes sont repartis vers la ville. Dans sa boutique, Martinita me parle encore du délégué, la main sur la bouche.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Je l’ai vu hier soir, il m’a dit qu’il ne voulait plus me voir, il sort avec quelqu’un d’autre… il m’a dit qu’il tenait à moi mais que c’est arrivé sans qu’il s’y attende… Je suis triste, si tu savais… oh la la je parle trop, hein ? Mais je suis si triste...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Dehors, les hommes travaillent. Le trottoir blanc à la mode de Las Vegas commence à prendre forme, incongru dans ce décor de terre. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Je rejoins Puri dans sa petite salle d’accueil touristique. José, pimpant, malicieux, rasé de près, entre. Je lui demande quand est-ce qu’il va enfin m’accorder une entrevue. Il me fait du chantage : "Je t’accompagne à Ixmiquilpan tout à l’heure, là tu pourras me filmer" Il aime que je l’attende, et se fait donc attendre, plusieurs heures.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Lupita est là ce matin. Elle me rassure : les trois premiers mois de son boulot, elle se désespérait aussi de ce discours pour touristes. Elle n’en pouvait plus non plus du poulet. Je me sens moins seule. Trois mois quand même. Il faut beaucoup de temps pour comprendre cette vie, cette organisation, percer les doubles (voire triples ou quadruples) discours. Se faire accepter.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Soudain j’imagine l’inverse. Si un Indien en chapeau de cow-boy en plastique venait m’interroger sur ma vie quotidienne, mon enfance et mes désirs, alors que j’attends le bus, à Paris, je suis pas bien sûre que je lui répondrais très sincèrement du premier coup, ni que je l’inviterais à venir chez moi.&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Après moult clins d’œil, José se décide. On part dans son pick-up sous les rires et les vannes salaces des hommes tout autour. Je le filme. Enfin une "interview" un peu sincère. Bien que bruyante. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Il parle du rêve américain, que je croyais désuet. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Le rêve américain existe ici, tout le temps, chez tout le monde, depuis notre enfance.  Il existera tant qu'on sera dans la misère. Pourquoi on n’aurait pas droit à ce confort-là, nous aussi ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Il déclare très franchement qu'il n'a rien à faire ici. Chez lui, c'est Las Vegas. Il se contredit beaucoup. Aujourd'hui, sa famille ne lui manque pas.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Arrivés à Ixmiquilpan, il m’invite à boire un soda, me demande si je le trouve gros, me fait un numéro de drague mémorable. D’abord il me dit, en guettant ma réaction, que son amie Américaine, Melissa, l’a appelé hier. Je ne réagis pas (je ne comprends pas tout de suite qu’il dit ça pour m'épater). Puis, et là c’est énorme pour lui, c’est le sommet de la séduction, il sort son portable de sa poche et lui laisse un message en anglais (avec accent américain). &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Salut Melissa, comment tu vas ? Moi je vais très bien, je travaille, je pense souvent à toi, allez, passe une bonne semaine !&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Je me mords les lèvres. Facile d'esquiver ces dragues extraordinairement timides, grotesques., les yeux fuyant. Pratique.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Ensuite il me raccompagne juste devant chez Lupita, qui l’invite à entrer. Il reste immobile, sur le canapé, sans enlever son chapeau, Lupita trouve de quoi combler le silence, même si je la sens, tout au long de l’entretien laborieux, au bord du fou rire. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Après son départ, Lupita et sa sœur se moquent de moi : "Tu vas à El Pozo pour draguer !" &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Lors de ses travaux, Lupita a rencontré José en famille à Las Vegas. Elle s’étonne de la différence entre l’homme qu’elle voit là et le père de famille qu’elle a rencontré là-bas. Elle explique que José n’est pas seul ici, contrairement à ce qu’il dit. Il vit avec sa sœur et sa mère qui s’occupent de lui, le nourrissent, repassent ses affaires, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;etc&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Je passe le reste de la journée dans le hamac à manger des fruits, enfin. Ma tête est vide.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-575163921834508047?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/575163921834508047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=575163921834508047' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/575163921834508047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/575163921834508047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/11/liserde-au-mexique-jour-14.html' title='Liserde au Mexique / jour 14'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TOJpmzPeckI/AAAAAAAAAho/lOv8jvkkmfk/s72-c/DSCN2524%2Bcopie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-8879798147519351718</id><published>2010-11-15T08:52:00.000-08:00</published><updated>2010-11-16T07:12:50.260-08:00</updated><title type='text'>Liserde au Mexique / jour 13</title><content type='html'>&lt;b style=""&gt;Retour du présent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Je me lève, l’esprit éclairci par je ne sais quel miracle. Les dindons sous ma fenêtre gonflent leurs plumes et font des bruits hideux. Ce matin je ne trouve pas ça dégueulasse. J’aperçois une vipère. Tout va bien. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TOFoMuD7NBI/AAAAAAAAAhg/7r7Taj70h5M/s1600/pause-cholo-faena%2B-%2Bcopie.JPG"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Le mari de Puri, d'habitude très timide, est d’humeur "loquace" ce matin. On aura la conversation qu’on pourra, il parle très mal espagnol. Obnubilé par le fric et les pays riches, on discute taux de change et visas, classique, mais aussi des États-Unis, d’où il s’est fait virer il y a un mois et (très longuement) du prix de la bière en France. Moi qui déteste la bière j'ai fait semblant de m'y connaître. Il était passionné. J’ai vraiment besoin de changer d’air.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Je joue un moment avec leur petite fille sur le carrelage froid. Elle marche à peine et rit sans cesse. En observant ses grands yeux noirs, je me dis qu'il lui reste peu de temps avant de savoir prononcer le mot frontière en trois langues. Attrapant au vol mon regard triste, Puri, en guise de bonjour, me conseille de ne pas  désespérer.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sois patiente, c’est quand on planifie le moins qu’on a le plus ici.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Cet endroit est magique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Il est 10h quand j’arrive à la piscine. Les hommes travaillent encore. Ils sont tous là, absolument tous. Je décide de ne rien décider. Je les regarde, ils m’oublient et je filme. Au moment de leur pause, je range ma caméra, ils me voient, m’invitent à boire du soda.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Je vois ces hommes qui travaillent et s'affairent, ici, en plein centre du Mexique, dans un village à peu près perdu, gratuitement. Ces hommes qui vivent aussi aux États-Unis, dans des villes immenses. La dimension masculine, disproportionnée et absurde de cette situation me saute aux yeux. La distance est enfin de retour. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TOFoMuD7NBI/AAAAAAAAAhg/7r7Taj70h5M/s1600/pause-cholo-faena%2B-%2Bcopie.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 331px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TOFoMuD7NBI/AAAAAAAAAhg/7r7Taj70h5M/s400/pause-cholo-faena%2B-%2Bcopie.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5539823584374633490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Je discute avec les deux sous-délégués, José et Nacho. Je leur annonce franchement ce qu’il me reste à faire : la caminata, de jour, avec quelqu’un de bavard. Ils réfléchissent, cherchent, me présentent Jacinto, un des guides de la caminata. Un homme au regard triste, jovial en apparence, qui semble se moquer tout le temps de tout. Je prends rendez-vous avec lui demain matin.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Les hommes m’invitent à manger du poulet, m’offrent soda sur soda, je n’en peux plus,  le poulet me sort par les trous de nez, le sucre pétillant me détruit l'estomac, mais pour la première fois quelque chose d’évident advient. Quelque chose de pas planifié. Un semblant de rapport normal. Je prends.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;14h. Je décide d’aller chez Leti et Silvia. José les appelle au téléphone. Elles m’attendent. soi-disant. C’est louche. Je marche pendant une heure, me perds entre diverses poules, chèvres, porcs et autres ratons-laveurs séchés, sans doute morts de soif.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Il n’y a aucune indication à El Pozo, les rues ne sont que des chemins de terre. Ici, pas de facteur, pas de lumières, seule la route principale est bétonnée, et encore, depuis peu. Il y a cinq ans, on ne pouvait pas accéder au village en voiture. Il fallait marcher une heure dans la montagne. Ce qui explique pourquoi la moitié des habitants n’est jamais sortie de El Pozo. L’autre moitié vit à Las Vegas, Los Angeles, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;etc&lt;/span&gt;. Par conséquent, on croise autant de paysans miséreux ne parlant pas espagnol et à peine leur langue indienne que des jeunes tatoués vêtus de fringues de marque, parlant un anglais parfait au volant de pick-ups ultra customisés : écran DVD, GPS intégré, pneus chromés et peinture à neuf chaque fin de mois. Par contre, s'il y a bien une chose qui ne varie pas, c'est le rôle de la femme. Dans les deux couches de population, il reste affreusement ancestral. Sauf pour les blanches et les filles d'une autre ville, qui sont des exceptions. Je découvre avec stupeur que les femmes d'ici assument et défendent plus violemment que les hommes ce statut de mère, de servante, de cuisinière.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Il fait très chaud. Je croise Mariano qui commence à débiter une liste des plantes médicinales du coin. Je fuis. Évidemment, lorsque j'arrive chez Leti, il n'y a personne. Seul un chien atroce et criard. Tranquille cette fois -je m’y attendais- je vais faire une sieste.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Il est 16h. Je me réveille. Je repars chez Leti. Elle est là, mais je n’arrive pas à sortir ma caméra. J’écoute mon instinct, je m’intéresse aux sacs et autres éponges exfoliantes qu’elles fabriquent, elle et sa sœur Silvia, avec les fibres de maguey. Elles ont là une cliente potentielle. Je sais que je dois jouer avec ça pour susciter leur intérêt. Bon. Certains rapports sont fait de commerce, et comme ils disent ici, c’est ainsi. J’apprends que ces éponges sont vendues 15 euros aux Body Shop du monde entier.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Je sens qu’elles ne sont pas prêtes pour une séquence filmée. Je pars faire quelques photos dans le village.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Vers 18h30, il fait plus frais chez Leti. Sous le citronnier, les enfants, bavant morve et jus de sucette, inondent ma caméra de sucre. Je joue un peu avec eux, je leur apprends des mots français qu’ils répètent en riant. Bruno, le plus âgé (6 ans) me dit quelques mots en anglais tout en léchant bruyamment sa sucette marron. Puis il évoque, les yeux brillants, sa maison à Los Angeles, "grande et blanche", et les bonbons de toutes les couleurs qu'il y avait là-bas. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Je filme cette maison très pauvre, sans porte, ce jardin plein de dindons et de poussins, la mère de Leti, vieille femme ample et solitaire, deuxième d'une lignée de femmes abandonnées. La malédiction, dit-on à El Pozo, pèse sur cette famille, où toutes les femmes sont abandonnées par leur mari. On ne sait plus trop à qui appartiennent tous les enfants, car elles sont, par conséquent, soupçonnées d'être des filles faciles.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Peu à peu, Leti, petit sourire ironique toujours collé au coin des lèvres, me raconte sa traversée de la frontière, enceinte de Bruno, en plein hiver, il y a six ans, dans la nuit gelée du désert. C'était le jour de l'an, parce que les policiers sont moins regardants, parce que l'hiver on a moins soif. Elle raconte presque en souriant sa fièvre cette nuit-là, son mari qui la portait, leur épuisement, l’aide des autres clandestins sans laquelle ils seraient morts. Elle raconte sa vie de l'autre côté, sa vie pressée de cuisinière illégale dans les cantines. Elle raconte, encore épuisée, le bruit insupportable de la ville, et les raisons d’y rester : ses trois enfants sont nés là-bas.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-style: italic; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-style: italic; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-style: italic; font-family: georgia;"&gt;Ils sont tous nés Américains. Au moins quelque chose de bon est sorti de cette expérience atroce. Plus tard, ils seront libres d’aller là où ils veulent, et pas en souffrant comme moi !&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Elle a 27 ans.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;J'achète toutes sortes de choses, éponges, boucles d’oreille, trousses de toilettes, elles secouent pour moi le seul citronnier du village au dessus de nos têtes, m’offrent des citrons. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Je rentre vers 19h30, dans cette même lumière exquise, entre chien et loup.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Vers 20h, je reste avec Puri, ses grosses joues et sa belle peau lisse, dans la cuisine. Elle parle beaucoup, tout en allaitant sa fille, ironisant longuement sur les mensonges que tout le monde me répète ici, et particulièrement celui qui décrit la caminata comme un moyen de rester au pays.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les hommes partent tous! Ils sont obligés! Ici, un jeune qui décide de faire des études est considéré comme moins que rien. Le truc bien, le truc cool, c’est partir aux E.U, avoir une maison là-bas, une famille et une voiture… Ils deviennent flemmards après avoir vécu de l’autre côté, et gras.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Elle déplore ce qu’est devenue la caminata, regrette Poncho, un de ceux qui l’ont inventée.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-style: italic;font-family:georgia;"&gt;C'est de pire en pire. Ce sont tous des fonctionnaires. Ce n’était pas comme ça au début, quand ceux qui l’avaient inventée l’organisaient. Ils se foutaient du nombre de participants, et puis surtout il y avait cette adrénaline, tu vois, ce côté excitant. Maintenant, ils répètent un discours appris par cœur, ils le font sans plaisir... Les touristes font beaucoup de critiques. C’est devenu chiant. C’est dommage, parce que sans la caminata, ce parc n’est rien d’autre qu’un parc comme tous ceux qu’il y a dans le coin !&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Elle sert du soda à sa fille, au goulot. Nerveuse, elle fait plusieurs allers-retours à la fenêtre, déplore que son mari ne pense qu’à repartir alors qu’il vient de se faire renvoyer par la police de l’immigration.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Il a dépensé une fortune et maintenant il est à sec. Il n’a plus envie de rien, il ne pense qu’à ce foutu pays.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il a sa fille ici, et plein de belles choses à faire !&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Elle ne comprend pas pourquoi il ne rentre pas. La nuit est tombée depuis longtemps. Lupita m’apprendra plus tard que Puri est jalouse. Son mari a une ex-épouse aux E.U.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;C'est son amie Laura qui finit par arriver, avec ses deux fils, les deux fils de Poncho, donc. Elle se moque de moi, encore, à cause des vers que je n'ai pas pu manger. Puis on discute de tout et de rien. Je n'ose pas reparler de la caminata, dont elle est, elle aussi, l'une des instigatrices.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Après six verres de lait et 45 biscuits, je me couche le ventre lourd, la caméra pleine et une envie furieuse de rillettes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;             &lt;style&gt;@font-face {   font-family: "Cambria Math"; }@font-face {   font-family: "Cambria"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 10pt; font-size: 12pt; font-family: Cambria; }.MsoChpDefault { font-size: 10pt; font-family: Cambria; }div.WordSection1 { page: WordSection1; }&lt;/style&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-8879798147519351718?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/8879798147519351718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=8879798147519351718' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/8879798147519351718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/8879798147519351718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/11/liserde-au-mexique-jour-13.html' title='Liserde au Mexique / jour 13'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TOFoMuD7NBI/AAAAAAAAAhg/7r7Taj70h5M/s72-c/pause-cholo-faena%2B-%2Bcopie.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-5729002628263856628</id><published>2010-11-13T11:30:00.000-08:00</published><updated>2010-11-16T07:16:56.153-08:00</updated><title type='text'>Liserde au Mexique / jour 12</title><content type='html'>&lt;style&gt;@font-face {   font-family: "Cambria"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 10pt; font-size: 12pt; font-family: Cambria; }.MsoChpDefault { font-size: 10pt; font-family: Cambria; }div.WordSection1 { page: WordSection1; }&lt;/style&gt;     &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ni anthropologue ni journaliste&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Réveil étrange. Derrière ma fenêtre, le grand soleil et les affreux dindons. Derrière ma porte, dans l’immense hall de la maison de Puri, la radio à fond, l’animateur à fond. Dans la salle de bain, l’eau gelée coule sur moi grâce à une vieille chaussette adidas. Frissonnante, je me dis sans conviction que la journée va être bien pleine. Ne jamais faire ça ici, s’en souvenir. Après les restes du mariage (poulet macéré) et tortilla bleue en guise de petit déjeuner, je pars avec Puri et son mari. J’ai rendez-vous avec Mariano.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Dans le pick-up, je pense que je ne serai jamais anthropologue. Rester immergée dans une communauté pendant plus d’une semaine, seule, me tuerait. J’ai besoin de sentir que j’existe. C’est con. Il y a aussi le problème du poulet.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Le pick-up se gare.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;J’attends, caméra collée à la main. Je croise Max, qui m’accorde quelques mots bien décevants, trop publicitaires. La caméra l’intimide et même, je le sens, lui fait perdre sa confiance en moi. Il est mal à l’aise. Et il perçoit, c’est sûr, mon état étrange, lassé.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Mariano arrive, très nerveux. Il veut que Puri nous accompagne jusqu'à la cabane de l'Apache, mais Puri est en plein travail, elle est gênée. Je suis gênée. Il a peur de se retrouver seul avec moi, je suis à deux doigts d’annuler. Il finit par m’emmener en bagnole et chope un môme sur la route. Il voulait un témoin…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;On arrive près de la cabane où apparait l’Apache dans la caminata. Là, sans ciller, dans un espagnol rudimentaire et sur le ton le plus monocorde du monde, il me tient un discours hilarant. Je suis bien trop fataliste, bien trop submergée par sa propre gêne pour m’en rendre compte.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TN7uWEE9cWI/AAAAAAAAAhY/7j9oZkLeUsY/s1600/mariano%2Bcopie.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TN7uWEE9cWI/AAAAAAAAAhY/7j9oZkLeUsY/s400/mariano%2Bcopie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5539126654531367266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-style: italic; font-family: georgia;"&gt;Bien sûr que j’ai rencontré un Apache près de la frontière, et il m’a guidé. Ils sont sympathiques les Apaches, très… et ça c'est une cabane typique!&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-style: italic; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Son malaise l’emporte. Je n’arrive plus à lui poser de questions. Je ne sais pas tenir cette position du journaliste qui interviewe, position dans laquelle il me cloisonne, raide devant sa fausse cabane, inexpressif, guindé, effrayé.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Après ça, je traine, terriblement déçue. Je vais voir Martinita qui me parle encore du délégué. Entre deux « ce soir je vais le voir » elle m’annonce que sa fille, Marlen, n’est pas libre avant trois heures (on avait rendez-vous à midi).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Tout m’emmerde. Ils travaillent tous, tout le temps, et ce jour-là ça m’emmerde. Je décide d’aller faire la sieste, rien de bon ne peut sortir de cet état. Il me faut, comme toujours, une demi-heure pour aller à pieds d’un endroit à un autre. Ca aussi ça m’emmerde.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Après une lourde sieste dans les bras de Jésus, je retourne à la piscine. Je mange un peu de poulet. Et puis, comme il est trois heures, j’attends Marlen. Au bout de vingt minutes Martinita m’annonce qu’elle vient de partir pour le canyon. Ils le font exprès. Je demande à Puri si une voiture s’apprête à partir pour le canyon (une heure trente à pieds sous le soleil).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;J’attends une demi heure. Mon état d’impatience dégoutée complique les rapports, évidemment. Don Pablito m’accorde une « interview ». Il cherche une belle lumière, une belle pause, et il parle. Encore une pub. Quand j’éteins la caméra, il se décontracte. C’est normal, mais à ce moment ça me dégoute. Dans quoi je me suis lancée ? Finalement il n’y a rien à dire, rien à faire de plus que laisser ces gens tranquilles.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Rigoberto m’emmène au canyon. Il a 27 ans, il est célibataire, son pick-up est énorme. Il me raconte ses passages de frontière, son rôle de flic dans la caminata, son prochain départ pour les EU. La caméra est débranchée. Quand je lui demande de le filmer, il est soudain très sec. On l’a chargé de m’accompagner, un point c’est tout.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Au canyon j’aperçois Marlen sur le point de repartir. Elle dit être à ma disposition. Marlen est étudiante en communication, ça se voit. Très vive, très jeune, elle sait parler et croit très bien savoir ce que je veux entendre, ce que je veux voir. Elle m’assimile à tous les journalistes qui sont venus avant moi avec leur caméra. Elle trouve très normal que je la filme avec sa cagoule. Pub. Marlen n’a jamais tenté le passage de la frontière. Elle fait guide dans la caminata par pur plaisir...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La caminata c’est un bol d’air, c’est se promener dans la nature, la vraie… J'adore ça!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Je sais qu’elle ment, qu’elle fait le service de son père en complément de Martinita. Je sais qu’il a un travail à Las Vegas, et peut-être même une maîtresse. Martinita a la langue très pendue.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Mais je fais semblant d’être ravie, elle fait semblant d’être aimable, quitte le canyon, me propose de partir dans sa voiture, je décline.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Je traine. Le soleil se couche peu à peu derrière les rochers, il est presque 17h. Don Carlo s’approche en chemise "chic", me susurre qu’il est libre pour une "interview". Encore une interview, donc. Il décide du décor, s’assoit dans une barque. Cerise sur ce dimanche publicitaire, il me vante tous les attraits du parc un à un, et ceux du canyon. Description détaillée de son travail. J’essaye de poser des questions un peu personnelles, il dévie toujours.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Lupita m’avait raconté que dans cette communauté, personne ne meurt à la frontière, sauf une fois, le mois dernier. C’était le frère de Don Carlo. Je ne veux pas spécialement lui faire raconter ça, et en même temps je voudrais des histoires personnelles... Le gros cliché de journaliste à l’affut du drame pèse sur moi. Désagréable (atroce).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Don Carlo conclut par un tour en barque. Le canyon est très beau. J’essaye de lui faire parler de sa famille, une des plus riches et des plus entreprenantes du village. "Vous êtes à l’origine de beaucoup de bâtiments ici, non ?" Soudain, il devient sec, tranchant, effrayant : "qui t’a dit ça ?" Tremblante : "je ne sais plus". Il reprend : "oui. C’est vrai." Et il change de sujet.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-style: italic; font-family: georgia;"&gt;La vie ici est dure, très dure, tu sais… et nous sommes des travailleurs. Sans travail, on n'a rien.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Comme tous les autres, c’est dans son silence qu'il parle le plus, mais il est toujours en action, jamais silencieux, et encore moins devant une caméra. Devant une caméra, il faut FAIRE quelque chose, dire quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Pour couronner la journée, je me fais raccompagner par un vieil Indien gras et suintant dans son pick-up dégueulasse.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Baignée dans cette lumière extraordinaire qu’ils ont ici en fin de journée, je rentre à pieds chez Puri.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;J’ai un besoin énorme de parler normalement avec quelqu’un, de parler d’autre chose que de frontière. Arrivée chez Puri, je décide de pleurer. Alors je regarde "Sur la route Madison" que j’avais emporté, certaine qu’un soir je voudrais pleurer. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-5729002628263856628?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/5729002628263856628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=5729002628263856628' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5729002628263856628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5729002628263856628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/11/liserde-au-mexique-jour-12.html' title='Liserde au Mexique / jour 12'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TN7uWEE9cWI/AAAAAAAAAhY/7j9oZkLeUsY/s72-c/mariano%2Bcopie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-1905176018453278944</id><published>2010-07-18T01:49:00.000-07:00</published><updated>2010-11-15T07:34:30.482-08:00</updated><title type='text'>Liserde au Mexique / jour 11</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style="font-family: georgia;"&gt;Mariage et faiblesses&lt;/b&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;Journée étrange, qui introduit un week-end étrange.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;La maison de Puri est à l’image de  toutes les maisons de El Pozo, à l’image de tous ces gens.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;Enorme.  Mais tout est encore à faire. Pas d’eau  chaude, des habits en boule,  des papiers en tas dans les coins, de la poussière, des fils qui  dépassent,  aucune coquetterie. Un frigo énorme mais vide. Pas de  rideau, mais des poignées  de porte, des carrelages et des lavabos en  marbre. Pas de savon, la douche  coule grâce à une chaussette, mais une  énorme voiture. Voilà toute l’étrangeté  de ces gens et des lieux qu’ils  habitent, comme en miroir. La plupart  d’entre eux vivent ainsi, avec  parfois trois 4x4 à bord desquels ils  sont revenus, immatriculés Utah,  Nevada, Washington ou encore Florida.  Mais dans leurs maisons, les  travaux. Le dehors comme un masque de vie  abondante, débordante même,  de hamburgers, de machines à laver, le dehors qui rêve  et fait rêver.  Le dedans jamais fini, jamais posé, flou.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;Le petit déjeuner est étrange aussi. Les tortillas sont bleues aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;10h.  J’ai rendez-vous avec Gil et Lupita à l’église protestante. Elle est  enfouie dans le village. Et ici rien n’est indiqué. J’essaye  de lier  conversation avec les  petits villageois. Mais ils sont  encore plus  méfiants que ceux qui font leur service social. Ils m’indiquent où se   trouve l’église, à chaque fois différemment, me disent que je peux aller  chez  la mariée, voir comment elle se prépare. Je n’ai pas très envie  de me  retrouver encore avec des yeux braqués sur moi comme des  flingues. Je stationne un temps sur le perron de l'épicerie. Je joue  avec une petite fille, vite rappelée par son père quand il voit la  grande blanche qui s'amuse avec elle.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;10h30.  J’attends encore, devant l’église cette fois. J'essaye de me rendre  invisible.  La poussière s'infiltre grâce à la chaleur. J’ai la nausée à  cause des  tortillas bleues. Gil et Lupita arrivent en bagnole, plus  frais que moi.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TELHHlkynvI/AAAAAAAAAhA/APQrQxLBLnE/s1600/DSCN2417+-+copie.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 299px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TELHHlkynvI/AAAAAAAAAhA/APQrQxLBLnE/s400/DSCN2417+-+copie.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5495173428504862450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;11h.  Me voilà au cœur d’un mariage protestant, criard, infini. Chaleur  angoissante. De ma vie je ne suis  jamais restée aussi longtemps dans  une église. Entre fictions moralistes et  paraboles, le prêtre braille  et sermonne, avec, en fond sonore, un petit  orchestre insupportable  mené par Mariano, l’Apache de la caminata, ici chanteur, accordéoniste  et harmoniste. J'ai mal partout.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;12H30. Les petits mariés arrivent enfin, la démarche rythmée par Céline Dion, à fond.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;Deux  heure plus tard, je suis achevée. Les premiers étonnements me  paraissent bien loin. Envie de rien,  absolument rien. Le vent soulève  sans arrêt la poussière. De moi il ne reste qu'un tas de lassitude  saoulée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;13h.  Déjeuner de mariage. Musique assourdissante, aucune joie. Immenses  tablées. Les gens ne dansent pas, ne bougent pas. Ils ne parlent pas non  plus tant la musique braille. Ils mangent.  Sans s'arrêter. Les  deux  petites femmes en face de moi, situées à l'extrémité de leur vie, ridées  comme la montagne et totalement édentées  mangent comme des porcs. Puis  elles rangent soigneusement les restes dans leurs poches, réinventent  le Tupperware avec des tortillas. Je n'ai plus d'appétit. Elles prennent  mes restes en riant.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TELHW0MCXZI/AAAAAAAAAhI/Qwqr077geBI/s1600/DSCN2422+-+copie.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TELHW0MCXZI/AAAAAAAAAhI/Qwqr077geBI/s400/DSCN2422+-+copie.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5495173690125606290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;Le marié part demain pour les EU. Tout le monde fait la queue pour lui donner des sous.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;16h. Migraine.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;Je  traine au grand canyon, je filme mollement les touristes qui braillent  en faisant de la tyrolienne. Plus de  cassette. Je croise Leti, la sœur  de Silvia. Elle vend des bijoux en coquilles de pistaches. Elle me  raconte sa vie  alors que je n’attends plus rien, comme toujours. Elle a  fait la caminata samedi dernier. Mais elle dit en riant que ça n’a  aucun rapport avec la réalité. Elle a traversé deux fois la frontière.  Elle  veut bien que je vienne la filmer dans la semaine.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;19h. J’attends la caminata. Je suis épuisée.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;Je  croise la fille de Martinita, Marlen, qui fait la guide  criarde dans  la caminata. On se donne rendez-vous demain à la piscine. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;Tout me gratte. Je sens que le pollen m’a pénétré.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;J’attends  encore. Et puis rien. La caminata est annulée. On me dit qu'il y a trop  peu de participants, mais je soupçonne le délégué d'avoir annulé pour  pouvoir bouffer du poulet  au mariage.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;20h.  Je rentre chez Puri dans la  nuit, pleine  d’allergie à cause du vent,  de la poussière et du  printemps. Je suis seule dans  l’énorme maison.  Rien à manger. Que du  poulet volé au mariage. Diète. Je regarde &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:georgia;" &gt;Trois Enterrements&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; dans mon petit ordinateur, sous les yeux de Jésus et de sa brebis déprimée.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-1905176018453278944?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/1905176018453278944/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=1905176018453278944' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1905176018453278944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1905176018453278944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/07/liserde-au-mexique-jour-11.html' title='Liserde au Mexique / jour 11'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TELHHlkynvI/AAAAAAAAAhA/APQrQxLBLnE/s72-c/DSCN2417+-+copie.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-6693074452433157586</id><published>2010-07-15T08:07:00.000-07:00</published><updated>2010-07-16T05:34:49.911-07:00</updated><title type='text'>Liserde au Mexique / jour 10</title><content type='html'>&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;J’ai mangé des vers.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Ixmiquilpan, jour venteux. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Tout commence lentement aujourd’hui. Seule, je prépare quelques affaires pour aller passer  quelques jours chez Puri. Lupita et Gil reviennent de leur campagne, Fridita est fiévreuse, je pars. Avec  ma caméra.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Un vent extraordinaire soulève toutes sortes de poussières. Fatiguant, assoiffant, semi-désertique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Midi : piscine. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Je traine. Les hommes travaillent, soulèvent la terre, soulèvent et soulèvent encore la terre. Il fait très  chaud, le climat est insupportable. Puri est encore absente. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Je traine. Dans la boutique, Lazaro, un jeune gars. Sa première traversée de la frontière : six ans.  Il s’est retrouvé alors tout seul près du fleuve. Il parle peu et très bas,  semble sourire après chaque mot. Je ne sais plus quoi lui dire. Sa gène  m’envahit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Je traine. Puri n’est pas là.&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TD8qAXQVDlI/AAAAAAAAAg4/f5o52Io6e24/s1600/DSCN2431+-+copie.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 345px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TD8qAXQVDlI/AAAAAAAAAg4/f5o52Io6e24/s400/DSCN2431+-+copie.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5494156256146165330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;J’aimerais qu’il se passe quelque chose et précisément il ne se passe  rien. Je fais un effort. Je n'attends rien. Puri arrive. Je laisse mon sac à l'accueil. Je lui  demande où se trouve l'homme qui fait l’Apache dans la caminata. « Il est par là,  va voir ces hommes qui soulèvent la terre  et demande-leur où est Mariano. »  J’y vais. Tout le monde me regarde pénétrer la masse masculine. J'étouffe et brime ma timidité. Je prends mes couilles à deux mains, je demande. Ils hèlent alors Mariano, très fort.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Je vais le voir sous les yeux de tous, je n’aime pas bien ça, aujourd’hui j’aurais voulu être un peu  moins visible. Je lui serre la main.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Un homme charmant: « Tu fais un film ? ». Oui, et j’aimerais bien discuter un peu avec vous. « Bien sûr, quand tu veux... je me déguiserai pour toi, qu’est-ce que tu en penses ? On ira à l’endroit où je fais l’Apache. ». Sourires exagérés. Euh… dimanche ? « dimanche c’est parfait. 9h ici ? » Oui, oui. Trop beau pour être vrai. Je me méfie déjà. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Sur ce, je croise José dans son tracteur adoré. « Je t’accompagne quelque part? ». Allez. Direction Gran Canyon. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Dans le pick-up, il m’engueule parce que je ne l’appelle jamais, et parle sans s'arrêter, du temps et du travail. Il me dépose. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Ici, le vent souffle encore plus fort, mais il n'y a pas de terre. Je me promène près du fleuve, et je décide de ne rien  attendre. Je m’allonge à l’ombre. Quand je me réveille, Nacho me salue.  Deux minutes plus tard, il est assis près de moi. Nous sommes seuls, j'en  profite pour lui demander s’il veut bien raconter des choses à ma caméra. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Première séquence de mon film. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Dans un vent atroce qui pourrit le son, je lui demande de décrire sa première traversée de frontière. Il raconte, d’abord très  timide. Je me rends compte que lorsque je le regarde dans les yeux, il est  déconcentré, ne trouve pas ses mots. La première séquence est donc un peu raide, ratée. Il  se regarde, trouve qu’il se répète. Je lui demande de raconter la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;caminata&lt;/span&gt;, d’expliquer ce que c’est. Il se détend. J’éteins la  caméra, on discute, et là plein de détails lui reviennent, je filme à nouveau, sans le  prévenir, sans le regarder dans les yeux. Les siens s’en vont loin. Il raconte comment,  à 15 ans, il s’est retrouvé abandonné dans le désert, sans boussole, pillé  par les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cholos&lt;/span&gt;, la peur au ventre. Un souvenir qu’il n’aime pas se  rappeler. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Dans ces cinq petites minutes, je sens qu’il me livre une chose simple et unique. C’est dur ce que je lui demande, je m’en rends compte vraiment maintenant. C’est la  première fois que je ressens une responsabilité. Je n’arrive pas bien à  l’expliquer, ce sentiment. Je me sens responsable de ces mots.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;16h30 : Nacho m’accompagne à la piscine. J’attends Puri.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Son mari nous dépose chez elle où nous attendent &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;sa petite fille, &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;sa sœur, les deux fillettes de sa  sœur. Grande maison pas finie (comme toutes les maisons ici), presque vide, avec des  petits tas de choses partout. Très étrange. On me sert à manger. Un truc qui m’enflamme la bouche. Mais j’ai trop faim, je n’ai pas mangé  aujourd’hui. Puri est un peu gênée, moi aussi. Je suis dans une chambre au rez-de-chaussée  avec un lit en ferraille où Jésus me regarde, brebis entre les bras. J’ai l’impression de dormir dans une boite à sucre pour nonnes. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;La nuit tombe. Laura, une copine à Puri, arrive avec ces deux extraordinaires fils, Xanaté et Jesus. Vifs, drôles, curieux, ils me demandent de leur apprendre des choses en français. Un vent frai.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Laura est très « moderne », par rapport aux filles d’ici, c’est à dire ouverte, curieuse, adorable, on discute bien.  Elle est du village d’à côté, et travaille au développement  touristique de la région. Elle est venue pour nous emmener manger la spécialité de  la saison : l&lt;span style="font-style: italic;"&gt;os chimoles&lt;/span&gt;. Des petits vers &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sabrooosos&lt;/span&gt; qui sortent des cactus en mars. C’est un  plat rare et cher. C’est maintenant où jamais me dit-elle, dans cinq jours ils se transformeront en papillon.  Intérieurement, je tourne de l’œil. Extérieurement, je dis « super ! ». Mais je suis trop lisible. Elle rit et me dit que je n’aurai qu’à fermer les  yeux. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;(J’apprendrai plus tard, trop tard, que Laura est la femme de Poncho et qu’elle est à l’origine de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;caminata&lt;/span&gt;)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;20h: On part tous en voiture dans un village pas loin.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Le repas est organisé par la  coopérative de paysans du coin. Des souvenirs de ma petite enfance défilent dans mon  esprit, comme, paraît-il, avant la mort. Jamais je ne serai de ces reporters  gustatifs, qui partent gouter ce que le monde offre à manger. JAMAIS. Mais je suis  déjà installée, m’efforçant de sourire, à cette immense tablée entourée  d’Indiens édentés qui me regardent en souriant, tablée sous laquelle il n’y a rien, pas même  un chien pour manger mes restes (ou mon vomi). On nous offre des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;empanadas&lt;/span&gt;  pour commencer. Je les mange. J’ai un esprit très fort, très fort. Car tout  le long de l’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;empanada&lt;/span&gt;, je croyais jusqu’à la certitude qu’elle ne contenait que  des épinards. Non. Elle grouillait de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;chimoles&lt;/span&gt; frits. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Puri me raconte, en détail, la façon dont les vers sortent du cactus. "Intéressant…" Les gens ne me regardent plus. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;J’ai passé la première étape avec succès. Mais la deuxième est toujours plus dure, toujours.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;Le plat arrive. Tout le monde exulte. Me voilà devant une soupe de vers. Blancs et gras, ils flottent  dans le liquide orange. A l'intérieur, je panique : « D’accord, je ne suis  qu’une pauvre française, d’accord, je mourrai, comme tout le monde, un jour, mais LAISSEZ-MOI TRANQUILLE !! » Extérieurement, je fais semblant de manger en souriant. Mais je ne peux pas porter ces choses à ma bouche. Je ne peux pas. Je  serai la seule à laisser mon plat. Mon voisin : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;No te gusta ?&lt;/span&gt; Aïe. "Si, c'est délicieux mais vraiment j'ai trop mangé aujourd'hui".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bébé de Puri, à ce moment, entend mes appels et se met à pleurer. Il faut  rentrer. Je bénis les enfants.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-6693074452433157586?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/6693074452433157586/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=6693074452433157586' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6693074452433157586'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6693074452433157586'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/07/liserde-au-mexique-jour-10.html' title='Liserde au Mexique / jour 10'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TD8qAXQVDlI/AAAAAAAAAg4/f5o52Io6e24/s72-c/DSCN2431+-+copie.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-2134198029162763013</id><published>2010-07-08T03:34:00.000-07:00</published><updated>2010-11-15T02:31:04.991-08:00</updated><title type='text'>Liserde au Mexique / jour 9</title><content type='html'>&lt;b style="font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Telenovela&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Combi vers 11h.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Martinita remplace aujourd’hui Puri à l’accueil. Martinita s’occupe de la  boutique près de la piscine. Elle attend, regarde les paquets de chips, les  compte, en écoutant sa radio crissante. C’est une (petite) femme âgée de 42 ans,  aux yeux plissés et au sourire malin. Étonnante, on la trouverait presque belle  tant elle se trouve belle. Elle fait le service de son mari, qui habite  depuis trois ans de l’autre côté. Ils ont eu quatre enfants dont la plus âgée, Marlen, a  19 ans.&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TDWrO6q5c-I/AAAAAAAAAgo/uX9BjHR3m1c/s1600/DSCN2581-2.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TDWrO6q5c-I/AAAAAAAAAgo/uX9BjHR3m1c/s400/DSCN2581-2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5491483593403888610" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Assise dans la petite cabine, épanouie, elle m’attrape par les yeux et me parle. Longtemps. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je n’aime pas parler aux gens d’ici. Les nouvelles vont trop vite, c’est un petit village… Je ne suis  pas d’ici, moi, &lt;/span&gt;(rire) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;oh non je ne suis pas d’ici ! Encore heureux ! Je suis du DF, je suis une fille de la ville, j’aime la ville d’ailleurs,  j’ai besoin d’aller en ville. C’est pour ça que je suis plus ouverte, tu as  remarqué comme je suis plus ouverte ? Ils sont fermés ici...&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Grimace &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon mari est d’ici, oui… et donc toute ma belle famille. Ceux-là je les évite tant que je peux. Je  suis un peu obligée de leur parler tu comprends, pour les enfants, mais juste le nécessaire. Et puis les enfants sont grands maintenant. Oui, oui… c’est  un petit village…  un petit village, oui… &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Long silence, elle me regarde étrangement &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je vais te raconter quelque chose… J’avais une amie dans le village, on se disait tout, et un  jour elle vient me voir à la boutique. Moi j’avais confiance, tu vois, alors je  lui raconte qu’il y a un garçon qui me plait, et je lui dit qui c’est. Bien  sûr je lui dit de ne pas le répéter, tu vois ? Bien normal entre amies… Deux  jour plus tard le garçon vient me voir… &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Main devant la bouche, rire adolescent&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La honte de ma vie ! La rumeur avait circulé jusqu’à lui ! A cause d’elle ! La honte de ma vie… Maintenant je n’ai plus confiance, maintenant je ne dis plus rien à personne ici. C’est fini… oui, oui, c’est fini… &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Sourire, encore très juvénile, et silence&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-style: italic; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Je l’aime beaucoup, en plus, ce garçon…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Elle trépigne&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-style: italic; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Beaucoup…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Ses yeux veulent que je lui demande qui c’est. Je lui demande. Elle saute sur la réponse et, sans presque un son, mais la bouche étonnamment élargie : &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-style: italic; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;EL DELEGADO… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Petits regards tout autour. Soudain chuchotant :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-style: italic; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Mais tu ne dis rien, hein ? à personne, jure-moi que tu ne diras rien !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Je jure. Elle sourit, vibrante, frissonne, bouge.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’ai peur… si tu savais comme j’ai peur… de tomber amoureuse. J’ai mon mari... je suis mariée! et lui aussi… enfin il est presque divorcé, mais… j’aime tellement sa  compagnie, il est beau, il est vraiment très beau… Je n’ai jamais fait ça ! jamais… je l’aime bien quand même… mais je suis émue, émue… et chaque fois qu’il  passe à côté de la boutique je suis dans un de ces états ! à chaque fois je me freine… j’aimerais pouvoir le toucher mais je ne peux pas ! Je ne peux  pas ! C’est impossible ! &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Grand sourire&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On nous tuerait tous les deux à coups de couteaux si ça se savait ! ohlala ! Rien que d’y penser… on nous tuerait, c’est sûr…&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Temps&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On n’a qu’une vie, n’est-ce pas ? Aaaah oui, qu’une seule vie… L’autre jour, tiens-toi bien, il m’a demandé comment ça se faisait que je sois pas encore enceinte… &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Elle pousse un cri&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ay ! Tu te rends compte, il m’a dit qu’il voulait un enfant de moi, mais c’est impossible, impossible ! Ohlala, rien que d’y penser…&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Elle rit. Répond au talkie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu sais ils font tous pareil ici, tous ! Evidemment, tous ces hommes seuls, sans famille ! …Moi je ne veux pas tomber amoureuse… &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Elle continue, répète. Pendant une heure. Vertige.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; Me voilà donc en possession du secret le plus rose de la communauté. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Je sors de là dans un semi malaise. Je vais manger.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Et je  vis enfin la fameuse et tant attendue scène du saloon. Une table entière d’ouvriers s’arrête de  parler, d’avaler, de respirer en me voyant entrer dans la cantine du village.  Mais où est la musique ? Je m'assois en leur souriant et en pensant à Paul Newman pour des raisons inconnues.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; Entre soap opéra et western, ma journée prend une tournure totalement irréelle, surréelle, absurde. Autoritaire, le patron me sert un pied de porc baignant dans  une sauce verte, je ne comprends pas, je n’avais rien demandé. Ou peut-être  que si… tout devient magique. Je mange, docile. Et je repars, jaugée encore dans  ma blancheur et ma grandeur par des ouvriers trop souriants.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Il fait une  chaleur étouffante. Je redescends à la piscine pour prendre un combi. Là, je  demande qui est cette foule étrange qui se presse autour de l’eau. On me répond  qu’il y a un baptême évangélique, entre les toboggans bicolores et les touristes  qui bronzent. C’est fini. Plus rien ne m’étonne. On m’aurait dit qu’il y  avait, en plus, un concours de beauté dans le canyon que je n’aurais pas cillé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Je croise José, le sous-délégué, dans son pick-up. Il m’offre des fruits. Il me drague avec des fruits.  Soit. Il refuse que je prenne un combi et me ramène à Ixmiquilpan, chez Lupita.  Sur la route, il veut que je lui raconte ma vie, parce que c’est son  anniversaire. Il me montre un cœur gravé dans la montagne. La totale. Il veut m’inviter  au cinéma, je m’esquive.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Je n’avais pas du tout envisagé cette possibilité. Il faudra que je trouve des stratégies.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-2134198029162763013?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/2134198029162763013/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=2134198029162763013' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/2134198029162763013'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/2134198029162763013'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/07/liserde-au-mexique-jour-9.html' title='Liserde au Mexique / jour 9'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TDWrO6q5c-I/AAAAAAAAAgo/uX9BjHR3m1c/s72-c/DSCN2581-2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-2163515867101001383</id><published>2010-06-07T08:53:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T07:34:08.802-08:00</updated><title type='text'>Liserde au Mexique / jour 8</title><content type='html'>&lt;b style=""&gt;&lt;span style="" lang="ES-TRAD"&gt;Te gustan más los güeros o los mexicanos ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Je m’habitue à peine à ce climat semi-désertique, à ces montagnes, ce vent, cette poussière qui soulève tout, et aux regards surtout. D’ailleurs j’ai décidé que les yeux des gens seraient attirés par autre chose que ma simple pigmentation. J’ai acheté un chapeau de paille et j’y ai cousu un ruban rouge pour l’empêcher de s’envoler. Maintenant je suis non seulement "gringa" mais "gringa rara". &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Ce matin, combi tardif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Nous arrivons, Lupita et moi, à El Pozo vers 13h. Elle va interviewer quelques instituteurs. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;De mon côté, à l’accueil de la piscine, je croise Puri.  J’aime bien sa tête ronde et son sourire toujours là. Je lui demande si je  pourrai rester chez elle quelques jours à la fin de la semaine. Bien entendu. Je sens  un peu de gêne chez elle, sans savoir comment la rassurer.  J'essaye en vain. Après tout elle ne me connait pas. Je change de sujet, lui parle de la caminata, elle mentionne Poncho, que tout le monde regrette ici. Depuis que c’e&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;st Fortunato  qui a pris en main la caminata, il n’y a plus autant d’ "adrénaline",  dit-elle, plus autant d’ "action", et même les touristes s’en plaignent. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Trois paquets de chips plus tard, je croise José, le petit sous-délégué, arborant son incroyable style de cow-boy propre, le chapeau en plastique simili feutre bien enfoncé, les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ray-Ban&lt;/span&gt; collées au nez, le polo impeccable, cette petite voix nasillarde et monotone toujours aussi insupportable. Il m’invite à manger. Je vais donc au "resto" du village où cuisine Dona Lupe, une des rares vieilles femmes maigres. Je ne sais pas ce que j’ai  mangé mais c’était excellent, piquant, excellent. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;José me pose les traditionnelles questions. Je réponds par le petit mensonge bien pratique, oui je suis fiancée et je vais bientôt avoir des enfants. Il  vit seul ici, sa femme et ses six enfants sont à Phoenix où il repartira  en janvier, illégalement bien sûr. Même pour moi ça commence à être banal.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Pendant que je m'emploie à griller ma gorge avec cette sauce impitoyable, il improvise  une drague inédite. Il m’explique  qu’il aime se faire des amis, qu’il a même une amie "totalement gringa" à Phoenix, prénommée Melissa. Petit silence où il guette ma réaction, je me ressers u&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;ne tortilla pare-feu. Il lui apprend l’espagnol, elle lui  apprend l’anglais en échange... "elle est gentille". Il répète son prénom. Melissa. Il essaye de m’impressionner. Voyant que sa tactique  ne marche pas, il me parle de son métier, chef de chantier, me le prononce en anglais, plusieurs fois là encore, pour me montrer son (très mauvais)  accent: I am supervisor. Il guette encore ma possible admiration.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais je reviens, &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;rouge jusqu'aux orteils, &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;après avoir englouti ce plat sportif, aux questions qui fâchent, aux questions qui le rendent triste, je le vois. Il répond à contre-coeur. Il a dû tout laisser  tomber pour faire son année de service social, et sa famille lui manque... surtout&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; quand il n'a pas de "muchacha" à se mettre sous la dent, mais non, ça il ne le dit pas, pétri qu'il est de douceur et de timidité.&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Dans la caminata, il joue un officier de la migra. Je lui demande si à la prochaine caminata je pourrai les filmer dans les pick-up. Pas de problème. Il me donne son numéro de téléphone,  si j’ai besoin de quoi que ce soit je dois l’appeler. Je lui dis que  je viendrai le filmer un de ces jours. "Combien tu me payes ?" Sa blague le fait anormalement rire, lui qui ne sort jamais de son état  monocorde, je fais semblant de rire aussi, il est d’accord. Cet homme a envie de s’amuser, ou plutôt a  envie que je l’amuse, ce qui n’est pas tout à fait pareil. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Nous sortons du restaurant. Sous un soleil de plus en plus dru, les hommes travaillent sur la chaussée, encore. Je les regarde. &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Tous ces petits hommes loin de leurs femmes... &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Je commence à sentir, diffus, le désir qui peuple ces chemins secs, un désir sexuel.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;José me présente Max, un homme très curieux, différent, qui regarde dans les yeux et qui  voit tout de suite que je suis Européenne, sans même que j’ouvre la bouche.  C’est peut-être le ruban. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Max fait partie de ceux qui inventèrent caminata. Il me raconte comment l’idée est née (chercher une attraction touristique… et vendre la seule chose qu’ils savaient faire : migrer) et comment cette poignée d'hommes ont préparé la première caminata, dans le  noir, en parcourant la montagne. Il m'explique que la plupart des membres de la  communauté, au début, les prenaient pour des fous. Aujourd'hui,  il a arrêté de traverser la frontière,  faute d’argent.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;On reconnait facilement ceux qui ne traversent plus. Ils semblent plus sales et moins soignés. Sa femme et son (très gros) fils &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;vivent là avec lui, dans une  maison collée à la piscine. Il me dit que je peux venir quand je veux chez lui, que  je n’ai qu’à toquer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="" lang="ES-TRAD"&gt;&lt;a onblur="try  {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TA0e235VYNI/AAAAAAAAAgY/gJ4UmCvdlt8/s1600/DSCN2537+-+copie.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TA0e235VYNI/AAAAAAAAAgY/gJ4UmCvdlt8/s400/DSCN2537+-+copie.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5480070249645957330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Je décide d'aller me promener. Mon planning commence à prendre forme. Je dois me focaliser sur  les gens qui ont un rôle dans la caminata. Il faut toujours  se souvenir que c’est difficile d’atteindre son but ici, quand on en a un.  C’est un peu comme aller aux puces avec un achat précis en tête. Je reste un moment près de l’église, je parcours les lieux de la caminata que je reconnais. Je les photographie.&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Il va bientôt être temps de dégainer ma caméra.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;J'observe les maisons du village, et parmi elles ces grandes demeures qui désirent le Nord, sans  cesse et à jamais en construction. Près du cimetière, il y en a une qui  impressionne. Enorme, c’est une des rares qui a été peinte. &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Comme une maison de Miami qui voudrait bien ressembler à une maison de Provence, elle est entourée de cyprès. On pourrait croire, de loin, que ce bubon sorti de rien, d’une poignée de poussière jetée entre les chemins bossus, est achevé. Mais il suffit de s’approcher pour comprendre que rien ne sera jamais fini ici. Et que  ceux qui font illusion sont les moins bien lotis. Des bouts de fer dans un coin jaillissent d’un puits qu’on a commencé à construire, le linge reste en évidence, séchant à vue, près des troupeaux de poules et de dindons qui picorent la terre jaune.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;On sent quand même qu’il y a de l’argent dans cette communauté.  Un argent venu du Nord.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="" lang="ES-TRAD"&gt;&lt;a onblur="try  {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TA0eXlWeAFI/AAAAAAAAAgQ/DwLf3LY08eM/s1600/DSCN2430+-+copie.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 289px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TA0eXlWeAFI/AAAAAAAAAgQ/DwLf3LY08eM/s400/DSCN2430+-+copie.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5480069712091938898" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Les gens, comme leurs maisons, sont des frontières à eux seuls. Ils réagissent comme des  Indiens lambda d’une communauté lambda, réputée fermée et rebelle, et à la fois comme  des gringos qu’ils sont, souriants et ouverts, aux sourires et à l’ouverture factices. De loin, on pourrait croire que c’est facile d’entrer en eux.  Mais ils portent des masques selon la personne à qui ils s’adressent.&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Finalement, au cours de ma promenade, je croise Lupita. Ensemble, on va attendre le combi sous  le soleil devenu insupportable. Sur ce, arrive le délégué en voiture, avec à ses  côtés Silvia, Don Carlo, Nacho. Il nous invite, on entre en se poussant. Don  Carlo, contre qui je suis collée, n’arrête pas de faire des blagues salaces et  me pose la question du jour : « &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="ES-TRAD"&gt;te gustan  más los güeros o los mexicanos ?” (tu préfères les blancs ou les Mexicains?)&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="ES-TRAD"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Petit silence  mouillé ensuite, où je sens les oreilles se tendre. Je lui demande de me laisser deux jours pour  réfléchir, tout le monde éclate de rire. Don Carlo approfondit, sur le même ton  sucré, explique qu’il aime bien “las grandotas” (les grandes perches) pour  qu’elles le frappent…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Quand ils nous déposent, Lupita se moque de moi. Ils sont tous entrain de gentiment me draguer, selon elle. Elle racontera cette  histoire le soir même à toutes ses sœurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-2163515867101001383?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/2163515867101001383/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=2163515867101001383' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/2163515867101001383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/2163515867101001383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/06/liserde-au-mexique-jour-8.html' title='Liserde au Mexique / jour 8'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TA0e235VYNI/AAAAAAAAAgY/gJ4UmCvdlt8/s72-c/DSCN2537+-+copie.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-2098940729287674056</id><published>2010-06-01T15:42:00.000-07:00</published><updated>2010-06-01T16:00:35.672-07:00</updated><title type='text'>Liserde au Mexique / jour 7</title><content type='html'>&lt;b style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Vivent les piqûres.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Lever tôt, la fièvre est tombée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;          &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Me voilà dans un combi pour El Pozo à  10h, avec Lupita qui doit interviewer quelques personnes du  village.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; Je demande au conducteur de me  déposer au grand canyon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;a onblur="try  {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TAWPMu831cI/AAAAAAAAAgI/RAnFyrzcfys/s1600/DSCN2229+copie.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TAWPMu831cI/AAAAAAAAAgI/RAnFyrzcfys/s400/DSCN2229+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5477941970690627010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Je me promène, prends des photos,  tente quelques travellings  assez  désastreux des fameux "paysages de western" que j’évoquais dans  mon dossier, alors que je n’avais encore rien vu. Mais je respire fort à  cause de mon  rhume. Travellings morveux, donc. Le temps s’allonge. Le  canyon est vide. Je m'approche des  trois pelés qui arrosent la pelouse. Encore cette impression d'être un schtroumpf. J'abandonne. Ambiance  bien hostile. Silence lourd.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Je  prend mon sourire, je vais à la  "boutique" acheter des  chips au chile. Deux très jeunes garçons assis là pour l’éternité  semble-t-il se moquent  de moi et des deux vieux Indiens qui essayent de  compter, désespérés, combien  ils me doivent car j’ai payé avec un gros  billet. Je me demande comment partir.  Il faut deux heures pour  rejoindre le village à pieds, et le soleil est  déjà sévère. Je pensais  trouver Don Carlo. Mais ici tout est tout le temps du  hasard. Les gens  vont et viennent, rien ni personne n’est fiable. Je crois que,  secrètement, j’adore ça. Mais à ce moment-là, pas tellement.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mon sourire retombe, le drame est  proche, il est  plus de midi. Je m’assois sur une  marche de la petite maison de paille  qui fait office d’accueil. Quelqu’un  finira par venir. Temps. Bruit de  moteur. Des  touristes en costard se garent, me méprisent des yeux.  Trois mecs et  une nana en tailleur trop serré, tous très laids et en  sueur. Ils cherchent  un interlocuteur, ne trouvent personne, me  demandent où se trouve la  secrétaire, je leur dit qu’elle est de  l’autre côté du village. Ils rentrent dans  leur voiture. Je leur  demande s’ils peuvent me déposer, ils hésitent,  méfiants. Des gens très  étranges, prétentieux, gênés, se voulant élégants. Je sors mon sourire  qui rassure. Ils me déposent. Trajet surréel, où les deux hommes  qui  m’entourent à l’arrière me demandent sans montrer d’intérêt ce que je   fais ici. Je dois être assez surréelle pour eux aussi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;On arrive à la piscine. Je vais  parler à Martinita, qui s’occupe de la boutique. Encore une qui  crèche  quelque part pour l’éternité. Elle en a marre  d’ailleurs, parce qu’à  force d’être assise son ventre grossit, me dit-elle. Je jette  un œil  sur son ventre. Effrayée, je me dis qu’elle doit être assise là depuis   bien longtemps. Elle fait ici le service social de son mari, qui vit à  Las  Vegas. Son fils, lui, est quelque part dans l’Utah. Elle a des  petits-enfants nés  là-bas. Elle ne veut pas aller aux Etats-Unis,  risquer tout à la frontière: "ce n'est pas pour moi!" Elle  est  originaire du DF, ce qui explique sa décontraction.  Elle parle  énormément. J’apprends que Marlen, la seule guide de la caminata, est sa  fille. Elle est  étudiante en communication à Pachuca (ville la plus  proche) et n’a jamais non plus  tenté la traversée. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Martinita va prendre sa pause. Tout est vidé. Le délégué est à Pachuca avec José, le   sous-délégué. Et c'est le jour de congé de Puri. Je croise Javier qui bosse  dur sur la chaussée. Je n’ose pas le déranger. Tout le monde m'ignore.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Je décide d’aller sur la place de l’église. Mais à peine j’emprunte la route qu’une voiture  s’arrête :  "Où vas-tu?" C’est un dénommé Jacinto qui conduit. Il a l’air très doux,  mais il me dépose où il a décidé, c’est au dire au centre  d’artisanat.  Là m’accueillent assez froidement quatre femmes entrain de manger leur   sandwich. Je repars. Je suis très loin de là où je voulais aller. Je  tente  plusieurs fois de quitter la route, je me retrouve dans des culs  de sacs habités par  des chèvres, des dindes et autres chiens pelés. Un  homme m’invite chez lui, Gregorio, l’haleine lourde. Il parle à peine  espagnol, n’arrête pas de répéter « on va boire un coup, on va boire un  coup ! » en souriant à la lune. Je décline et repars. Je me perds trois  fois, je prends le coup de soleil  le plus impressionnant de ma vie. Je  ne le sais pas encore.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;J’avance péniblement sur la route  principale, longtemps.  Aucune voiture ne s’arrête. Les  troupeaux d’enfants en uniformes me  regardent avec d’énormes yeux, éclatent de rire quand je  les salue. Là  je commence vraiment à avoir l’impression d’être l’étranger  dans les  westerns. Il ne manque plus que la scène du saloon, où tout le  monde  s’arrête soudain de parler quand le héros passe la double porte   battante. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;J’entre dans l'école où  m’accueille Don Pablito, comme si  on se connaissait depuis trente  ans. &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il  s’occupe de l’épicerie de l'école, ça  fait partie de son service social. C'est un &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;vieil homme (enfin, peut-être  qu’il a 40 ans) avec des yeux vibrants.  Petit et  sale, maigre, il parle très longtemps, tout bas, dans un monologue monocorde. Il m’offre  une bouteille d’eau, me  parle de cette Américaine qui est venue plusieurs fois pour  filmer, me  demande, encore, si je suis mariée, combien  d’heures d’avion pour la France, mon âge… Il me donnait 19 ans à tout   péter. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il me dit que la caminata "ressemble   vraiment à la réalité",  surtout l’attente. Pour le reste, dans le désert, il y a des vipères et  des scorpions, des ossements humains aussi, de migrants. Et  surtout ça  dure, au minimum, 6 jours. Pour peu qu’on n'aie plus d’eau, on meurt.  Il  noircit vachement, mais je ne le sais pas encore. Cet homme est un   brodeur. Il a arrêté de traverser la frontière, car c’est trop cher  (2500 dollars)  et surtout parce qu'il n’y a plus de travail là-haut. Il ne voit plus ses  enfants qui y vivent sans papiers. Il me raconte, sans jamais  arrêter de tirer du fil avec sa  goupille, les fois où il a passé la  frontière, et à quel point c’était dur. Je le  prends en photo.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;          &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;On repart à pieds jusqu’à la piscine.  Long chemin, là encore. Cet homme m'abreuve de mots. C'est une souffrance de l'écouter.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; Après une éternité, on arrive. Il est déjà plus de 15h, j’ai chaud  et je n’ai rien mangé. Je me sens un peu faible. Je décide de reprendre  un combi pour rentrer. Par hasard, Lupita est à l’intérieur. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Elle me raconte qu’elle vient de  rencontrer une petite fille qui a  une grande expérience de la frontière. Ses parents sont séparés, sa   mère a trompé son père qui est là-bas. On la ballote depuis quatre ans  des deux  côtés de la ligne. Elle a tenté quatre fois la traversée, réussi deux fois. Elle a huit ans.&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;C'est quotidien pour les gens du  village, et  tellement hors du commun pour qui n’en fait  pas partie. C’est facile  de noircir les choses, c’est facile de structurer  une tragédie comme on  en voit dans les reportages ici, avec quelques notes  de basse  mélancolique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-2098940729287674056?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/2098940729287674056/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=2098940729287674056' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/2098940729287674056'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/2098940729287674056'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/06/liserde-au-mexique-jour-7.html' title='Liserde au Mexique / jour 7'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/TAWPMu831cI/AAAAAAAAAgI/RAnFyrzcfys/s72-c/DSCN2229+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-3519625770746653237</id><published>2010-05-24T10:55:00.000-07:00</published><updated>2010-05-24T11:14:49.678-07:00</updated><title type='text'>Liserde au Mexique / jour 6</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Délire(s)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Ixmiquilpan. J'ai de la fièvre. Lupita et sa despote m'accompagnent &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;chez le docteur, sous un soleil pénétrant.&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; Il fait très chaud, et le trajet me parait éternel. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S_q-c3KuZNI/AAAAAAAAAgA/zZdn18aFsSQ/s1600/DSCN2559+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 275px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S_q-c3KuZNI/AAAAAAAAAgA/zZdn18aFsSQ/s400/DSCN2559+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5474897700076807378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;La salle d’attente, ornée d’une trentaine de diplômes encadrés, dont certains en double, est aussi tranquille que l’infirmière. &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Pas de queue, d'ailleurs le docteur est occupé, nous dit-elle. Fridita a faim.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Après un temps, la femme revient. Elle &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;me regarde comme si je venais de la lune, &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;écoute ma peine avec ses deux yeux frais. Je repense à la chanson&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Que bonitos ojos tienes, debajo de estas dos cejas...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Je ris, j’ai de la fièvre. Lupita décrit mes symptômes. Je fixe intensément la masse capillaire de l'infirmière qui repart encore, mais où?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Fridita tombe d’une chaise, elle s’ennuie. Je bredouille à Lupita que je peux rester seule.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Me voilà seule avec l’infirmière compatissante qui a réapparu après un temps incertain. Ses ongles sont longs, j’ai terriblement chaud. Elle m’accompagne dans le cabinet du Docteur. Les murs sont jaunes, truffés d’affiches anatomiques très anciennes et totalement effrayantes. Les muscles sous la peau paraissent filandreux, je m’assois sur le lit. A ma droite, une table de gynécologie rouillée datant des années 50 me regarde avec méfiance.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;L’infirmière n’arrête plus de parler. Elle croit que je suis &lt;span style="font-style: italic;"&gt;gringa&lt;/span&gt;, je lui dit que non, je suis de Paris: "Ay que bonitooo!!". Bien sûr, elle me demande si je suis mariée. Je répond que oui, sans doute à cause de la fièvre. Je ne me souviens pas exactement, mais il me semble que le mari que je m'invente alors est psychologue. Je ne sais vraiment pas pourquoi. Elle est épatée, me demande combien je pèse.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Et soudain elle me laisse là, thermomètre sous l’aisselle, pas fière. Longtemps. Je regarde encore les muscles et les tendons des hommes dessinés. Ils sont très blancs, ces hommes, et blonds. La pièce est douce et silencieuse. Je me souviens que je suis au Mexique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Comme par enchantement, l’infirmière réapparait. Il faut que je dégage une fesse. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Elle me fait une piqure "celle-ci fera baisser la fièvre". Pour que la piqure fasse son effet, je dois apparemment rester seule encore, bien longtemps, dans le cabinet jaune. Tous ces muscles ont des noms, comme les astres du ciel. Je crois que je m’endors, j'ai envie de courir dans les muscles des hommes. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Décidément magique, l’infirmière revient. Elle est au téléphone avec le Docteur, pauvre docteur compressé dans les embouteillages, qui lui donne des conseils. Elle m’avertit : une autre piqure va avoir lieu. Très douloureuse. J’ai peur. Mais ses yeux frais me rassurent. Je me dis qu’au Mexique on doit apprendre aux infirmières à avoir les yeux frais. Je lui dis que je ne suis pas habituée, que dans mon pays c’est très rare les piqures. Elle s’étonne démesurément : « ah bon ? Et comment vous faites alors ? ». Je bafouille. Elle m’injecte subtilement le produit, je hurle. J’ai froid. Elle s’excuse totalement, je veux dire avec tout son corps. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Cette piqure apparemment nécessite la compagnie des mots pour faire effet. L’infirmière reste donc avec moi très longtemps, me parle de la région, me montre des revues, tout en envoyant des sms au Docteur qui court dans la ville, dit-elle, pour me voir. J'imagine alors un docteur désespéré, courant sous le soleil entre les voitures, trempé de sueur. Elle me raconte des tas de choses, je crois qu'il s’agit de grottes et de liquides.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Soudain le docteur arrive, auréoles sous les bras. Il me fait tousser, mesure mon pouls. Mes yeux s’ouvrent et ma fesse me fait mal.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Soudain dans son bureau, il me donne tout un tas de médicaments.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Pas un seul client dans la salle d’attente.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style=""&gt;Là je n’ai pas assez pour le payer. « C’est pas grave, revenez demain ! ». &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-3519625770746653237?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/3519625770746653237/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=3519625770746653237' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/3519625770746653237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/3519625770746653237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/05/liserde-au-mexique-jour-6.html' title='Liserde au Mexique / jour 6'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S_q-c3KuZNI/AAAAAAAAAgA/zZdn18aFsSQ/s72-c/DSCN2559+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-927256782253918244</id><published>2010-05-12T00:17:00.000-07:00</published><updated>2010-11-15T08:10:36.677-08:00</updated><title type='text'>Liserde au Mexique / Nuit 5</title><content type='html'>&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Caminata nocturna&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;19h30. Piscine. L’attente commence. La nuit tombe. Le froid surgit. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Nacho, en tenue de camouflage, m’offre un soda (ici, on ne boit pas d’eau). Il me dit de ne pas m’inquiéter. Les guides, qui commencent à me connaître, me protègeront. Juste à côté de cette chaleur, il me dit avec un sourire malin que ce sera une caminata spécialement "extrême". Il joue de ce mystère très particulier qu’ils entretiennent ici avec tout le monde et même &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;entre eux. Un mystère très quotidien, enfantin aussi. Je décide qu’il sera ma première photo. &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Je fais plusieurs portraits, qu’il valide les uns après les autres. Dans certaines photos je lui &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;demande d’avoir l’air méchant, ce qui est impossible pour cet homme doux. Puis il va&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt; faire &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;l’appel des villageois-acteurs, c'est son tour ce soir, il déteste faire ça. J’apprends que ceux qui ne viennent pas ont une amende.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Je filme timidement l’arrivée des touristes et des villageois-acteurs mêlés. Position compliquée. Comme je commence à connaître pas mal de monde, je dois serrer tout le temps des mains et dire des banalités d’usage. Et j'entrevois le merdier technique que la caminata implique. Déjà, là, on ne voit rien.  Sur ce, Mari et sa cousine Isabel m’appellent. Elles viennent faire leur première caminata, en tant que touristes. Elles me saluent et se collent à moi. Les touristes arrivent en masse. Ils proviennent du DF pour la plupart. Beaucoup d’enfants. Rires nerveux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;20h30. "Nous allons faire un voyage de trois jours jusqu’à Phoenix, Arizona" &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Ernesto fait l’appel. Une femme cagoulée hurle les noms, hurle qu’il faut répondre présent, hurle qu’il faut courir. On m’appelle en dernier. Mari et Isabel montent avec moi dans un pick-up où 15 personnes sont déjà entassées. Il fait froid. On nous emmène au pied de l’église catholique. On attend encore 20 bonnes &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;minutes le guide principal (Fortunato). &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;On ne voit rien. &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Ils jouent déjà avec nos nerfs, avec notre impatience. Soudain, "dans l’obscurité la plus totale", &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Fortunato a&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;rrive, &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;braille un interminable discours sur les &lt;/span&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;font-size:100%;" &gt;ñ&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;añus, le Mexique « ce n’est pas seulement une équipe de football », entrecoupée de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;private jokes&lt;/span&gt; mexicains, de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;private&lt;/span&gt; fables qui font rire les touristes&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;. I&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;l parle aussi, au milieu de tout ça, du périple des clandestins « ils souffrent et c’est très réel… mais nous, que fait-on pour le Mexique ?... (touristes en chœur) … Rien ! », mais aussi d’écologie « car nous allons être entre les mains de notre mère Nature, donc jetez vos ordures dans…. (en chœur)… Le sac à dos ! » Sorte de bouillon de culture fou, de pot pourri improbable.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Je suis obligée de filmer en infra rouge, et les quelques photos q&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;ue je&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt; pr&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;ends en&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;voient un flash dérangeant mais indispensable. &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Fortunato et les autres guides finissent par déplier le drapeau mexicain, et ordonnent au groupe de chanter l’hymne. De brailler l’hymne. Surréaliste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-pebVhRx3I/AAAAAAAAAfY/6jcLk2bZvww/s1600/bandera+-+copie.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-pebVhRx3I/AAAAAAAAAfY/6jcLk2bZvww/s400/bandera+-+copie.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470288521121089394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Enfin on doit faire une ronde, serrer les poings et croire en nos rêves. Avant de courir jusqu’à un nouveau discours sous le seul lampadaire du village&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Présentation des guides (une dizaine), tous encagoulés derrière Fortunato : P&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;ablo, Jacinto… et la &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;femme qui braille, « Marlen ». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Fortunato nous explique que la migra (police mexicaine des frontières et Border Patrol) nous recherche, &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;qu’ils peuvent nous tirer dessus avec des balles en plastique, &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;"il va y avoir de l’action, comme dans les films". Il &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;faut donc être sincère : ceux qui sont faibles ou vieux doivent le dire, ils auront des guides spéciaux.   &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-peq6NS_RI/AAAAAAAAAfg/KksE7KD21HQ/s1600/platica1+-+copie.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 284px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-peq6NS_RI/AAAAAAAAAfg/KksE7KD21HQ/s400/platica1+-+copie.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470288788667432210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Après ce discours usant, les guides nous font entrer dans une maison en construction. On ne voit rien. A l'extérieur, la migra tire des coups de feu et nous somme de sortir de notre cachette. Odeur de brûlé. On entend des voix: « Cachez-vous ils vous nous prendre ! Ils ont déjà arrêté un guide… ». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Ca me rappelle quand j’étais petite et que je me faisais croire des choses dans ma cha&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;mbre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;On sort, on se remet à courir, les touristes se bousculent en riant,&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt; prennent des photos (avec flash) ou bien utilisent des petites lampes de poches, ce qui est interdit car la migra peut nous voir. Ils se font sans cesse engueuler. &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Maintenant on marche dans des sentiers de montagne. Ma maladresse reste légendaire, je tombe à plusieurs reprises. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;On doit s’allonger ou s’agenouiller dès que la migra s'approche. Dans les mégaphones, on entend les mêmes phrases: « Attention aux vipères, sortez de votre cachette ». Les touristes rient beaucoup, ce qui ne plait pas aux guides « No es un juego ! » (ce n’est pas un jeu !).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; Tout est noir. Et absurde. Le paysage nocturne est magnifique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;L’obscurité joue un rôle beaucoup plus important que je ne l’avais imaginé. C’est elle qui augmente la peur et excite l'imagination. &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;L'obscurité permet de nous faire croire à des ponts, à des tout petits sentiers qui en réalité sont des grands chemins. On passe dans des tunnels "remplis de vipères". &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;On entend régulièrement des hurlements, au loin, et des fourrés s'échappent des grognements, ou bien des bruits d'animaux et parfois des bruits de pets suivis de rires, ce qui fait hurler les touristes hystériques, comme dans les trains fantômes des fêtes foraines.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt; Les guides viennent régulièrement chuchoter à nos oreilles: "Par où on passe ?...",  "ça y est, ils ont eu Marlen, mais elle va nous retrouver, elle est forte…"&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Arrivés près du fleuve, on nous dit que les cholos (racketteurs) ne sont&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt; pas loin. Ceux qui ont une capuche doivent la baisser, ceux qui ont un sac-à-dos doivent le mettre devant. Tous ça pour ne pas ressembler aux guides, qui se feront prendre pour le spectacle. On s'allonge. Comme prévu les cholos surgissent en criant et en tirant des coups de feu. Ils attrapent quelqu’un dans la foule et le malmènent. Il hurle. La scène est très faiblement éclairée. Et pour peu qu’on soit loin, on ne voit rien. Moi je n’ai rien vu. Mais ça hurle.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-pfet51ukI/AAAAAAAAAfw/rCOi9b_pxIE/s1600/caminata+arrestation+-+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 266px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-pfet51ukI/AAAAAAAAAfw/rCOi9b_pxIE/s400/caminata+arrestation+-+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470289678717794882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Puis on doit se remettre à courir. « Plus vite! Obeissez ! » &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Je me griffe avec des épines, il y a du sang sur ma caméra. Petit merdier.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;On nous cache dans des bambous piquants. &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Là, longtemps, il ne se passe rien. Les touristes s’ennuient "y que pasa ahora ?". C’est sans doute ça l’action principale du clandestin, l’attente, et le fait de ne pas savoir quand tout va finir. De fait, ils n’ont jamais donné l’heure de fin. Reconstitution intéressante. Je réfléchis et filme ces visages dans le noir, fatigué&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;s et nerveux. Soudain &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;on entend des cris, on aperçoit des lumières, la migra nous parle en espagnol avec un accent américain, dans les mégaphones: "pensez à vos femmes, vos enfants, c'est dangereux de marcher la nuit... Hier, deux Guatemaltèques sont morts, piqués p&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;ar des scorpions" &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Puis la migra s’éloigne grossièrement : "Allez, on s’en va". Je pense à mes jeunes parties de cache-cache.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;On court. On nous fait passer sous un truc plein d’épine qui me griffe à mort. Ma tête saigne. Marre d’être si casse-cou à mon âge. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Coups de feu au loin. Des enfants pleurent. On s’arrête. On nous chuchote qu’il n’y a plus de guide, qu'on est perdus. Des cris. Deux hommes à moitié nus avec des plumes sur la tête et des dessins sur le torse surgissent et hurlent (en indien ?). Ce sont des natives Nord-Américains, des Apaches. Ils allument des torch&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;es. Marlen, qui est revenue, nous traduit leurs phrases : &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;"Ils croient qu’on veut leur prendre leur territoire, ils croient qu’on est des trafiquants !". L’Indien brandit un sac de cocaïne qu’il trouve dans le sac-à-dos d’un faux touriste, il demande ce que c’est, les touristes répondent que c’est un piège. L’Indien veut sacrifier le touriste, « non, ne me faites pas de mal ! ». Et finalement il change d’avis, demande à ses dieux de nous envoyer une lumière du ciel, il hurle. Nous levons la tête : plus haut dans la montagne, une lumière traverse le ciel, « oooooh, que bonitoooo ».&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-pfEIAAqWI/AAAAAAAAAfo/wbe8HRtYwkU/s1600/indienative+-+copie.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-pfEIAAqWI/AAAAAAAAAfo/wbe8HRtYwkU/s400/indienative+-+copie.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470289221866531170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Je ne sais plus quoi penser, je ne comprends rien à ce que je suis entrain de faire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;L’Apache nous guide avant de disparaitre dans le noir. Nous courons jusqu’à une clairière près du fleuve. Remplie de galets. On fait une ronde, Fortunato nous raconte que nous sommes dans un lieu sacré pour les &lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;ñ&lt;/span&gt;añus, que nous sommes des privilégiés car aucun étranger jamais foulé ces pierres. Il nous somme de ramasser un caillou et de le jeter à l’eau, pour jeter ainsi les énergies négatives. Il se met en colère, refuse d'entendre des gens se plaindre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;On traverse un tunnel, des petits chemins, puis on se cache à cause de la migra, qui cette fois nous parle en anglais. Long discours dans les mégaphones sur ce qu’ils peuvent nous offrir car ils viennent d’aller au Mac Donald : « …chicken Mc Nuggets, Big mac… We’ve got everything good for you, don’t hide ! ». Fou rire des touristes. Puis la migra menace: ils vont lâcher les chiens. Un homme aboie dans le mégaphone. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;On court encore. Terre-plein. On assiste à une course poursuite au ralenti &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;sur la route un peu plus bas. &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Deux 4x4 de la migra prennent en sandwich une petite voiture :&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt; « hey guy, stop ! ». &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Fortunato nous félicite tous. Ca sent la fin avortée. Les touristes sont fatigués. Applaudissements. Après ça on nous donne des tissus rouges pour se couvrir les yeux. On nous promet une surprise. On monte dans les pick-up, il gèle. Je filme ces gens dociles, frigorifiés, les yeux bandés, silencieux. Scène onirique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Les pick-up se garent près du grand canyon, au milieu des tentes. Je filme Fortunato frotter des branchages sur les visages des touristes en file indienne, aveuglés, à qui il fait croire qu’ils marchent encore sur un petit sentier : « Attention à Madame la Branche… »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;On fait un grand rond, toujours les yeux bandés. Long discours, usant. Soudain on doit crier jusqu’à trois. Et là le canyon tout entier est parsemé de torches. Les gens applaudissent. Fortunato nous force à chanter une dernière fois l’hymne National. Mollement braillé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-pfvsusD9I/AAAAAAAAAf4/4d6C25L52x0/s1600/caminata+ronde+-+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 246px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-pfvsusD9I/AAAAAAAAAf4/4d6C25L52x0/s400/caminata+ronde+-+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470289970460364754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;2h30 du matin. Les touristes se mêlent aux "acteurs"&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style=";font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;Silvia offre, dans le restaurant, des cafés (immondes). Congelée, je parle un peu avec Don Carlo qui veut absolument me faire visiter le canyon demain, mais je ne sais pas comment je vais venir car il n’y a pas de combis le dimanche. Nacho me demande si ça m’a plu, puis Seba &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;qui était dans la caminata &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;en tant que spectateur&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt; car son rôle de délégué l'y oblige&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;, égal à lui même, étrange jusqu’à la folie&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;, me fait goûter une boisson du coin (immonde), me demande trois fois si je ne veux pas rester au village, il y a de la place chez lui ou sa voisine, je dis que non, puis il me raccompagne en silence et à toute vitesse à Ixmiquilpan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois décongeler maintenant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-927256782253918244?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/927256782253918244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=927256782253918244' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/927256782253918244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/927256782253918244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/05/liserde-au-mexique-nuit-5.html' title='Liserde au Mexique / Nuit 5'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-pebVhRx3I/AAAAAAAAAfY/6jcLk2bZvww/s72-c/bandera+-+copie.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-4955475343446402091</id><published>2010-05-11T14:11:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T07:41:23.132-08:00</updated><title type='text'>Liserde au Mexique / jour 4</title><content type='html'>&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Seule&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Matin. Je me prépare à faire seule, ce soir, la caminata nocturna. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Je prends ma caméra et mon appareil photo. Je me demande si quelqu'un me raccompagnera à Ixmiquilpan cette nuit, j'ai peur qu'ils me laissent dans une de leurs cabanes touristiques, dont les toits sont habités, la nuit et la nuit seulement, par les vipères...&lt;/span&gt; Angoisse, donc, bien sûr, et petite panique d’être si vite catapultée parmi ces petits inconnus qui me considèrent comme l'étrangère suprême. Je ne suis pas d'une nature follement téméraire, on l'aura compris.&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;Lupita téléphone au délégué. Il propose de venir me chercher. J’ai l’impression d’être une sorte de princesse. Je n'aime pas ça. Je décline. J'irai en combi.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;Nous déjeunons toutes les deux au marché d’Ixmiquilpan : quesadillas, gorditas… Ici aussi ils mettent de la coriandre partout. C’est vraiment universel la coriandre. Dommage que je déteste ça.&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Puis on se sépare. Lupita me souhaite bonne chance avec un petit ricanement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Je prends le combi où l’angoisse s’estompe doucement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;13h. Piscine. Des touristes partout, des tentes partout, du bruit, des plouf.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-nLvr31b7I/AAAAAAAAAfQ/F9xeFMQcFDo/s1600/couteau3.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-nLvr31b7I/AAAAAAAAAfQ/F9xeFMQcFDo/s400/couteau3.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470127242509381554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;Je vais voir Puri et ses grosses joues à l’accueil, débordée. C’est un week-end de pont. Nous serons plus de 70 ce soir, à faire la caminata. Je demande combien je lui dois. Je suis invitée par Seba, le délégué. Je parle un peu avec elle, entre deux coups de fils. Elle m’invite chez elle, une belle maison de El Pozo, quand je veux, si je reviens ou si je veux changer de logement. Puis elle appelle Seba pour moi. Il est au grand canyon. Très vite, Puri hèle quelqu’un pour m’y accompagner. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;Dans un 4x4 immatriculé Arizona, Javier, 19 ans, fier de son style de rappeur Latino-Américain "typique", m’accompagne au grand canyon. Il me raconte qu'il fait fait son année de service social, qu'il est né aux Etats-Unis. Ce soir, il sera dans la Border Patrol, parce qu’il sait parler anglais. J’apprends que ceux qui "jouent" dans la caminata ne changent jamais de rôle : ils choisissent selon ce qu’ils savent faire. Javier trouve ça très drôle d’ailleurs, de jouer au flic. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-nKwDZKaaI/AAAAAAAAAfI/yKMiPs7Fm2g/s1600/DSCN2634+-+copie.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 293px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-nKwDZKaaI/AAAAAAAAAfI/yKMiPs7Fm2g/s400/DSCN2634+-+copie.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470126149311556002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;14h. Grand canyon. Accueil.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Maribel aux talons hauts me demande si elle doit appeler le délégué, je dis que non, que j’ai le temps, il passera, de toutes façons, par ici, à un moment où à un autre. Alors je traine. Des touristes partout. Ils font du rappel, de la tyrolienne, se promènent en barque motorisée, écoutent Shakira à fond, torse nus. Je me retiens violemment pour ne pas prendre de photo. Si je le fais je suis touriste aux yeux des membres de la communauté qui me connaissent encore mal.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Encore une fois, je me retrouve entre-deux, et ça vaudra jusqu’au bout de la nuit. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Alors je m’assois, regarde, écoute. Je reste là une petite heure. Je respire un peu. On me regarde moins étrangement que d’habitude, vu le nombre de gueros (blancs) présents, et je me rend compte à quel point je déteste être si visiblement étrangère. Je reste là longtemps, histoire de faire un peu partie des murs. Maribel aux talons hauts drague tous ceux qui passent. J’observe les petits hommes du village, qui surveillent, nonchalants, les touristes légers.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Un jeune Nord-Américain de la communauté, qui était au dîner hier, vient me parler. Il est très gros, très laid, et je lui apprend à prononcer haricot rouge en français. Il hurle de rire. Nacho, un des sous-délégués, nous rejoint. Je leur apprends des mots français (voiture, saule pleureur, maison, papa), ils m’apprennent des mots &lt;span style=""&gt;ñañus. Première discussion légère, qui se détériore, évidemment. Très vite, elle dévie sur l'argent. Ils connaissent au centime près le taux de change avec l’euro (que moi-même je n’arrive jamais à retenir), et même le montant du SMIC. Ils paraissent étonnés qu’on ne puisse rien payer en dollar dans mon pays. Ils s’éloignent. Je reste seule, peu de temps.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Don Carlo, à son tour, s’assoit près de moi. C’est le président du canyon. Dans la caminata, il allume les torches avec son équipe. Il veut que je le tutoie, ce qui ici n’est pas fréquent.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quel âge tu me donnes ?&lt;/span&gt; Je luis dis 53 (il paraît 60). Il rit et me dit qu’il a 44 ans, trois enfants dont le plus vieux a 17 ans, et une épouse, tous à Phoenix. Je m’excuse, il me dit que c’est normal, que cette vie de labeur détruit. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;On parle du SMIC, des loyers, encore. Il compte les jours. Il doit repartir en Août. Je lui demande si ce n’est pas trop dur d’être loin de sa famille. Il me chuchote que non, que ça c’est le meilleur. &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Avec une petite étincelle dans les yeux :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ca fait 20 ans que je suis marié. Tu te rends compte ? Ici, au moins, ça me fait des vacances. Parce que dans le mariage, tu es obligé de faire des compromis, faire des choses que tu n’as pas envie de faire, et moi j’aurais voulu être libre, partir, comme toi, où je veux, faire ce que je veux, ça oui j’aurais aimé. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu as de la chance d’être libre. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C’est dur d’être un homme. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Don Carlo n’est pas allé plus loin que la maternelle, il regrette, et s’il avait l’argent, s’il pouvait laisser sa famille un temps, il se prendrait un an, là, pour faire des études. Maintenant il est décorateur d’extérieur, il fait les finitions des maisons. Mais il est payé au noir et passe toujours la frontière illégalement. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voilà pourquoi je parais si vieux !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Il me parle des autres qui sont venus filmer, qui ont dégainé trop vite, selon lui, leur caméra, et puis sont repartis aussi vite. Il croit d’abord que j’écris un livre. Je lui raconte mon projet, je vois bien que ça ne lui parle pas trop. Puis il me pose plein de questions fatigantes sur mon futur mariage et mes futurs enfants. Je me sens obligée de répondre. Je façonne ce fiancé imaginaire avec des détails qui me surprennent moi-même. Comme c'est facile de mentir, finalement.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;17h. J’aperçois Seba, le délégué.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Et enfin on parle seuls à seuls (quand « ses hommes » sont autour, son discours est très différent, et même son regard). Longtemps. J'ai du mal à saisir cet homme, divorcé (ce qui est très rare voire inexistant par ici), qui a fait des études de droit et qui s’est retrouvé, à 34 ans, délégué de sa communauté, un homme parlant un espagnol sommaire mais ayant lu tout Dantes, tout Machiavel, tout Descartes, manageant une centaine d’hommes qui savent à peine écrire, qui ne s'intéressent qu'à l'argent et qui s’engueulent constamment. Monologuant et à la fois curieux des critiques, il est totalement indiscernable.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Il ne veut surtout pas que le monde croie que la caminata est un entrainement pour le passage de la frontière. Je le rassure. Inexplicablement, il embraye sur Homère. Il voudrait voyager en Italie, en Grèce. Il veut faire du droit comparatif. Mais dans ses yeux on lit soudain, alors qu’il s’emballe, une fatalité. Ses désirs devraient se porter sur la communauté, et non sur les voyages et le droit. Je crois qu’il est totalement partagé, ou bien fou, j’hésite encore.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Lui aussi reste un an, jusqu’à janvier prochain, et il a hâte de partir, tout en valorisant, entre investissement et sacrifice, sa mission de délégué, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu te rends compte que j’ai tous ces hommes à ma charge ?&lt;/span&gt; On parle de politique, il adore Sarkozy, surtout parce qu’il sort avec un mannequin&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C’est incroyable cette beauté qu’il traine partout avec lui, non ? Qu’est-ce que tu en penses ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Je bafouille. Puis il me parle de cinéma.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’aime que les personnages soient complexes, qu’ils aient une apparence, et puis qu’on découvre par en dessous qu’ils sont autre chose en réalité, et puis encore autre chose&lt;/span&gt;…&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Je pense à cette phrase de J-C Carrière à propos du Mexique, qui m’a beaucoup fait réfléchir en écrivant ce projet : "On soulève un masque pour découvrir d’autres masques", et je suis abasourdie.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Sur ce, croyant avoir trouvé chez lui une oreille compréhensive, voire intéressée (en pauvre idéaliste que je suis), je lui explique mon projet à El Pozo. Déception intense. Je n'ai pas l'impression qu'il comprenne, tant ses traits restent immobiles.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Et je me demande soudain si tout ce discours sur les personnages n'était pas un message. Lupita m’a souvent dit à propos de lui qu’il parlait par métaphores. Un message pour me dire "je dois encore prendre le temps de te connaître avant de te faire confiance".&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Pourtant je persiste. je lui demande si je peux m’infiltrer dans les assemblées où on décide le parcours de la caminata. Ses traits se tendent et grimacent. Ça va être difficile. Ça le met dans une position très délicate vis à vis des membres de la communauté. Avec une tension accrue il me dit à brûle-pourpoint que je peux faire ce que je veux (mais pourquoi cette tension?), sans comprendre que je vais filmer, puisque je n’ai pas encore montré le bout de ma caméra ou de mon appareil photo, et que ça doit être rare, pour quelqu'un qui veut filmer. Quel homme étrange.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;18h. Seba ne veut plus que je le quitte : « Lupita m’a chargé de veiller sur toi ». &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Je monte dans sa bagnole, qui n'est pas un 4x4.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;On croise Mari, une jeune femme moderne, chaleureuse et -fait assez rare pour être noté- plutôt très jolie. Elle nous invite à manger chez elle, une maison à l'extérieur très cossue et à l'intérieur en construction. Nous y retrouvons, en plus des traditionnelles poules, sa sœur, Margarita, qui est en fauteuil roulant, son fils, un gros ado muet et le vieux père, sourd comme un pot, qui ne crie qu'en &lt;span style=""&gt;ñañu. Tout de suite, j'aime l’ambiance de cette maison. La fraicheur de ces deux sœurs (enfin des femmes accessibles !), ce vieil homme qui me hurle des gentillesses dans les seuls mots espagnols qu’il connaît, les sourires. On mange du poulet, je dois me resservir plusieurs fois (apprendre à manger moins vite), car Seba me dit que la caminata va finir tard, très tard, et qu’il faut se requinquer. Il monopolise la conversation, parait gêné, se répète, me parle à nouveau de sa visite virtuelle de Notre-Dame, mais aussi, bizarrement, de Saint-Thomas, qu'il cite en grignotant ses os de poulet. Margarita, quant à elle, veut absolument m’apprendre des chansons en ñañu. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Je commence à entrevoir mon dilemme récurrent, l’envie de juste être avec les gens sans les filmer. L’envie de faire connaissance pour rien. Compliqué. Position sans cesse à réfléchir.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style=""&gt;Dans la voiture, coupable, je dis à Seba que je ferai quelque chose de publicitaire pour lui, un petit montage que je mettrai sur internet. Il est content. On repasse par la piscine. « Ne crois pas que tu vas te débarrasser de moi comme ça » me dit-il alors que je m’éloigne. Les villageois commencent à me reconnaître comme l’ « amie du délégué ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;On repart en bagnole, cette fois chez Silvia, une très jeune fille qui a deux enfants en bas âge (mais où sont les pères ?). Elle vit avec sa sœur Leti, sa mère et plusieurs petits enfants (à qui sont-ils ?) dans une maison très pauvre, sorte de ferme avec une porcherie, des chiens et des poussins à n’en plus finir. Silvia est une fille "moderne" aussi, au regard moqueur, qui fait de l’artisanat pour les touristes, le ménage, et s’occupe du café après la caminata.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seba semble converser sur une délicate affaire avec la mère. Tout s’est déroulé en ñañu. J’ai failli m’endormir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-4955475343446402091?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/4955475343446402091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=4955475343446402091' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/4955475343446402091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/4955475343446402091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/05/liserde-au-mexique-jour-4.html' title='Liserde au Mexique / jour 4'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-nLvr31b7I/AAAAAAAAAfQ/F9xeFMQcFDo/s72-c/couteau3.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-773341618574747246</id><published>2010-05-09T01:07:00.000-07:00</published><updated>2010-05-09T01:50:57.674-07:00</updated><title type='text'>Liserde au Mexique / jour 3</title><content type='html'>&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Autres mondes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;!--[if !supportLineBreakNewLine]--&gt;  &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Lupita, ce matin, me montre un film réalisé par les habitants de El Pozo. Presque épique, fiction pure et dure sur les Indiens &lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;ñ&lt;/span&gt;añu, peuple guerrier et sauvage depuis l'aube du monde, qui ne s'est jamais plié ni aux Aztèques et encore moins aux Espagnols, sur fond de musique moitié techno moitié Yvette Orner.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Parenthèse.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Le Mexique compte un grand nombre d’ethnies indienne&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;s, dont celle des Otomis, une des plus anciennes. Les Indiens de El Pozo et des villages alentours (Valle del Mezquital) sont les &lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;ñ&lt;/span&gt;añus, une branche des Otomis. &lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;ñ&lt;/span&gt;añu signifie « celui qui parle du nez ». Le ñañu est aussi leur langue, une langue en effet très nasale. Les &lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;ñ&lt;/span&gt;añus de El Pozo forment une communauté, régie par des lois propres. Ils sont environ 1500 et font à peu près tous partie d’une même famille. Lorsqu’on observe les patronymes, c’est flagrant. Pourtant, au sein de cette famille sévissent trois cultes : protestant, catholique, évangélique. C’est un système assez difficile à comprendre pour nous, occidentaux, qui avons une image assez solidement vissée des communautés indiennes d’Amérique, rassemblées par commodité dans un magma indéfini, entre culottes de peau, cérémonies obscures, forêts vierges pétries de singes, secrets de la nature que des hommes et des femmes non corrompus se transmettent depuis la nuit des nuits. Et, cerise sur le gâteau de nos clichés, cette communauté est plutôt riche. Car ils migrent, de façon saisonnière ou définitive, aux E.U. C'est ainsi, disent-ils, depuis toujours. Là-bas, à Las Vegas, Phoenix, Los Angeles, ils reproduisent les lois de la communauté.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Il y a six ans, ils ont commencé à se développer et à construire une offre touristique. Les origines de ce phénomène, plutôt soudain, varient. Certains disent que tout à commencé quand ils ont trouvé une source d’eau thermale sous leurs pieds, d’autres justifient cette impulsion nouvelle par la richesse des villageois et leur savoir-faire, d’autres encore par l’arrivée d’une poignée d’étudiants en tourisme (Poncho, Laura, Puri) qui ont insufflé le changement. C’est sans doute tout ça à la fois. Et puis, d’idée en idée, de savoir-faire en questionnements, ils ont inventé la caminata, ce parcours dans la montagne où l’on caresse la souffrance d’un clandestin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Première leçon : ne jamais chercher, ici, la clarté. Tout est brouillé, réel et légendes se sont définitivement mariés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ici, quand la légende devient réalité, on imprime la légende,&lt;/span&gt; dit James Stewart dans un western célèbre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;Midi. &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Ixmiquilpan. &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Quesadillas de frijoles y nopales (con chile, bien sûr). Feu dans la bouche. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;15h. Gare de combis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Evidemment, pas d’horaires. Ici, sans voiture, on est dépendant de tous, et pas de location de mobylette a Ixmiquilpan. Discutions avec Lupita en attendant le combi (minibus) pour El Pozo, assises dans la poussière.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Lupita comprend mon projet, l'appuie de toutes ses connaissances sur la communauté. Pour elle aussi, la caminata n’est pas un phénomène circonscrit à un petit village, mais provient d’une fictionnalisation universelle. "Dans la région, nous sommes des experts de la fiction" me dit-elle. Ils brodent.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;16h. Départ de la combi Ixmiquilpan - El Pozo. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Une femme nous parle, beaucoup, beaucoup trop.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;16h30. Piscine de El Pozo. Les hommes travaillent. Tracteurs, bétonneuses, poussière. El Pozo se prépare pour la venue des touristes de la Semaine Sainte. Lupita connaît tout le monde ou presque. Elle me présente. Je serre les mains de ces petits hommes qui m'accueillent plutôt bien. Les femmes c'est autre chose. Elles sont très méfiantes. Lupita me dit qu’elles sont très conservatrices. Une poignée seulement est moderne et « libérée », celle qui est déjà allée de l'autre côté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-ZxVOdFLAI/AAAAAAAAAfA/Z2lIxDGzuII/s1600/DSCN2643+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-ZxVOdFLAI/AAAAAAAAAfA/Z2lIxDGzuII/s400/DSCN2643+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5469183406959307778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;Ils vivent presque tous aux Etats-Unis et comptent les jours jusqu'au moment où ils auront fini leur service social (janvier ou août). Le sujet qui revient toujours n'est pas la pluie ou le beau temps mais les visas, le fric, le travail, la famille. "On gagne bien sa vie en France? Combien coûte le voyage? Tu es mariée? Combien d’enfants tu as? Et pourquoi tu n’as pas d’enfants?". Je me sens obligée de répondre très sincèrement, même si je sais tout de suite qu’il faut que je m’invente un fiancé.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Ces hommes sont des entrepreneurs. Ils vendent, ils construisent, ils épargnent. Toutes les maisons, les constructions, c’est au cas où. Au cas où on les vire des E.U par exemple. Tout l’argent vient de là-bas. Sans la migration, pas de route, pas de chaussée, pas de piscine… Ils ont, un temps, été appuyés par les politiques « neo-indigénistes » de V.Fox et de sa ministre Xochilte Galvez, mais sont fiers d’apporter leurs propres financements. Ils ont tous des armes aussi, au cas où. Ici, on assure ses arrières, sa vieillesse, ses enfants, sa famille. Et on ne se mélange pas. Ils travaillent tout le temps, entre les chantiers et la caminata. Certains me disent qu’ils ne dorment même pas. Là, même moi je sens qu’ils exagèrent.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Lupita m’explique que les trois obédiences religieuses ne peuvent pas se saquer, ce qui entraine des conflits dans la préparation de la caminata. Poncho, le premier coyote, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;n'est plus là. Il y a eu engueulade. Certains disent qu'il ne reviendra plus. Il y a des tas de petites guerres, malgré l’harmonie affichée et revendiquée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;17h. Don Ernesto, le président du balnéario, nous emmène au Grand Canyon dans son 4x4 géant. Il vit à Miami, parle peu. Petit, un peu gonflé, il a 34 ans, en paraît 50.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;17h10. Grand Canyon. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Je vois enfin le site touristique, très beau, gigantesque. Ils sont entrain de placer plusieurs tyroliennes, projettent de construire un énorme pont branlant type Western. Les chefs miniatures sont là, en bande, avec leurs chapeaux de cow-boy en plastique, autour de Maribel, la secrétaire aux talons hauts, qui veut partir car elle est trop mal payée (c’est une des deux seules salariées du parc, avec Puri, la secrétaire de la piscine). Ambiance de débats secrets chuchotés en ñañu. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Enfin nous rencontrons Seba, le délégué, un énième petit homme aux yeux presque invisibles, au sourire étrange, que je ne comprends pas bien lorsqu’il parle. Il a un fort accent Indien, ouvre peu la bouche, et n’est pas très à l’aise en espagnol. Lupita me présente, "Liserde est une artiste". Il répond par un long discours monotone. Les artistes, selon lui, voient tout par le filtre de l’art. Et soudain il me parle de Notre-Dame dont il a fait une visite virtuelle sur Internet.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Mon premier vrai contact est Nacho, un des deux sous-délégués. Lui est plutôt moins petit que les autres, mais le ton de sa voix, malheureusement, n’est pas proportionnel à sa taille. Je dois tendre violemment l’oreille pour l’entendre. Il me raconte ses traversées de frontière, celles de ses cousins, me parle du pont qu'ils vont construire pour les touristes. Il est guide dans la caminata.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Ces hommes paraissent très doux, trop doux, parlent tout bas et ne regardent jamais dans les yeux (Lupita me dit que c’est culturel). C'est assez usant de discuter avec eux. Mais, les uns après les autres, ils viennent me rencontrer timidement. J'ai l'impression d'être une attraction. Je rencontre aussi Don Carlo, le président du Grand Canyon. Plus désinvolte, plus extraverti, il se met à me draguer doucement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Seba, le délégué, nous invite à un diner dans le village.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;19h. Catapultées. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Maison avec poules qui picorent dans les coins, porcheries, femmes qui cuisinent dehors en robes bleues sous des abris de fortune, petites vieilles ridées à bloc qui discutent en pelant des patates, odeurs d’huile, tout près de l’église évangélique où l’office est chanté très fort. Sorte d’énorme cliché des campagnes mexicaines. Pas de WC, on pisse dans les WC de l’église. Je jette un oeil, maintenant ils dansent. Les femmes me regardent encore avec méfiance. Je ne me sens pas très à l’aise. Trop grande, beaucoup trop blanche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Nous mangeons dans la cuisine avec les hommes qui se relaient autour de la table. Silence. Lupita essaye d’animer un peu. Une femme lui parle de son amour pour Dieu en pleurant. Les femmes ne sont pas assises, elles nous préparent des plats. Dans le jardin de terre, d’autres cuisinent des tortillas par centaines, il y aura une fête ce soir, à laquelle nous ne sommes pas conviées. Poulet (ici, on ne mange que du poulet), riz et tortillas avec sauces diverses que Seba me demande de gouter, sans exception. Je mange tout, même des pattes de poulet vraiment écœurantes. De toutes façons je ne sens plus ma bouche depuis longtemps. Je serre des mains aussi, par dizaines, à chaque nouvel arrivage.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style=""&gt;20h. Seba nous raccompagne à Ixmiquilpan en voiture. Il parle sans discontinuer. Il compare la communauté à une étoile, appelle Lupita "Docteur".&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-773341618574747246?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/773341618574747246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=773341618574747246' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/773341618574747246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/773341618574747246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/05/liserde-au-mexique-jour-3.html' title='Liserde au Mexique / jour 3'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-ZxVOdFLAI/AAAAAAAAAfA/Z2lIxDGzuII/s72-c/DSCN2643+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-6715258707952894236</id><published>2010-05-07T23:25:00.000-07:00</published><updated>2010-05-08T00:25:59.444-07:00</updated><title type='text'>Liserde au Mexique / jour 2</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cliché(s)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Matin. Mexico DF&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Je me prépare pour aller à Ixmiquilpan, dans l’Etat d’Hidalgo, au Nord du pays. Là-bas m’attend Lupita, une jeune sociologue qui m’a beaucoup aidé dans ce projet. Elle fait sa thèse sur l’immigration dans la communauté indienne de El Pozo depuis deux ans. Etrange, Je n’ai communiqué avec elle que par mail.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;En achetant mon billet d’autobus, on me dit qu’il faut deux heures pour se rendre à Ixmiquilpan. Quatre heures après, j’arrive dans la gare de bus poussiéreuse. Je commence à saisir doucement la notion du temps dans ce continent.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;J'attends encore une heure à côté d'une vieille Indienne qui me donne des graines.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Lupita arrive en bagnole avec Gil, son époux, et Fridita, leur fille. "Désolés pour le retard, la petite avait mal au ventre". On va directement à El Pozo car "la petite veut prendre un bain". Sur la route, le paysage est aride, ponctué de montagnes et d’énormes cactus. Inévitablement, je pense aux paysages de westerns, et au Mexique d’Epinal. Petites maisons inachevées, poules et dindons en liberté, musique constante, couleurs, jus d’orange, tortillas, pauvreté.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-UHQuZd89I/AAAAAAAAAe4/ifCbXhSgbTg/s1600/DSCN2370+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-UHQuZd89I/AAAAAAAAAe4/ifCbXhSgbTg/s400/DSCN2370+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5468785306425488338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;El Pozo est un village minuscule au milieu des montagnes, étendu sur plusieurs kilomètres. Deux sites sont destinés aux touristes : une piscine bordée d’un terrain de camping et, plus loin, le Grand Canyon. Fridita et Gil se baignent, pendant que Lupita et moi discutons de sa thèse.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Les Indiens de El Pozo sont des migrants. La plupart d’entre eux vivent aux E.U. La loi de leur communauté les oblige à revenir tous les 8 ans au village pour faire leur service social, qui dure un an. Pendant cette année, ils travaillent gratuitement: construction, services aux touristes, artisanat. Détail important : presque aucun d’entre eux n’a de papiers d’identité, ni de visa, et encore moins de passeport. Une communauté clandestine.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Nous saluons plusieurs villageois, qui travaillent à la construction d’une chaussée. Ils me regardent étrangement. Trop blanche, trop grande, je ne peux être, à leurs yeux, qu’une Gringa. Mon affaire s'annonce complexe, longue. D’abord, la plupart des Indiens parlent mal l’espagnol. Et puis, sous leur air extrêmement affable, ils se méfient énormément. Il me faut donc absolument rencontrer le délégué, mon passe-droit. J’ai de la chance, me dit Lupita. Les autres délégués étaient des cons. Et celui-là est très ouvert. Nous croisons José, le sous-délégué, qui nous apprend, du haut de son tracteur, que le délégué effectue une "mission délicate". Lupita décrypte : José n’a pas envie de nous dire où il est. Nous reviendrons demain.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; font-family: georgia;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;La petite a pris son bain, mangé ses chips, sa glace, bien dégueulassé son pantalon. Nous repartons. Le soleil se couche sur le village éclairé par la lune, nous sommes presque dans un film, déjà.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; font-family: georgia; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Ixmiquilpan est une ville bruyante avec un énorme couvent, une église et une place, comparable à une petite ville de province française. Dans la maison familiale, rien n'est posé.  Ils repartent tous les trois bientôt en Allemagne, à Bielefeld, où se trouve leur université. Lupita, elle aussi Indienne, a toute sa famille non loin de là, dans un village semblable à El Pozo.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Gil est un Allemand à moitié Brésilien, lui aussi sociologue. Fridita, quatre ans, reine et centre du foyer, confond toutes les langues.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Repas de salamis et café au lait, petite mollesse et réflexions intellectuelles, mêlées à une certaine nonchalance. L'ambiance me semble très étrange, je fais de mon mieux pour la trouver normale, connaissant ma lisibilité faciale.  Fridita donne des ordres, supporte peu qu'on l'ignore, regarde des dessins animés allemands en faisant semblant de manger. Pour une raison que j'ignore, Lupita et Gil, adorables, essayent de me parler de Jean-Luc Godard. Dans un coin du salon, fantomatiques, on entend parfois rire les deux cousins ados, patauds, scotchés à leurs PC d'où s'échappent des rythmes mexicains, qui crèchent là parce qu'il y a internet. J'apprends qu'ils préparent médecine.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;C'est dans un fouillis intérieur que je vais me coucher, sans bien comprendre ce qui m'arrive, ni où je suis. Ici, rien ne ressemble à rien. Les clichés ont disparu.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-6715258707952894236?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/6715258707952894236/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=6715258707952894236' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6715258707952894236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6715258707952894236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/05/jour-2.html' title='Liserde au Mexique / jour 2'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-UHQuZd89I/AAAAAAAAAe4/ifCbXhSgbTg/s72-c/DSCN2370+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-394536340220546290</id><published>2010-05-06T22:18:00.000-07:00</published><updated>2010-05-06T23:02:28.913-07:00</updated><title type='text'>Liserde au Mexique / jour 1</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mexico DF. Par amour du drame.&lt;/span&gt;      &lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Je suis arrivée dans la Grande Ville. Il fait chaud, moite, et j’ai gagné sept heures. J'atterris chez la famille Amusette. Laurune, une Française, et son fils Lef m'accueillent en douceur au sein de leur appartement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Ce matin, promenade. Je ne me souvenais plus de ces rues où les arbres diffèrent tous les uns des autres, où aucun édifice ne semble s’accorder à son voisin, où les chaussées ont oublié d’être pratiques. Quelle fraîcheur. Ici, on se rend compte à quel point Haussmann a déprimé nos villes, à quel point ce pays (et sans doute tout le continent) méprise les rigueurs de la perspective, manies définitivement européennes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Je tombe beaucoup ici, quand je marche.&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Alors je cours au musée d'Anthropologie où je reste quatre heures, un record pour qui n'aime pas les musées. En cet instant je pense à Raymonde, avec qui je partage un fort dégoût pour tout ce qui respire peu dans notre culture. Antonin Artaud a écrit de belles phrases là-dessus. Mais ce lieu est une exception, l’art précolombien réussit à respirer entre ces pierres, et c’est un peu inexplicable.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-OjFGBtgtI/AAAAAAAAAew/lzu4buGoRgc/s1600/DSCN2102+-+copie.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 302px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-OjFGBtgtI/AAAAAAAAAew/lzu4buGoRgc/s400/DSCN2102+-+copie.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5468393680470377170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; font-family: georgia;"&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Soirée chez deux jeunes hommes qui vivent en colocation. Sebo, un cinéphile français et Mauro, un photo-reporter mexicain, qui travaille sur le tourisme et l’immigration. Nous rêvons d’un projet ensemble, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;El Gran Catalogo de las Locuras&lt;/span&gt; (Le Grand Catalogue des Folies), une exploration planétaire des formes de tourisme pénétrées par la fiction, en commençant par les ex-prisons du KGB, en Lettonie. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Les Français sont très appréciés ici, enrobés qu’ils sont encore des fumées littéraires, philosophiques, un tantinet sartriennes, un poil romantiques, et surtout intellectuelles.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Petites et grandes conversations donc, au creux d’une assemblée masculine réunie autour de cette magnifique tequila ambrée qui m’a frappé les os du crâne, déjà bien engourdis par l’altitude.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Bon à savoir. L’alcool adoucit et étouffe la partie de mon cerveau qui dégage honte et perfectionnisme linguistiques. Quand je bois, définitivement, mon espagnol est parfait et presque désinvolte. Je me suis surprise à raconter mon projet sans aucune hésitation.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Puis tout s’est déroulé. J’ai attendu le drame, comme toujours, qui n’est pas arrivé.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-394536340220546290?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/394536340220546290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=394536340220546290' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/394536340220546290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/394536340220546290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/05/liserde-au-mexiquepar-amour-du-drame.html' title='Liserde au Mexique / jour 1'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-OjFGBtgtI/AAAAAAAAAew/lzu4buGoRgc/s72-c/DSCN2102+-+copie.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-5957479285404017811</id><published>2010-05-05T22:14:00.000-07:00</published><updated>2010-05-05T23:14:52.786-07:00</updated><title type='text'>Introduction au journal de Liserde</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:Cambria;"&gt;Liserde est un brouillon. D’un point de vue de chercheur, elle est presque une allégorie de la perte de repères qui caractérise votre civilisation. C’est en cela qu’elle m’intéresse. Vous pourrez voir dans ces quelques mots d’introduction à quel point elle est nuageuse, confuse, mélangée en elle-même, multiple. Elle ne peut s’asseoir sur rien. Comme je la plains. Par conséquent je vous conseille vivement de la lire, car je ne serais pas étonné que vous y retrouviez un peu de vous-mêmes.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;Bien à vous,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Raymonde.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="Paragraphestandard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:Cambria;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="Paragraphestandard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:Cambria;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-JSYFKFR-I/AAAAAAAAAeo/xUYxiGWwleg/s1600/DSCN2107.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 313px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-JSYFKFR-I/AAAAAAAAAeo/xUYxiGWwleg/s400/DSCN2107.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5468023471236007906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ce voyage au Mexique est le point de départ d'un projet audiovisuel : un web-documentaire doublé d'un long-métrage documentaire, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fiction(s)&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je pars avec ma caméra dans une communauté Indienne pour sonder les mécanismes de son offre touristique : une mise en scène de la traversée de la frontière par les clandestins. Dans ce petit village que j'appellerai ici El Pozo, situé à plus de mille kilomètres de la vraie frontière, réel et fiction se pénètrent et se croisent de façon ordinaire ou extraordinaire selon l’angle sous lequel on observe les choses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Comme Raymonde, je n’aime pas voyager pour faire ce qu’il y a &lt;span style="font-style: italic;"&gt;à faire&lt;/span&gt; dans un lieu où les étapes sont listées. Je n’ai pas peur de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;perdre&lt;/span&gt; le temps où les vues &lt;span style="font-style: italic;"&gt;à ne pas manquer&lt;/span&gt;. Il explique ça très bien. Mais à l’inverse de Raymonde, je comprends totalement cette peur qui habite mon époque et mes semblables. Elle fait partie de moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il me semble que nous sommes, nous qui naissons dans les pays dits développés, prédisposés au tourisme. On observe ici et là des tentatives quasi désespérées pour prouver qu’on voyage "mieux" que le voisin, mais c’est inévitable, historique, culturel. Des touristes au sens large. Nous abordons le monde, les autres, nous-mêmes avec les yeux d'un touriste. Comment décrire les yeux d'un touriste ? Les vrais penseurs sont doués pour ça. Ils savent relier cette façon de regarder les choses à notre rapport aux images (Comolli, Deleuze…), aux normes (Foucault), au quotidien (De Certeau), au temps (Virilio), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;etc&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;De mon côté, je tente de trouver un point stable où exister entre cette distance théorique passionnante mais invivable et mes propres yeux, semblables à des éponges qui ramassent tout ce qu’elles trouvent, des éponges touristiques. C’est assez difficile, et ce journal en est la preuve. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je n’aime pas les grandes affirmations, leur aspect définitif m’effraie. Et encore une fois, je ne suis ni sociologue ni théoricienne. En voilà un qui porte ces masques mieux que moi :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="Paragraphestandard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Sous ses formes presque infinies, le récit est présent dans tous les temps, dans tous les lieux, dans toutes les sociétés ; le récit commence avec l’histoire même de l’humanité ; il n’y a pas, il n’y a jamais eu nulle part aucun peuple sans récit (…) le récit est là, comme la vie. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="Paragraphestandard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Roland Barthes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-5957479285404017811?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/5957479285404017811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=5957479285404017811' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5957479285404017811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5957479285404017811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/05/introduction-au-journal-de-liserde.html' title='Introduction au journal de Liserde'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/S-JSYFKFR-I/AAAAAAAAAeo/xUYxiGWwleg/s72-c/DSCN2107.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-8476649190745942983</id><published>2010-05-05T01:22:00.001-07:00</published><updated>2010-11-15T07:31:49.847-08:00</updated><title type='text'>5 mai, c'est dans l'invisible que je m'affirme</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"  style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Certains  lecteurs discrets m'ont récemment sommé d'écrire à nouveau. Cette  absence prolongée ne doit étonner personne. Je manipule et pénètre le  monde. Je rentre en vous mes chers Français. Et trouver l'étonnement  alors qu'on s'intègre, voilà chose ardue pour un être comme moi,  oublieux, maladroit, féru de poèmes et de légèreté.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mon  ami Rose m'héberge toujours, tant qu'il peut, avec sa colocataire  Walkyrine, une comédienne aux mains robustes, effrayante et tendre à la  fois. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et  ces derniers temps, chers amis, j'ai voyagé. En moi-même, bien sûr,  mais aussi au Mexique, à la faveur d'un hasard, aux côtés d'une  plasticienne presque inconnue surnommée Liserde.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="times new roman" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Malgré  ses cuisses larges et ses mollets étroits, Liserde m’inspire. Elle  écrit pour réfléchir aux choses acquises, comme moi (quoique de façon  moins pertinente, mais vous jugerez par vous-même). Encore trop en  dessous des virgules, j'ai décidé de publier ici même son journal  mexicain, rédigé à la diable au mois de mars de cette année, alors  qu'elle parcourait seule une parcelle de ce vaste pays où l'inattendu  destine les esprits, où les hommes portent des masques par milliers.  Premier volet à venir.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="times new roman" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Bien à vous et toujours parmi vous,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="times new roman" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Raymonde&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="times new roman" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:12pt;"  &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Cambria;font-size:12pt;"  &gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-8476649190745942983?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/8476649190745942983/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=8476649190745942983' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/8476649190745942983'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/8476649190745942983'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2010/05/certains-lecteurs-discrets-mont.html' title='5 mai, c&apos;est dans l&apos;invisible que je m&apos;affirme'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-2774487359116493620</id><published>2009-08-29T05:13:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T00:54:47.327-08:00</updated><title type='text'>Samedi 29 aout. Comme vous aimez les chiens!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SpkcfG81nNI/AAAAAAAAAeg/w0jZy5dhhQ0/s1600-h/27.A4flicchien.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 283px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SpkcfG81nNI/AAAAAAAAAeg/w0jZy5dhhQ0/s400/27.A4flicchien.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375358951010704594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il y a quelques jours, Rose voulut me trainer dans un bar pour me présenter quelques très anciennes connaissances. Ma curiosité l'emporta, et je ne pus m'empêcher d'accepter l'invitation. Je rencontrai Vermeille, jeune femme au nez troué d'une perle, très sympathique au demeurant, ainsi que deux de ses amies à la gaité contagieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques verres efficaces, je racontais la récente découverte (rapportée ici-même) de l'ouverture d'un hôpital psychiatrique pour chien près de Gibraltar, et demandai à ces jeunes érudites si ce genre de structure était commune chez vous. Vermeille, du haut de sa fascinante cloison nasale, me répondit que non, bien sûr, sans toutefois s'en étonner, et pour cause: voilà l'invention stupéfiante qu'elle me rapporta:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;h1 style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt; Oh my dog ! Le Parfum...&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;h2 style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; Description&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; Premier parfum sélectif haut de gamme et unisexe conçu pour toutes les races de chien, avec le même soin qu'un parfum pour enfant et testé avec une absolue rigueur scientifique. Chaque ingrédient a été minutieusement choisi pour faire perdurer les instants furtifs de complicité entre vous et votre animal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);" class="oritaleft"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; INNOCUITÉ OLFACTIVE ET CUTANÉE • TESTÉ SOUS CONTRÔLE VÉTÉRINAIRE ET DERMATOLOGIQUE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;h2 style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; Mode d'emploi&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; Vaporiser dans le creux des mains et appliquer en caressant le dos et les flancs • Vaporiser sur la brosse avant de coiffer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);" class="oritaleft"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; POUR USAGE EXTERNE UNIQUEMENT • TENIR HORS DE PORTÉE DES ENFANTS • NE PAS AVALER&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;h2 style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; Fragrance&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; La fraîcheur du Bois de Rose et de l'Oranger, la gourmandise de l'Osmanthus et du Freesia, la tendresse de la Vanille.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);" class="oritaleft"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; NE PROVOQUE NI REJET, NI ETERNUEMENT, NI LARMOIEMEMT, NI MISE EN QUARANTAINE.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-2774487359116493620?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/2774487359116493620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=2774487359116493620' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/2774487359116493620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/2774487359116493620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/08/samedi-29-aout-comme-vous-aimez-les.html' title='Samedi 29 aout. Comme vous aimez les chiens!'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SpkcfG81nNI/AAAAAAAAAeg/w0jZy5dhhQ0/s72-c/27.A4flicchien.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-8884468060374862923</id><published>2009-07-22T11:15:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T00:49:06.837-08:00</updated><title type='text'>mercredi 22 juillet, féminismes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SmdbMtL4CpI/AAAAAAAAAeY/h-UHQImhf8A/s1600-h/2.A4charria+-+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 283px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SmdbMtL4CpI/AAAAAAAAAeY/h-UHQImhf8A/s400/2.A4charria+-+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361354155253828242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chers lecteurs (?), excusez mon absence, due, comme toujours, à une intense perplexité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques jours, Germaude, une amie de Rose, exaspérée, me racontait qu’elle avait entendu une jeune femme corriger un "au revoir Madame" lancé à la hâte à son égard dans une boulangerie par un "MADEMOISELLE!" furibond et quasi violent, laissant ainsi la boulangère bégayante à son pain et à sa faute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours incapable de différencier les us louables des us choquants de votre étrange planète, jamais je n’aurais pu comprendre le paradoxe des sexes sans la colère de Germaude, que je remercie au passage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait n’est pas rare, il m’est arrivé de rencontrer plusieurs femmes s’offusquer ou rectifier aimablement, l'air de rien, presque machinalement, un "Madame". Ce n'est pas, il me semble, aussi anodin qu'elles veulent bien le croire. Je lisais encore hier -la question désormais me tourmente- que certaines de vos actrices décident de précéder leur patronyme d'un Mademoiselle qui ne correspond pas à leur état civil. Question de tradition, me dit-on: il y a quelques siècles, l’église aurait ôté aux actrices le droit de se marier. Soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avoue que je ne comprends pas très bien tout ceci. Si j’ai appris une chose en côtoyant vos livres, c’est que les mots ont un sens. Que signifie la présence, de nos jours, de cet usage vieux de plusieurs siècles? un usage qui, en plus, n’est régi par aucun texte légal?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour couronner ma perplexité, Rose m’a appris hier que, non contentes d’être réduites dans les mots au statut de mariée ou de non mariées, les femmes françaises perdent leur nom de famille avec joie une fois l’alliance au doigt. J’ai mis du temps à le croire. J’ai dû vérifier. Il disait vrai.&lt;br /&gt;J’ai relu attentivement vos livres d’histoire. Je n'ai pas trouvé les quelques lignes qui mentionnent une persistance de la tradition sémantique contre un progrès dans les faits du statut des femmes. Si elles ne sont pas dans le langage, où se trouvent les traces quotidiennes de ces progrès arrachés au prix de luttes historiques?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les détails me reviennent en bloc. Il y a peu, une jeune fille me lança un regard furieux lorsque, oublieux comme souvent des courtoisies élémentaires de votre Europe, je passai devant elle pour entrer dans un supermarché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les femmes sont des machos" décréta Germaude, comme possédée par la colère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui pourrait m’expliquer pourquoi ces femmes, dont bien souvent les mères ont combattu ici et là pour leurs droits civiques, ne peuvent s’empêcher d’éprouver du plaisir à l’idée, la plus infime et la plus inavouée soit-elle, d’être un peu, quand même, des objets fragiles à protéger, d’être un peu, quand même, définies par le mariage, d’être un peu, quand même, possédées par quelqu’un, par un homme?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque chose dont le fondement m’échappe vient caresser chez la femme, de nouveau, le sentiment sans doute confortable et rassurant qu’elle peut n’être réduite qu’à un statut de mère (car "c’est un travail à part entière!") et d’objet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Normes et pouvoir, forces chez vous hautement plus puissantes que la volonté individuelle, seraient-elles entrain de maintenir, par la voix des médias et tout en poussant à la natalité (chose que, par ailleurs, je ne m’explique pas, vu le contexte mondial, mais passons) des institutions qu’elles entendent sauvegarder pour des raisons purement économiques? Ou vos civilisations sont-elles ainsi faites qu’il faut toujours qu’une génération contredise l’autre dans un cercle infernal et sans issue possible? Ou bien alors, vous faut-il, une fois de plus dans cette époque étrange et goulue, tout à la fois, la tradition et la modernité, le pouvoir et l’oppression, la liberté et l’enfermement?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moins que vous ne soyez que des animaux et que votre "civilisation" soit pourrie, totalement et depuis le début. Car enfin, je me demande pourquoi, au lieu de creuser le sillon de leurs conquêtes sociales, les femmes rétrogradent aussi absolument, chipotent sur des détails lourds de sens et apprécient de temps en temps, pourquoi pas, être regardées comme des choses. Oui, je me dis alors avec tristesse que votre civilisation ne pourrait être, en fin de compte, qu'un énorme mensonge grimant les instincts fondamentaux de votre race : mettre bas, élever et mourir. Désir, plaisir et pensée ne pourraient être que des déguisements élaborés pour cacher l’essentiel de votre condition: copuler pour enfanter, et que le meilleur gagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non décidément, je ne comprends rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-8884468060374862923?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/8884468060374862923/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=8884468060374862923' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/8884468060374862923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/8884468060374862923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/07/mercredi-22-juillet-feminismes.html' title='mercredi 22 juillet, féminismes'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SmdbMtL4CpI/AAAAAAAAAeY/h-UHQImhf8A/s72-c/2.A4charria+-+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-1912187391506643859</id><published>2009-05-17T01:27:00.000-07:00</published><updated>2009-05-17T01:33:48.524-07:00</updated><title type='text'>Dimanche17 mai, vos us politiques</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_LvDRcZXI/AAAAAAAAAdo/gL3WU21SGiI/s1600-h/je+suis+beau+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 292px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_LvDRcZXI/AAAAAAAAAdo/gL3WU21SGiI/s400/je+suis+beau+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336708092650087794" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_LJRLIpbI/AAAAAAAAAdg/jC4TDF0SZkg/s1600-h/cartePS.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 286px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_LJRLIpbI/AAAAAAAAAdg/jC4TDF0SZkg/s400/cartePS.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336707443546695090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_K-2V5btI/AAAAAAAAAdY/SPK8EZQ5Nfc/s1600-h/carteparterre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 286px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_K-2V5btI/AAAAAAAAAdY/SPK8EZQ5Nfc/s400/carteparterre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336707264545386194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_K-jBBu0I/AAAAAAAAAdQ/2JfsQrZXNpw/s1600-h/carteobamareal.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 286px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_K-jBBu0I/AAAAAAAAAdQ/2JfsQrZXNpw/s400/carteobamareal.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336707259357576002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_K-ovmO6I/AAAAAAAAAdI/8Bog3N9-u-E/s1600-h/cartecongr%C3%A8s.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 286px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_K-ovmO6I/AAAAAAAAAdI/8Bog3N9-u-E/s400/cartecongr%C3%A8s.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336707260895083426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_K-cCkDVI/AAAAAAAAAdA/P4aGDvDp-vM/s1600-h/cartebushnonnes.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 286px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_K-cCkDVI/AAAAAAAAAdA/P4aGDvDp-vM/s400/cartebushnonnes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336707257484971346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_K-SNUw0I/AAAAAAAAAc4/OZCsQPV6eSU/s1600-h/carte+solitude.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 286px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_K-SNUw0I/AAAAAAAAAc4/OZCsQPV6eSU/s400/carte+solitude.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336707254845752130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_KeuItAgI/AAAAAAAAAcw/MaTRw0luSMw/s1600-h/carte+rencontresomm.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 286px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_KeuItAgI/AAAAAAAAAcw/MaTRw0luSMw/s400/carte+rencontresomm.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336706712586748418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-1912187391506643859?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/1912187391506643859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=1912187391506643859' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1912187391506643859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1912187391506643859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/05/dimanche17-mai-vos-us-politiques.html' title='Dimanche17 mai, vos us politiques'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_LvDRcZXI/AAAAAAAAAdo/gL3WU21SGiI/s72-c/je+suis+beau+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-3701820282582274745</id><published>2009-04-09T11:35:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T00:55:12.201-08:00</updated><title type='text'>Jeudi 10 avril, Gibraltar</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sd5E4ZoMOWI/AAAAAAAAAaw/9kZuL-wPoTk/s1600-h/pied+color%C3%A9+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 299px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sd5E4ZoMOWI/AAAAAAAAAaw/9kZuL-wPoTk/s400/pied+color%C3%A9+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5322767545341327714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a chez vous tellement de symboles! Gibraltar, ce petit sud de votre Europe, ce dard pointu, était, il y a peu (tout étant relatif chez moi), la limite du monde connu. Franchir les colonnes d'Hercule était inconcevable, voire très mal vu. On vous promettait le fleuve de l'enfer, son passeur au regard immonde et l'oubli éternel. Il semblerait que les choses n'aient pas trop bougé depuis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui change, en revanche, et je l'observe partout, c'est la pudeur des hommes. Il  a sept ans, non loin de cette pointe où, entre singes de rochers et chaussures vomies par les vagues on ne trouve que du vent, un hôpital psychiatrique pour chiens a vu le jour. Je ne sais pas quoi dire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-3701820282582274745?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/3701820282582274745/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=3701820282582274745' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/3701820282582274745'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/3701820282582274745'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/04/jeudi-10-avril-gibraltar.html' title='Jeudi 10 avril, Gibraltar'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sd5E4ZoMOWI/AAAAAAAAAaw/9kZuL-wPoTk/s72-c/pied+color%C3%A9+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-1692903018743538128</id><published>2009-03-25T10:09:00.000-07:00</published><updated>2009-03-25T10:11:50.484-07:00</updated><title type='text'>Mercredi 25 mars, le printemps attendra</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Scplpmw0_7I/AAAAAAAAAao/T5VF6lrG-Bc/s1600-h/tour.regard+copie"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 306px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Scplpmw0_7I/AAAAAAAAAao/T5VF6lrG-Bc/s400/tour.regard+copie" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317174075518681010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-1692903018743538128?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/1692903018743538128/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=1692903018743538128' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1692903018743538128'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1692903018743538128'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/03/mercredi-25-mars-le-printemps-attendra.html' title='Mercredi 25 mars, le printemps attendra'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Scplpmw0_7I/AAAAAAAAAao/T5VF6lrG-Bc/s72-c/tour.regard+copie' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-1751873035153917209</id><published>2009-03-22T13:08:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T00:43:13.360-08:00</updated><title type='text'>dimanche 22 mars, l'aventure sans l'aventure/3</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Scafe7hQBEI/AAAAAAAAAag/q71Ly-uVqlI/s1600-h/cannes+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 352px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Scafe7hQBEI/AAAAAAAAAag/q71Ly-uVqlI/s400/cannes+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316111763879494722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le temps passe sur la peur et le désir des Hommes. La mort s’éloigne de vos villes, la vie fait semblant d’exister.&lt;br /&gt;Le ton est donné, excusez ma terreur. Je voudrais encore parler des naissances simultanées de consommateurs de tragédie. Sont-elles la marque d'un ennui profond ou d'un désespoir qui ne dit pas son nom ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La guerre, les catastrophes climatiques et autres, le risque de mourir demain de froid, de torture, dans une voiture ou un avion, toutes ces choses possibles ont déserté le champ de vos possibles pour ne vibrer que dans votre téléviseur ou sur un écran de cinéma. Vous enviez les personnages qui vivent en ellipses et rebondissements, vous enviez leur réel comme si vous n'en aviez pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce vous massif ne veut rien dire, évidemment, il englobe le Nord de la terre (ce que vous appelez le Nord) et ceux d’entre vous que la vie ennuie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà ce que j'ai appris hier. En Amérique du Nord, il est possible, depuis peu, d’orchestrer sa propre arrestation. Une liste d’options permet de choisir le procédé : couché à terre violemment, avec ou sans injures, avec ou sans coups, avec ou sans interrogatoire, musclé ou cérébral (l’interrogatoire), pistolet braqué sur la tempe ou entre les omoplates... Il s'agirait ici de "voir ce que ça fait".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En désirant vivre les émotions dignes d'une fiction, en rêvant de vie toujours intense où les évènements ne laissent pas de répit, vous oubliez que vous êtes, vous aussi, vivants au creux d’une réalité qui ne manque pas de prétextes pour se révolter, chanter, courir, pleurer... comme dans les films, mais sans doute en moins rapide, et, surtout, sans la certitude rassurante que tout finira bien, ou finira simplement sans vous atteindre. Encore une fois l'aventure sans l'aventure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je résume, vous désirez vivre beaucoup, vite, sentir énormément, "ressentir" comme vous dîtes, mais sans être atteint par la vie et les risques de la vie (comme mourir par exemple)...&lt;br /&gt;Alors que ressent-on lorsque l'émotion est fabriquée ? A t-on l'expérience de la peur en jouant la peur ? L'expérience du désir en jouant le désir ? L'expérience de l'instinct de survie en jouant à peine la vie ?&lt;br /&gt;à suivre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-1751873035153917209?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/1751873035153917209/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=1751873035153917209' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1751873035153917209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1751873035153917209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/03/dimanche-22-mars-laventure-sans.html' title='dimanche 22 mars, l&apos;aventure sans l&apos;aventure/3'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Scafe7hQBEI/AAAAAAAAAag/q71Ly-uVqlI/s72-c/cannes+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-4037826272032556740</id><published>2009-03-14T11:27:00.000-07:00</published><updated>2009-03-14T12:04:53.403-07:00</updated><title type='text'>Samedi 14 mars, de la part de Rose</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sbv5K8mjWrI/AAAAAAAAAaY/J92R-nTQc14/s1600-h/regardfleuv2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 284px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sbv5K8mjWrI/AAAAAAAAAaY/J92R-nTQc14/s400/regardfleuv2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313114151875467954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je me permets de prendre la parole ici, une fois n'est pas coutume, pour m’excuser auprès des lecteurs de ce blog, que je sais par ailleurs peu nombreux. Depuis un certain temps, Raymonde dessine, prend des photos et regarde des séries policières. Il a, dans le même mouvement, congédié les mots. C’est de ma faute, je n’aurais pas dû lui faire regarder "Elephant" sans le mettre en garde, sans lui expliquer que le film était basé sur un fait réel, sans le préparer, en somme.&lt;br /&gt;Après avoir vu le film, il a dit "quelle imagination vous avez! ". Je confesse que j'ai aimé le voir croire que c'était inventé. Bref&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; tout allait bien jusqu’au lendemain, jour où ce jeune allemand a déconné en vrai.&lt;br /&gt;En temps normal il aurait fallu une journée, tout au plus, pour qu’il se "recompose", comme il le dit lui-même après un choc. Le fait d’avoir vu cette fiction juste avant d’entendre la réalité à la radio l’a littéralement délocalisé. Il attend, je crois, que le réel l’étreigne à nouveau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et la mort d'Alain Bashung, qu'il vient d'apprendre, finit de l'effondrer. C'est avec lui, je ne sais s'il l'a écrit ici, qu'il a appris le français.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Je joins ici une photo qu’il a prise aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Signé : l’ami Rose&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-4037826272032556740?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/4037826272032556740/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=4037826272032556740' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/4037826272032556740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/4037826272032556740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/03/samedi-14-mars-de-la-part-de-rose.html' title='Samedi 14 mars, de la part de Rose'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sbv5K8mjWrI/AAAAAAAAAaY/J92R-nTQc14/s72-c/regardfleuv2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-6039650243569925879</id><published>2009-03-13T14:08:00.000-07:00</published><updated>2009-03-13T14:10:14.178-07:00</updated><title type='text'>vendredi 13 mars, encore la grande ville</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SbrLhzoWc6I/AAAAAAAAAaI/yv5Q8Vfvgvo/s1600-h/fouleparis2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 279px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SbrLhzoWc6I/AAAAAAAAAaI/yv5Q8Vfvgvo/s400/fouleparis2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312782492092494754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SbrLa13ietI/AAAAAAAAAaA/j_QL78cF6Dg/s1600-h/jeune+chien+hotelville.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 237px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SbrLa13ietI/AAAAAAAAAaA/j_QL78cF6Dg/s400/jeune+chien+hotelville.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312782372433984210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-6039650243569925879?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/6039650243569925879/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=6039650243569925879' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6039650243569925879'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6039650243569925879'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/03/vendredi-13-mars-encore-la-grande-ville.html' title='vendredi 13 mars, encore la grande ville'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SbrLhzoWc6I/AAAAAAAAAaI/yv5Q8Vfvgvo/s72-c/fouleparis2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-8276714216906607260</id><published>2009-03-11T15:30:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T15:32:10.643-07:00</updated><title type='text'>Mercredi 11 mars</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sbg7tFGMSOI/AAAAAAAAAZ4/Cfs8OA8olQY/s1600-h/tristess+et+bus.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 298px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sbg7tFGMSOI/AAAAAAAAAZ4/Cfs8OA8olQY/s400/tristess+et+bus.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312061406131800290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-8276714216906607260?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/8276714216906607260/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=8276714216906607260' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/8276714216906607260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/8276714216906607260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/03/mercredi-11-mars.html' title='Mercredi 11 mars'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sbg7tFGMSOI/AAAAAAAAAZ4/Cfs8OA8olQY/s72-c/tristess+et+bus.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-6009772160499924839</id><published>2009-03-08T11:39:00.000-07:00</published><updated>2009-03-08T11:42:01.666-07:00</updated><title type='text'>Dimanche 7 mars, foule d'aujourd'hui</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SbQRH0NKuDI/AAAAAAAAAZw/5yt5e94Lwn8/s1600-h/foule+paris+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 283px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SbQRH0NKuDI/AAAAAAAAAZw/5yt5e94Lwn8/s400/foule+paris+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310888686547286066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-6009772160499924839?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/6009772160499924839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=6009772160499924839' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6009772160499924839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6009772160499924839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/03/dimanche-7-mars-foule-daujourdhui.html' title='Dimanche 7 mars, foule d&apos;aujourd&apos;hui'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SbQRH0NKuDI/AAAAAAAAAZw/5yt5e94Lwn8/s72-c/foule+paris+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-8254962950423836041</id><published>2009-02-26T12:42:00.001-08:00</published><updated>2009-02-26T12:50:15.103-08:00</updated><title type='text'>mercredi 25 février, visiteurs/1</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SacAZGJh9PI/AAAAAAAAAZg/DOuSdJOBy7I/s1600-h/touriste+rougeparis.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 323px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SacAZGJh9PI/AAAAAAAAAZg/DOuSdJOBy7I/s400/touriste+rougeparis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307211117026735346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SacATujIZOI/AAAAAAAAAZY/iCFDcCBwFxg/s1600-h/touristebonnet+Paris.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SacATujIZOI/AAAAAAAAAZY/iCFDcCBwFxg/s400/touristebonnet+Paris.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307211024792315106" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SacAJt0EEDI/AAAAAAAAAZQ/fQBdPu4FuYU/s1600-h/touristecouple+et+regard.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 312px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SacAJt0EEDI/AAAAAAAAAZQ/fQBdPu4FuYU/s400/touristecouple+et+regard.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307210852796207154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SacABm4t8HI/AAAAAAAAAZI/3PbWkGvCQ9o/s1600-h/touriste+proch.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 299px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SacABm4t8HI/AAAAAAAAAZI/3PbWkGvCQ9o/s400/touriste+proch.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307210713497727090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab_x3IiY5I/AAAAAAAAAZA/YC-eqP-m9JA/s1600-h/touristphot.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 289px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab_x3IiY5I/AAAAAAAAAZA/YC-eqP-m9JA/s400/touristphot.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307210442981139346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab_pTnReLI/AAAAAAAAAY4/Myp1OlP9cRU/s1600-h/touristfamillephot.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 290px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab_pTnReLI/AAAAAAAAAY4/Myp1OlP9cRU/s400/touristfamillephot.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307210296007424178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab_j3ZCDAI/AAAAAAAAAYw/LxqGtkz5EuU/s1600-h/touristetrio1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 360px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab_j3ZCDAI/AAAAAAAAAYw/LxqGtkz5EuU/s400/touristetrio1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307210202532154370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab_cbNO-KI/AAAAAAAAAYo/VEmFDDLLTZU/s1600-h/touristetrio2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 298px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab_cbNO-KI/AAAAAAAAAYo/VEmFDDLLTZU/s400/touristetrio2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307210074707392674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab_WquYAHI/AAAAAAAAAYg/UKHveg1NEto/s1600-h/touristetrio3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 302px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab_WquYAHI/AAAAAAAAAYg/UKHveg1NEto/s400/touristetrio3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307209975793713266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab_RI8SW9I/AAAAAAAAAYY/OOcjgR9I24Q/s1600-h/touristetrio4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 332px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab_RI8SW9I/AAAAAAAAAYY/OOcjgR9I24Q/s400/touristetrio4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307209880825912274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab_GiJoniI/AAAAAAAAAYQ/vjD4cwR1vAk/s1600-h/touristejaponaises.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 313px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab_GiJoniI/AAAAAAAAAYQ/vjD4cwR1vAk/s400/touristejaponaises.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307209698614222370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab-41S4hVI/AAAAAAAAAYI/ED8XoPPiYDw/s1600-h/touristanglais.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 280px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sab-41S4hVI/AAAAAAAAAYI/ED8XoPPiYDw/s400/touristanglais.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307209463235118418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-8254962950423836041?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/8254962950423836041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=8254962950423836041' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/8254962950423836041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/8254962950423836041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/02/mercrdi-25-fevrier-visiteurs1.html' title='mercredi 25 février, visiteurs/1'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SacAZGJh9PI/AAAAAAAAAZg/DOuSdJOBy7I/s72-c/touriste+rougeparis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-5470977571119369680</id><published>2009-02-12T10:02:00.000-08:00</published><updated>2010-11-15T10:48:00.756-08:00</updated><title type='text'>Jeudi 12 février, cas 2: les favelas.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SZSF7Yj4amI/AAAAAAAAAXo/aShXGU0DGCI/s1600-h/15.bulbes+en+danger+copie"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 271px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SZSF7Yj4amI/AAAAAAAAAXo/aShXGU0DGCI/s400/15.bulbes+en+danger+copie" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5302009916573641314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous avez sur votre monde des cités construites avec presque rien. Chaque pays a ses bidonvilles, chaque pays leur donne un nom différent. Votre vocabulaire assez restreint (comme je l'ai déjà dit ici) ne s'est donné la peine de retenir que les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;favelas&lt;/span&gt; brésiliennes, appelées ainsi par leurs premiers habitants à cause d'une plante fleurie, la favela, qui poussait un peu plus loin, vers Bahia, sur une colline qui ressemblait à celles de Rio. Origine quelque peu étrange -le nom scientifique de la favela (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;jatropha&lt;/span&gt;) dérive du grec "médecin" et "nourriture"-   pour un endroit qui manque singulièrement de nourriture et de docteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. J'ai appris que la visite des favelas cariocas était devenue incontournable, à pieds ou en jeep, au même titre qu'un monument. S'agit-il pour vous de voir "en vrai" la misère, la saleté la cruauté?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne comprends pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme avec les requins, que vous allez observer soit-disant pour constater qu'ils ne sont pas si méchants, les agences touristiques expliquent qu'elles ont créé les "favela tour" pour montrer (en trois heures) la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;réalité&lt;/span&gt; des favelas dont les habitants travaillent et gagnent leur pain comme tout le monde, pour montrer que la plupart n’ont pas d’armes et ne se droguent pas, ce qui est sans doute vrai. Mais après cette belle justification, ils ajoutent "il est déconseillé de s'y aventurer seul". Et quand certaines d'entres elles poussent leur action pédagogique jusqu'à faire rencontrer aux touristes des chefs de gangs, option facultative augmentant le prix de la visite, je me mets à douter sérieusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le succès de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Cité de Dieu&lt;/span&gt;, un film "violent et beau" a, semble-t-il, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;boosté&lt;/span&gt; la demande. Et les quinze premières minutes du film &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hulk&lt;/span&gt;, que j'ai vu l'autre soir avec Rose, se déroulent aussi dans une favela, cachette idéale pour un homme traqué et labyrinthe exceptionnel pour qui aime les courses-poursuites au milieu des cris des pauvres.&lt;br /&gt;C'est la violence qui vous attire, j'en suis sûr. Avec ses flingues, ses hommes dangereux, ses requins, sa jungle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne comprends pas où ce désir de frisson, de vertige prend racine. Votre vie vous ennuie-t-elle à ce point qu’il vous faille observer son exact opposé et tâter la misère, la mort possible, la peur que vous n'éprouverez jamais ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai posé la question a Luzerde et Karl, amis de Rose férus d’ailleurs, qui, après moulte babils sur la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;réalité&lt;/span&gt; de la télévision à vérifier, disaient-ils, quoiqu’il arrive (ce mot &lt;span style="font-style: italic;"&gt;réalité&lt;/span&gt;, je ne le comprends plus très bien car selon moi, Luzerde et Karl veulent vivre des émotions aussi fortes et aussi rapides que celles qu’ils voient dans la télévision, et au final ils ne vivent rien parce qu’ils sont sans cesse dans le fantasme, mais passons), ils ont fini par lancer :&lt;br /&gt;"Les pauvres sont plus heureux que nous !"&lt;br /&gt;(jolie façon que vous avez, toujours, de dénouer la culpabilité.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande ce qu'ils diraient après avoir visité un bidonville danois, où en plus d’être pauvres, les hommes ont constamment froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande si un folklore de la misère au soleil n’est pas entrain de germer en vous, linge suspendu caressé par le vent, chaleur torride, musique incessante, bronzage involontaire et vue sur la mer (du haut des collines, quel panorama!), maisons multicolores et pas si inconfortables, cris des enfants, un peu de violence, oui, car l'homme reste homme, vieilles femmes ridées par la vie mais toujours souriantes, etc... Une représentation qui vous rassure car elle permet, je crois, d'éviter &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la réalité&lt;/span&gt;. La nuance vous horripile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudain je me prends à inverser la donne. Que penserait un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;favelado&lt;/span&gt; après avoir visité ne serait-ce que la ville cossue aux pieds de sa colline, que serait pour lui&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;la réalité&lt;/span&gt; des riches ?&lt;br /&gt;"Ils sont plus heureux que nous !" dirait-il, sans aucun doute possible.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-5470977571119369680?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/5470977571119369680/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=5470977571119369680' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5470977571119369680'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5470977571119369680'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/02/jeudi-12-fevrier-cas-2-les-favelas.html' title='Jeudi 12 février, cas 2: les favelas.'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SZSF7Yj4amI/AAAAAAAAAXo/aShXGU0DGCI/s72-c/15.bulbes+en+danger+copie' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-6017163153792907816</id><published>2009-02-09T09:42:00.000-08:00</published><updated>2010-11-16T00:39:34.231-08:00</updated><title type='text'>Lundi 9 février, cas 1 : les requins.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SZBrrYZ_vxI/AAAAAAAAAXg/Vk-aKfgi0FM/s1600-h/7.Ihate+me+2+-+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 257px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SZBrrYZ_vxI/AAAAAAAAAXg/Vk-aKfgi0FM/s400/7.Ihate+me+2+-+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300855154445106962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le monde est plein d’hommes et de femmes qui souffrent réellement et d’hommes et de femmes qui voudraient bien savoir ce que ça fait de souffrir réellement. Simple jalousie ou ennui profond, ces derniers m’intéressent. Ils en ont faim, ils en ont soif. La mort possible étant introuvable au quotidien, ils vont la chercher ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette semaine sera dédiée à ce phénomène, avec, en filigrane obligé, la fiction, drogue moderne, médium indispensable entre vous et la violence. Grâce à elle, l’homme croit, l’homme joue, et, paradoxalement, l’homme croit qu’il ne joue pas, l’homme croit qu’il vit ("une expérience extraordinaire").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. Ce lundi sera dédié aux requins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un reportage, l’autre jour, montrait, en Polynésie française, un jeune blond faisant visiter les récifs de corail pétris de requins-citrons à des touristes. Ce n’est pas le premier reportage de ce type que je vois dans votre télévision, non. De plus en plus de touristes désirent plonger avec les requins de toutes sortes, selon la spécialité du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bateau s’en va au large, moteur à fond. Appâtés par des têtes de thon, mets particulièrement odorant, les dits requins approchent, voient des hommes palmés les regarder et la plupart du temps s’en retournent. Des accidents surviennent parfois, car les requins ont faim. Dans certaines régions, ils assimilent le bruit du moteur puis les têtes de thon (immangeables puisqu’elles sont dans un panier) et enfin les hommes à un bon repas. Ils s’habituent à votre goût. Comment les-en blâmer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune blond parlait de "rencontre" avec les requins. Je me suis étonné. Les requins, eux, ont-ils rencontré ce jeune blond ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’en viens à mon fait. Pourquoi les hommes ne vont-ils pas observer les mérous ou même les dauphins, ces tendres mammifères si doux et si attirants qu’on les portait en pendentif il y a encore dix ans ? Pourquoi les requins sont-ils les héros de vos chaînes animalières autant que de vos voyages ? Le blond avait beau expliquer que les requins sont des êtres à redécouvrir, à protéger, mauvais dans le seul cas où on les attaque, inoffensifs et paisibles quand on les respecte (pardon, mais qui respecte un poisson ?), son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;business&lt;/span&gt; ne marche que parce que les requins sont "les dents de la mer", et il le sait. Le requin est la quintessence de l’animalité au sens où vous entendez ce mot : imprévisible, sauvage, sans pitié, sans foi, immonde prédateur. Comme tous les animaux du reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais vous ne faites pas d’expédition pour approcher les orques. Non, l’orque est un gentil, avec sa  tête de bon bougre, doux et bonhomme (alors qu’il est au moins aussi "sanguinaire" que le requin). La figure du requin, en revanche, est un spectacle effrayant, caricature du mal : sa gueule aiguisée et hideuse montre à qui veut bien les voir un panel atroce de dents pointues, mais c’est surtout son regard avec ses petits yeux sans fond, sans âme, qui vous glace. Le requin est un poisson qui ressemble aux mammifères, et c’est ça qui vous le rend aussi familier et aussi étranger. Anthropocentrisme. Je cherchais le mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe donc en ce monde de "vrais" êtres sans scrupules, mangeurs d’hommes et qui ne s’en cachent pas, et qui n’essayent pas de paraître bons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’occidental est attiré par la violence et la sauvagerie qu’il sait avoir en lui, profondément. Il veut "voir ça". Voir les requins « en vrai » lui donne la sensation de vivre, de craindre, et surtout de tester son propre héroïsme. Craindre et dépasser la crainte. Est-ce vraiment cela ? Je dis l’occidental, car dans ce même reportage, un polynésien expliquait que cette vision des choses était difficile à comprendre pour lui. Lorsque les polynésiens, traditionnellement pêcheurs, voient un poisson, ils se demandent, très concrètement "quand est-ce qu’on le mange ?".&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-6017163153792907816?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/6017163153792907816/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=6017163153792907816' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6017163153792907816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6017163153792907816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/02/lundi-9-fevrier-cas-1-les-requins.html' title='Lundi 9 février, cas 1 : les requins.'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SZBrrYZ_vxI/AAAAAAAAAXg/Vk-aKfgi0FM/s72-c/7.Ihate+me+2+-+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-5155252143994509795</id><published>2009-01-29T23:24:00.001-08:00</published><updated>2009-01-29T23:47:05.046-08:00</updated><title type='text'>Vendredi 30 janvier, la politique me fascine</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SYKwcvdAhXI/AAAAAAAAAXI/omv7WVGyRZQ/s1600-h/parti+socialist2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 288px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SYKwcvdAhXI/AAAAAAAAAXI/omv7WVGyRZQ/s400/parti+socialist2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5296990119562085746" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tous ces hommes et ces femmes déguisés en guerriers !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-5155252143994509795?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/5155252143994509795/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=5155252143994509795' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5155252143994509795'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5155252143994509795'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/01/vendredi-30-janvier-la-politique-me.html' title='Vendredi 30 janvier, la politique me fascine'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SYKwcvdAhXI/AAAAAAAAAXI/omv7WVGyRZQ/s72-c/parti+socialist2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-671753553901255541</id><published>2009-01-29T07:52:00.000-08:00</published><updated>2010-11-16T00:45:37.163-08:00</updated><title type='text'>jeudi 29 Janvier, le sport</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SYHeJnM3n2I/AAAAAAAAAWQ/iSkfjePtrMI/s1600-h/courseathl+-+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 314px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SYHeJnM3n2I/AAAAAAAAAWQ/iSkfjePtrMI/s400/courseathl+-+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5296758893487562594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je me demande bien pourquoi vous aimez tant regarder courir vos semblables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans leurs maillots d'athlètes, au coeur de la télévision, ils courent. A la poursuite ou à la défense d'objets ronds, ovales (jamais d'angles, jamais!), rebondissants ou légers, munis d'instruments quoiqu'il arrive, chaussures cramponnées, raquettes, bâtons, la vitesse avec laquelle ils s'exécutent, quoiqu'ils fassent, d'un point à l'autre du champs visuel, vous fascine. La hauteur aussi vous fascine, et parfois la force, bien que cette dernière, le plus souvent, vous effraie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-671753553901255541?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/671753553901255541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=671753553901255541' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/671753553901255541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/671753553901255541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/01/jeudi-29-janvier-le-sport.html' title='jeudi 29 Janvier, le sport'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SYHeJnM3n2I/AAAAAAAAAWQ/iSkfjePtrMI/s72-c/courseathl+-+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-926231085766164442</id><published>2009-01-10T09:37:00.000-08:00</published><updated>2009-01-10T09:39:25.679-08:00</updated><title type='text'>samedi 10 janvier, foi</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SWjdME6pC-I/AAAAAAAAAVg/0iIQ4UpCo50/s1600-h/mosqu%C3%A9e+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 271px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SWjdME6pC-I/AAAAAAAAAVg/0iIQ4UpCo50/s400/mosqu%C3%A9e+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289720961894517730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-926231085766164442?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/926231085766164442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=926231085766164442' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/926231085766164442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/926231085766164442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/01/samedi-10-janvier-foi.html' title='samedi 10 janvier, foi'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SWjdME6pC-I/AAAAAAAAAVg/0iIQ4UpCo50/s72-c/mosqu%C3%A9e+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-6390597447213471855</id><published>2009-01-07T05:44:00.000-08:00</published><updated>2009-01-07T05:49:41.103-08:00</updated><title type='text'>Mercredi 7 janvier, ONU</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SWSyu6bAgyI/AAAAAAAAAVY/liWSGeCvmus/s1600-h/sommet.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 290px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SWSyu6bAgyI/AAAAAAAAAVY/liWSGeCvmus/s400/sommet.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5288548381466067746" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-6390597447213471855?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/6390597447213471855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=6390597447213471855' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6390597447213471855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6390597447213471855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2009/01/mercredi-7-dcembre-onu.html' title='Mercredi 7 janvier, ONU'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SWSyu6bAgyI/AAAAAAAAAVY/liWSGeCvmus/s72-c/sommet.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-5683210264790941709</id><published>2008-12-22T09:12:00.000-08:00</published><updated>2008-12-22T09:15:17.894-08:00</updated><title type='text'>lundi 22 décembre, parti socialiste</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SU_K_Mzd1vI/AAAAAAAAAVQ/4VXmbqFKwK8/s1600-h/congr%C3%A8s.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 296px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SU_K_Mzd1vI/AAAAAAAAAVQ/4VXmbqFKwK8/s400/congr%C3%A8s.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5282664075046541042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-5683210264790941709?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/5683210264790941709/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=5683210264790941709' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5683210264790941709'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5683210264790941709'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/12/lundi-22-dcembre-parti-socialiste.html' title='lundi 22 décembre, parti socialiste'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SU_K_Mzd1vI/AAAAAAAAAVQ/4VXmbqFKwK8/s72-c/congr%C3%A8s.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-1675909342810419480</id><published>2008-12-07T06:44:00.001-08:00</published><updated>2009-01-10T10:16:39.984-08:00</updated><title type='text'>Dimanche 7 décembre, force de l'ordre</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SWjmAVUjXsI/AAAAAAAAAV4/jc5CXymO6oQ/s1600-h/CRSSS+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 283px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SWjmAVUjXsI/AAAAAAAAAV4/jc5CXymO6oQ/s400/CRSSS+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289730655744384706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/STvhi8PvLLI/AAAAAAAAAVI/TG8zfqWCqNw/s1600-h/Crs+%C3%A9toiles.jpeg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-1675909342810419480?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/1675909342810419480/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=1675909342810419480' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1675909342810419480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1675909342810419480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/12/dimanche-7-dcembre-forces-de-lordre.html' title='Dimanche 7 décembre, force de l&apos;ordre'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SWjmAVUjXsI/AAAAAAAAAV4/jc5CXymO6oQ/s72-c/CRSSS+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-3281869795139917716</id><published>2008-11-22T11:46:00.000-08:00</published><updated>2010-11-16T00:46:40.645-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='culture'/><title type='text'>Samedi 22 novembre, carmencita</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_OtJZ6eSI/AAAAAAAAAeA/VbZu-_HzLDI/s1600-h/carteflamenco.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 286px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_OtJZ6eSI/AAAAAAAAAeA/VbZu-_HzLDI/s400/carteflamenco.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336711358471371042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ce soir mon ami Rose est allé dormir avec son amie Mérédite. Seul dans son appartement abandonné, frileux et pétri de bêtise, j’essaye de composer des poèmes à la manière de Verlaine. Les portes étroites, malheureusement, ne s’ouvrent ni ne chancèlent. La télévision non plus ne m’a pas convaincu. Après quelques tours sur moi-même, j’ai fini par écouter tous les disques de Rose. Et j’ai entendu &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Carmen&lt;/span&gt;. Musique merveilleuse, passion, amours impossibles, sauvagerie des femmes brunes, épaisse niaiserie du livret. Me voilà grandement intrigué par l’origine de vos romantiques points de vues quant aux pays situés à votre sud. Vos représentations des pays plus chauds, plus pauvres et plus joyeux (car je sais que vous aimez croire que la misère serait moins pénible au soleil) viennent donc de ce siècle mièvre, chantant l’extrême et onctueuse solitude -voire le suicide parmi les brumes rouges vif d’un ciel sans dieu- de l’homme qui n’a plus rien à découvrir que lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc en ce siècle-là, pétri de vanité délétère, où seul un coucher de soleil suffisait à vous faire croire que vous étiez seuls au monde, que viennent vos boursouflures du moi et la certitude qu'il faut souffrir pour bien aimer, pour bien créer, pour bien chanter. Quelle découverte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Pour bien comprendre, j’ai feuilleté le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage en Espagne&lt;/span&gt;, de Théophile Gaultier, premier grand récit touristique français s’il en est. C’est édifiant. Je vous épargne ici la longue description d’une simple paupière espagnole, velours noir et sensuel battant langoureusement, au ralenti, dans le seul but d’anéantir l’homme venu du Nord, de le faire fondre de passion. Je préfère, pour rester dans le goût de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Carmen&lt;/span&gt;, retranscrire ici une description qui m’a beaucoup amusé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Les Gitanas » vendent des amulettes, disent la bonne aventure et pratiquent les industries suspectes habituelles aux femmes de leur race : j’en ai vu peu de jolies, bien que leurs figures fussent remarquables de type et de caractère. Leur teint basané fait ressortir la limpidité de leurs yeux orientaux dont l’ardeur est tempérée par je ne sais quelle tristesse mystérieuse, comme le souvenir d’une patrie absente et d’une ardeur déchue. Leur bouche, un peu épaisse, fortement colorée, rappelle l’épanouissement des bouches africaines ; la petitesse du front, la forme busquée du nez, accusent leur origine commune avec les tziganes de Valachie et de Bohème, et tous les enfants de ce peuple bizarre (...). Presque toutes ont dans le port une telle majesté naturelle, une telle franchise d’allure, elles sont si bien assises sur leurs hanches, que, malgré leurs haillons, leur saleté et leur misère, elles semblent avoir la conscience de l’antiquité et de la pureté de leur race vierge de tout mélange(...) &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel siècle incroyable ! Un peu plus loin, le même Gaultier décrit le flamenco et le compare à vos ballets. Ces derniers sont décrits comme des horreurs insipides et serrées, fades, si fades face au flamenco, cette danse si brute. Aujourd’hui encore, toute forme spectaculaire, dès lors qu’elle vient d’ailleurs, est forcément plus &lt;span style="font-style: italic;"&gt;instinctive&lt;/span&gt;, en l'occurrence plus sauvage et par conséquent plus belle que celles que votre histoire a forgé. Excusez-moi, mais ne peut-on pas apprécier à la fois le flamenco et le ballet ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce siècle qui se vomissait vient, je crois, cette constante auto-critique issue d’un sentiment de culpabilité quant au rationalisme qui vous fonde (bien souvent, vous vous excusez de trop réfléchir). Mais tout est plus complexe, car du siècle précédent est restée, tenace, la prétention bouffie, elle aussi originelle, de croire que vous êtes les seules lumières au monde à réfléchir comme il faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décidément je ne comprends pas tout, assurément certains maillons de vos structures internes me sont inconnus. Mais la manière dont vous voyagez est encore teintée de cet exotisme rampant, condition de votre évasion semble t-il, exotisme lui-même doublé de gloire du moi qu’assure n’importe quel coucher de soleil pour peu que vous soyez, à cet instant où le soleil décline derrière la montagne effrontée, à l’intérieur de vous-même, toujours, regardant l’homme en vous qui voit l’humanité en lui se coucher. Luxe calme et volupté ne vous appartiennent jamais, une distance littéraire, publicitaire, vous éloigne de cet idéal. C’est l’autre, celui que vous jouez à être, celui que vous regardez être, qui les ressent pleinement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes les héros, quoiqu’il advienne, de toute histoire. Les habitants de l’époque romantique avaient Friedrich et autres peintres pour leur montrer la pause, et vous avez la télévision, vous poursuivant jusque dans vos voyages réels. Nulle expérience, nulle révélation, la triste fiction s’est emparée des sentiments que vous rêvez d’éprouver.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-3281869795139917716?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/3281869795139917716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=3281869795139917716' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/3281869795139917716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/3281869795139917716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/11/samedi-22-novembre-carmencita.html' title='Samedi 22 novembre, carmencita'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_OtJZ6eSI/AAAAAAAAAeA/VbZu-_HzLDI/s72-c/carteflamenco.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-5215231598843826880</id><published>2008-11-10T01:59:00.000-08:00</published><updated>2010-11-16T00:47:16.171-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='couleurs'/><title type='text'>Dimanche 9 novembre, couleur d'Obama</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_QV_rPK-I/AAAAAAAAAeI/MmnvE2EJvUs/s1600-h/obama+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_QV_rPK-I/AAAAAAAAAeI/MmnvE2EJvUs/s400/obama+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336713159745940450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;Je me suis promené aujourd’hui, aux côtés de Rose, dans votre grande capitale. Une après-midi d’automne comme je les aime. Et le soleil déclina.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Tiens, c’est déjà la nuit", me dit Rose. "Non, c’est encore le jour", lui rétorquai-je.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous entrâmes au creux d’un débat infini, universel, sans originalité semble–t-il, jusqu’à ce que la nuit tombe définitivement. Nous étions en réalité entre deux, entre chien et loup, nulle part, dans cette sensation diffuse que justement rien ne peut nommer, là où fin et début, noir et le blanc, chaud et froid se mêlent, sensation si perceptible en automne, et que votre Verlaine a si bien chantée (vos poètes sont si sensibles à l’infinie et savoureuse complexité des choses simples !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir d’une certaine heure, chaque minute nuance la couleur de votre ciel. A peine nommée, elle se métamorphose. Cet état des choses vous trouble: il ne fixe rien, il fait fuir les adjectifs. L’entre-deux est pour vous définitivement immonde.&lt;br /&gt;Innommable ou ardu à nommer, il vous dégoûte. Votre jugement, si prompt à repérer les couleurs simples car elles sont plus faciles à retenir, à simplifier les caractères d’une nation ou d’une région pour les mêmes raisons, trouve sans doute moins fatiguant d’encercler l’autre, lui-même, le monde, dans un territoire connu, reconnaissable, d’avance rassurant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme a été élu par les citoyens de l’autre côté du grand océan. Ici, dans vos villes, on est heureux parce que ce président est noir. Mais cet homme, et j’en reviens à votre insensibilité croissante face aux nuances des couleurs du langage, n’est pas noir. Il est ontologiquement noir et blanc. Je dirais même qu’il est un produit du noir et du blanc. En peinture, nous voilà avec un gris. Il y a tellement de gris ! Des anthracites, des taupes, des bétons... Mêlez donc du marron à du blanc (lui même étant cassé...), vous obtiendrez autant de possibilités que de pigments ajoutés, multipliées par deux. Mes mathématiques ont toujours été faibles, mais il me semble que nous sommes maintenant en présence d’un chiffre énorme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Barak américain est, je vous l’accorde, avant tout un symbole, mais il y a, je crois, des raisons de s’inquiéter quant à la faiblesse de votre vocabulaire. Car enfin cet homme, par le truchement des gamètes, avait autant de chances de naître un peu plus noir ou totalement blanc. Cet homme, non, n’est pas noir. Qui peut dire qu’il le soit ? Si Verlaine était là...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis renseigné, très rapidement, toute cette semaine, sur vos façons d’aborder, ici et ailleurs, la couleur des hommes. Comme le monde est complexe sur ces questions. Ici, dans la vieille Europe, avec l’Afrique, les choses sont d’autant plus compliquées que vous avez longtemps considéré ses terres comme les vôtres, que vous y avez enfanté des hommes blancs et noirs, demi noir et total blanc, demi blancs et total noir, quart noir et trois quarts blancs, etc... le métissage a par conséquent été pensé, et structuré, et hiérarchisé. Là-bas, dans la grande Amérique, soit on est noir, soit on est blanc (ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;latino&lt;/span&gt;). J’ai la vague sensation que tout y fonctionne ainsi d’ailleurs. Le bien, le mal, le noir, le blanc... Peu de nuances y sont acceptées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne comprends pas tout, excusez ma bêtise. Mais je n’ai jamais entendu le terme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;métis&lt;/span&gt; lors de ces élections, et surtout à la fin. Ici et là vos médias nationaux ont récupéré cette omission, ce qui m’étonne venant de vous, français, qui avez ces questions dans le sang.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-5215231598843826880?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/5215231598843826880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=5215231598843826880' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5215231598843826880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5215231598843826880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/11/dimanche-9-novembre-couleur-dobama.html' title='Dimanche 9 novembre, couleur d&apos;Obama'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_QV_rPK-I/AAAAAAAAAeI/MmnvE2EJvUs/s72-c/obama+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-5119394623138589028</id><published>2008-10-29T05:33:00.000-07:00</published><updated>2011-11-16T02:47:58.209-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyage'/><title type='text'>Mercredi 29 octobre, touristes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SQhbTIpTGtI/AAAAAAAAARY/XwGCVZ2tR3Q/s1600-h/touristes.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SQhbTIpTGtI/AAAAAAAAARY/XwGCVZ2tR3Q/s400/touristes.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262556548878768850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors bien sûr, bien sûr, je m’étonne encore, et je m’en excuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rose, depuis dimanche, héberge quelques amis venus du sud. Luserde et Karl, un couple. En rentrant hier d’une stupéfiante journée toute entière découpée pour ne rien "rater", depuis leur fatigue ils ont prononcé cette phrase incroyable :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Nous avons fait Notre Dame en une heure."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez, comme tous ceux d'ici bas, vos visiteurs. Appelés touristes, ils vous sillonnent et se portent vers vos pierres. Qu’il soit homme ou pays, l’autre est réduit à l’état minéral. L’art et la religion les attirent tout autant. Qu'y cherchent-ils? Moi-même je m’y perds, mais tout de même, excusez-moi, la culture, chez vous, respire si faiblement ! Mausolées, sépulcres, stèles, stoupas, tombeaux et tumulus, les monuments sont aussi rigides et aussi froids que la mort, vous en conviendrez. Cette grande tour d’acier bien étrange et bien laide qu’on trouve à l’ouest, malheureux pilier de cette cité, me noue l’estomac. Les musées, quant à eux, ne m’ont jamais plus. S’y promener est ennuyeux, rien n’y vibre, rien n’y renaît que le bruit de la climatisation. Et tout cela est sans doute lié à votre amour pour l’ancien, stable passé qui vous élève et vous définit. Ne rien changer, ne surtout rien déplacer dans ces territoires de grandeur et d’infini pittoresque. Quelle frayeur j’éprouve face à vos pourritures adorées. A l’intérieur, tout est creux.&lt;br /&gt;Le touriste, alourdi bien souvent par une obligation de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;faire&lt;/span&gt; que je ne m’explique pas, obligation qu’il traîne comme un boulet, visite, en réalité, un décor fragile, si fragile. Un gruyère théâtral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux amis de Rose ont donc fait la cathédrale. Tous les synonymes de ce verbe, et ils sont nombreux, ne parviennent pas à m’éclairer sur son utilisation, ici, dans cette phrase. Ils ne l’ont pas vue, ils ne l’ont pas goûtée ni étudiée, ils l’ont faite. L’action est plus intense, plus grave, plus sérieuse, elle exclue la promenade, sans doute trop légère, trop aléatoire, trop distrayante, autant que la visite, trop formelle, presque rugueuse. Ils ont préféré construire, littéralement, la cathédrale en une heure, remplacer poutres et piliers par des adjectifs exclamatoires : formidable, impressionnant, énorme..., et voilà qui est fait, posé, expédié. Ils l’ont fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mériter ses vacances, le touriste doit travailler. Il doit suivre une liste bien précise d’actions, petit panel arbitraire dicté par je ne sais quelle instance de sa culpabilité. Faire la ville puis faire la fête et faire sa nuit. Certains ont fait l’Himalaya, d’autres la grande muraille, ces petits dieux construisent inlassablement un monde à chaque voyage, un monde qu'ils inventent et qu'ils répertorient si activement qu'ils en oublient même de le regarder.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-5119394623138589028?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/5119394623138589028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=5119394623138589028' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5119394623138589028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5119394623138589028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/10/mercredi-29-octobre-touristes.html' title='Mercredi 29 octobre, touristes'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SQhbTIpTGtI/AAAAAAAAARY/XwGCVZ2tR3Q/s72-c/touristes.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-1866101234954836178</id><published>2008-10-21T04:36:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T00:51:03.761-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='amour'/><title type='text'>Mardi 21 octobre, l'amour</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SP2_PignfeI/AAAAAAAAARQ/npAp6Tjm9Mw/s1600-h/aimer+7.jpeg.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SP2_PignfeI/AAAAAAAAARQ/npAp6Tjm9Mw/s400/aimer+7.jpeg.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259570213521161698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a en vous divers élans, troublants à bien des égards. Ce que vous appelez l’amour, je ne le comprends pas. Rose a un chagrin d’amour. Je le regarde errer de pièce en pièce, de rue en rue et ramper à l’intérieur de lui-même pour échapper aux larmes. Il est rongé, "je suis rongé" dit-il sans arrêt. Mais par quoi ? Ce qui m’échappe, c’est que lui seul a décidé de mettre fin à son amoureuse passion. Et désormais la vie le lasse. Il lui manque un bout. Pourquoi les Hommes ont-ils autant besoin de finition, sachant que jamais ils n’atteignent la finition, et que c’est là même leur définition?&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-1866101234954836178?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/1866101234954836178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=1866101234954836178' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1866101234954836178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1866101234954836178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/10/lundi-21-octobre-lamour.html' title='Mardi 21 octobre, l&apos;amour'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SP2_PignfeI/AAAAAAAAARQ/npAp6Tjm9Mw/s72-c/aimer+7.jpeg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-5803053055389582776</id><published>2008-10-12T13:50:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T00:52:06.094-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise'/><title type='text'>Dimanche 12 octobre, Crise</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SPKD89EU2pI/AAAAAAAAAQ4/WKL_o_fT4k4/s1600-h/DSCN0339.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SPKD89EU2pI/AAAAAAAAAQ4/WKL_o_fT4k4/s400/DSCN0339.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256408798302886546" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette semaine, j'ai rampé dans votre angoisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai cherché, à tâtons, qui avait bien pu éteindre la lumière, et je n'ai pas trouvé. Quelque chose est né, indéniablement. La crise. Désormais nommée, Elle existe. Et partout où je vais, je crains, avec vous et malgré moi, qu'Elle ne me grignote, sans savoir qui Elle est ni d’où Elle vient, ni pourquoi vous La chargez, avec cet article envahissant, précipitant le drame, d’une aura indéfinissable, d’un charisme qui me torture, moi qui ne maîtrise pas bien votre langue. La crise m’a envahi, moi aussi, et ses grosses lettres étranglent jusqu’au cou de Rose, d’ordinaire si oublieux des choses terrestres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crise: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Moment d’une maladie caractérisé par un changement subit et généralement décisif. Aggravation brusque d’un état chronique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous étiez donc déjà malade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait une fièvre tapie, une lave endormie sous la peau sociale. Et moi qui vous observe, voilà que je n’ai pas décelé la moindre rougeur, le moindre bubon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors pour comprendre, je suis entré dans une de vos banques, une de celles qui forment l'espace complexe nommé la Défense. Personne n’a réussi à m’expliquer contre quoi se défendait cet énorme conglomérat de bâtiments étranges, rempli d’hommes et de femmes bouillonnants, affairés, sortes de serres à ressources humaines, ressources pressées, compressées autour de choses à faire. Et là, en me promenant dans ce bâtiment où, paraît-il, plus rien ne pousse, je n’ai rien vu. Que des chiffres et du papier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors où est Son lit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps serait-il le coupable ? Comme je l’ai observé ici même, le temps vous presse toujours plus fort et sirote votre jus. Peut-être que La crise vient d’un défaut de pressage, ou même d’une surpression du temps vous rendant chacun, soudain, à l’état liquide. Excusez-moi, j’essaye de comprendre. Mais pourquoi cette maladie n’était pas déjà La maladie ? Pourquoi vous avez continué à avancer en La rangeant auprès des autres malaises quotidiens ? Pendant ce temps, invisible, Elle gagnait du terrain, se nourrissant de votre peur. Maintenant Elle est là, fatale, assise dans chaque instant, suçant sans relâche la sueur de votre front et l’huile de vos coudes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cherche des explications, je ne croise que des mots, des chiffres et des sourcils fatigués, levés au ciel, peut-être vers Elle. Certains disent qu’une "bonne vieille dépression" ne vous ferait pas de mal, d’autres que "c’est la fin", d’autres qu’ils s'en fichent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mot, surmonté d'un article défini, et tout peut exploser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai de plus en plus de mal à comprendre les Hommes.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-5803053055389582776?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/5803053055389582776/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=5803053055389582776' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5803053055389582776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5803053055389582776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/10/dimanche-12-octobre-crise.html' title='Dimanche 12 octobre, Crise'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SPKD89EU2pI/AAAAAAAAAQ4/WKL_o_fT4k4/s72-c/DSCN0339.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-5677943672641529881</id><published>2008-10-04T02:54:00.000-07:00</published><updated>2010-11-15T10:46:04.729-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='télé'/><title type='text'>Samedi 4 Octobre, les experts</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_NvN3Z1DI/AAAAAAAAAdw/Fjq0ZLzQb1E/s1600-h/carteexpertsblan.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 286px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_NvN3Z1DI/AAAAAAAAAdw/Fjq0ZLzQb1E/s400/carteexpertsblan.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336710294516913202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai observé ces derniers jours bon nombre de choses étranges, faits divers, actions aux panels introuvables, raretés anatomiques. Je suis pris d’inquiétude, beaucoup de choses m’échappent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, la mode. Voilà un phénomène qui me trouble. A chaque saison intermédiaire, plusieurs couturiers mettent au jour leurs fabrications du moment, engagent une vingtaine de demoiselles, les habillent avec leurs créations, les font marcher, douloureux chemin, sur une longue scène rectangulaire. Quelle que soit la saison, le rituel est le même. Femmes sans chair et sans humour filent droit, balancent leurs hanches sur une ligne, lèvent leurs genoux sans l’apport élémentaire d’aucun muscle ni d’aucune vitamine semble t-il, cernées jusqu’à l’os, souffreteuses. Comment font-elles pour ne pas s’effondrer, ces tendres fillettes de bois ? On applaudit l’habit. Les pauvres ne sont jamais reconnues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hier à la télévision, Rose m’a montré un reportage sur leur recrutement. Il y avait dans les yeux de chacune le profond désir de filer sur une scène, pour fuir une vie sans couleurs. Impossible de voir une quelconque différence, elles se ressemblaient toutes. Après une série de commentaires sur leurs mouvements, un expert les observe une à une. Il  tâte la teneur de leur grain, les retourne et les palpe, elles sont en maillot, elles ont froid. Jeunettes sans acquis, elles ne sont à cet instant que des tomates. L’homme ne tarde pas à émettre des critiques, adressées à chacune à la hâte -les gens sont si pressés dans ce métier- et le doigt tendu vers la partie pourrie des corps : un peu de gym pour celle-çi, un peu de régime pour celle-là, cette autre devrait se passer d’acnée, les jambes de cette fille-là ne conviennent pas, et cette autre manque de cou. Certaines s’effondrent, leur naissance n’entre pas dans le goût de l’expert sans tendresse. Mais l’homme continue, cherche le fruit autant que le ver, mesure, inspecte pouls, tâches et pellicules. Il travaille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai déjà observé la confiance aveugle que vous portez à ces hommes méticuleux et clairvoyants, élevant la science plus haut que la vie. Toujours fidèle au visible, l’expert sait mieux que tout autre la valeur de ce qu’il voit. On lui a appris à ne jamais douter, à savoir que toute vérité se trouve dans la matière. C’est un pilier, un guide. Il vous rassure par son existence même, car dès lors qu’une situation se présente, vous savez qu’il existe, quelque part, un expert qui saura en découdre avec elle. J’ai observé cela à la télévision aussi, où ceux d’Amérique sont glorifiés plusieurs fois par semaine. Je suis toujours fasciné par la panoplie qui les accompagne. Fioles incompréhensibles pleines ou semi-pleines d’eaux veloutées, fioles auxquelles vous n’aurez jamais accès, plastiques humidifiés, liquides et cotons-tiges destinés au mystère de leur mission. Le doute leur est inconnu, ils savent toujours, et s’ils ne savent pas, ils savent qu’ils sauront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute vérité se palpe. Ce sont des héros, des artistes du visible. Avec une adresse et une endurance presque inhumaines -car jamais je ne les ai vu manger ou dormir ou se plaindre de douleurs communes aux mortels en action, ils ignorent et méprisent ballonnements, migraines, crampes -, de jour comme de nuit, ils auscultent les détails du monde. Le microscope est roi, et, sur les lieux du forfait, sa reine est toujours la lampe de poche. C’est que même au soleil, on ne peut faire confiance. Ils ne se fieront qu’à leurs yeux, dans un rapport magique et central à cette petite lampe de poche (qu’ils ont sans aucun doute fabriqué eux-mêmes, car même aux fabricants de lampes de poche on ne peut se fier), extension naturelle de leur main, de leurs yeux, de leur corps sans relâche adonné aux preuves, pour l'éternité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avoue le plaisir que me procure l’existence de ces hommes qui ne croient ni au secret ni à l’imprévu, qui méprisent les soubresauts de l’angoisse et de l’inquiétude des mortels. Ils veillent.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-5677943672641529881?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/5677943672641529881/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=5677943672641529881' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5677943672641529881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5677943672641529881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/10/samedi-4-octobre-les-experts.html' title='Samedi 4 Octobre, les experts'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_NvN3Z1DI/AAAAAAAAAdw/Fjq0ZLzQb1E/s72-c/carteexpertsblan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-3240794043608349638</id><published>2008-09-25T11:45:00.000-07:00</published><updated>2008-09-25T12:00:56.463-07:00</updated><title type='text'>Jeudi 25 septembre, images pour ne rien dire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;Alors j'ai pris l'appareil-photo de Rose, et je suis parti dans la grande ville, désolé.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvewYteqbI/AAAAAAAAAPQ/YBKvbPvzNe0/s1600-h/rue1.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvewYteqbI/AAAAAAAAAPQ/YBKvbPvzNe0/s400/rue1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250034713478736306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvdv4X6EeI/AAAAAAAAAO4/geIFvbOgaik/s1600-h/DSCN0300.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvdv4X6EeI/AAAAAAAAAO4/geIFvbOgaik/s400/DSCN0300.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250033605286695394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvdwclQD6I/AAAAAAAAAPA/yBLh5--uCEQ/s1600-h/m%C3%A9tro.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvdwclQD6I/AAAAAAAAAPA/yBLh5--uCEQ/s400/m%C3%A9tro.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250033615006338978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvdwrs0SuI/AAAAAAAAAPI/fNBl0NrEW2Y/s1600-h/raler.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvdwrs0SuI/AAAAAAAAAPI/fNBl0NrEW2Y/s400/raler.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250033619064605410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvcuMnYG4I/AAAAAAAAAOw/-RBsPmuSvBs/s1600-h/DSCN0286.JPG"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-3240794043608349638?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/3240794043608349638/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=3240794043608349638' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/3240794043608349638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/3240794043608349638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/09/jeudi-25-septembre-photos.html' title='Jeudi 25 septembre, images pour ne rien dire'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvewYteqbI/AAAAAAAAAPQ/YBKvbPvzNe0/s72-c/rue1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-3075414118292042422</id><published>2008-09-25T11:11:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T00:56:33.153-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='detresse de ray'/><title type='text'>Jeudi 25 septembre, vide</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_Q5GPlulI/AAAAAAAAAeQ/Ok5kuqcXmeM/s1600-h/sarkoregard.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 266px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_Q5GPlulI/AAAAAAAAAeQ/Ok5kuqcXmeM/s400/sarkoregard.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336713762804447826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais aujourd’hui remercier l’ami Gertrud et son invisible main qui a posé le premier commentaire de ce dossier-blog au bas de mon dernier message. Quel homme. Je n’ai malheureusement pu lui répondre, n’ayant de vue sur rien de ce qui lui appartient, et étant du reste bien peu informé de vos techniques et possibles informatiques. Rose daigne m’aider parfois mais il est si fatigué. J’invite donc Gertrud à préciser mon savoir et le sien sur vos humaines variétés ici-même quand il le souhaite. J’ai été charmé, et à vrai dire réconcilié avec votre monde, pour un faible temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissez-moi vous expliquer. Ces derniers jours ont été si révoltants que ma main a bien failli partir, et avec elle le reste de ce pauvre corps qui m’appartient. Je vais commencer par la plus affolante coutume qui m’ait été donnée d’observer. J’ai entendu, l’autre matin, dans le poste de radio, cette information :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une personne est morte, lundi 22 septembre, dans l'incendie d'un immeuble de la Ville de Paris, boulevard Soult, dans le 12e arrondissement. Le sinistre s'était déclaré au dernier étage du bâtiment.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, si j’ose dire, le fait, noyé dans le désordre habituel de vos catastrophes et forfaits, ne me fit pas sursauter. Je commence à comprendre que les émotion humaines, la compassion, les cris, la haine, se contrôlent quotidiennement pour se relâcher en certaines occasions de choix. Et moi-même, observateur de peu, je me laisse faire, c’est vrai, la plupart du temps, par vos mouvements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rose plaisanta excessivement ce jour-là, et réussit pour la première fois à peloter mes nerfs. Il me fit croire, tenez-vous bien, que ce petit homme fadasse dont j’apprécie la puissance comique était réellement le président de votre république, élu au suffrage universel, Nicolas Sarkozy. Avec aplomb, il soutenait que je voilais le réel pour il ne savait quelle raison, qu’il fallait que je m’y fasse si je voulais comprendre les citoyens de ce pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’était pas possible, cet homme si drôle, président. Cette laideur sourde, cette nonchalance crâne, ces longs bras absurdes et cette démarche si amusante ne pouvaient être le fruit de la nature. Seul un très bon comédien peut composer une si impressionnante caricature de la politique telle que j’ai pu la voir s’exercer dans votre monde. Et ces discours, que faisait Rose de ces mots vides et de ses yeux moqueurs ? Et cette témérité dans les épaulettes, offerte en mouvements saccadés, nerveux, mêlée à la mollesse de l’ensemble et à une raillerie cachée quelque part entre un sourire retenu et des bottines à talonnettes, on ne pouvait qu’inventer cela !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En me défendant, je vous défendais.                                                   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rose continuait, sauvage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était exactement 17 h quand j’ai cessé de le croire. C’est une délicieuse tarte à la rhubarbe qui nous réconcilia. J’appréciai à cette heure vos saisons, qui produisent à temps partiel différents fruits et légumes. On se lasse à peine de l’un que l’autre apparaît, tendre et joyeux, au coin d’un champs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rose avait invité, pour célébrer cette tarte, une de ses amies, Jeanitte. C’est elle qui me fait revenir maintenant à l’affolante coutume dont je parlais plus haut, et qui désola ma semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeanitte habitait, il y a trois semaines encore, dans une de ces chambres qui a pris les flammes. Elle m’expliqua ce qu’était une chambre de bonne et comment s’agençaient la série de celles qui composaient l’étage. L’immeuble appartenait à vos institutions d’aide aux plus démunis. Il n’y avait ni douche ni eau chaude, et tout cela risquait de brûler depuis bien longtemps. Et surtout, il y avait un homme, malade, un de ces hommes parmi vos hommes qui n’avait plus sa tête d’homme, livré à lui-même dans une des chambres. Cet homme est mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Jeanitte sait que cette mort a soulagé plus d’un homme et plus d’une femme vivant plus bas une vie lisse construite sur la propreté et le malaise face à l’odeur des hommes qui n’ont plus leur tête d’homme. Jeanitte pleurait presque. Car cet homme sans tête avait juste besoin d’être soigné, et si l’enquête découvrait que c’est lui qui avait mis les flammes, l’autre petit homme mou et comique dirait encore que ces hommes-là ne méritent que la prison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Excusez-moi, là encore, je ne comprends pas tout. Mais j’avoue être lassé, et mon envie de partir demeure intense. D’abord, le fait qu’un comique ait du poids sur vos institutions me dépasse. Ensuite, que vos informations réputées si justes ne donnent pas ces détails sur une affaire m’alarme (pour toutes les autres que j’entends jour après jour). Et enfin, qu’un homme qui n’a plus sa tête d’homme soit décrété plus dangereux pour les autres que pour lui-même, là, je ne comprends plus rien.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-3075414118292042422?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/3075414118292042422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=3075414118292042422' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/3075414118292042422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/3075414118292042422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/09/jeudi-25-septembre-vide.html' title='Jeudi 25 septembre, vide'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_Q5GPlulI/AAAAAAAAAeQ/Ok5kuqcXmeM/s72-c/sarkoregard.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-671872721969713393</id><published>2008-09-21T02:47:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T00:47:43.316-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='culture'/><title type='text'>Dimanche 21 septembre, cultures</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SYKomb2Vg8I/AAAAAAAAAWw/v93X5j_ZM54/s1600-h/la+culture.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 262px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SYKomb2Vg8I/AAAAAAAAAWw/v93X5j_ZM54/s320/la+culture.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5296981490005279682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;          Me revoilà à fouiller dans votre (précieux) dictionnaire.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;Car j’ai entendu ce matin, alors que je sirotais dans un de vos bars, un homme crier que fabriquer un spectacle ou produire de l’art, ce n’était certainement pas exercer un métier. On s’y amuserait trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Métier : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;genre d’occupation manuelle ou mécanique qui trouve son utilité dans la société&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, pas de drame à l’horizon de cette définition, métier et souffrance, dans le dictionnaire, ne sont pas liés. Je crois deviner néanmoins que le débat (comme vous les aimez) se cache dans le terme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;utilité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ici, la fabrication de l’utile nécessite une souffrance fondamentalement liée à la qualité même du rendement. Plus l’homme souffre, mieux il travaille. Le sérieux et la tristesse semblent être les garanties solides d’un vrai travail, d’un travail utile. Et cette vérité, paradoxalement, s’observe chez certains comédiens de théâtre, et aussi chez certains danseurs et chanteurs rendus par la société coupables de s’amuser, coupables donc de ne pas travailler. Pour prouver l’utilité de leur métier, ils exposent à tous vents une souffrance exacerbée, devenue naturelle, issue au départ d’un réflexe de défense contre les soupçons du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autre part, comme je l’ai constaté ici même, je crois que l’homme est fabriqué pour l’inutile, le vide, les vacances. Et l’art rappelle trop au travailleur courbé le vide même de son enfance, où le temps passait pour rien. Il y a un peu de jalousie dans la défiance de l’art par la société, et aussi un amour aveugle pour le visible. L’homme veut des preuves, or l’art n’actionne aucune mécanique visible à l’œil nu : vitesse, roulement, digestion, information, santé, défense, sécurité... L’art ne sert immédiatement à rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez vous, si l’homme ne voit pas, il ne croit pas. Et chez vous, si l'homme ne souffre pas, il ne travaille pas. Peut-être tout cela vient-il de votre Jésus qui saigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Excusez-moi, je ne comprend pas tout. Mais j’ai remarqué que l’art vous permettait tout de même de cultiver votre terreau intime d’émotions, d’opinions, d’humour... Il favorise une culture. Car enfin quelque chose pousse chez l’homme, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rose a beaucoup d’amis qui ne cultivent pas leur terrain de la même manière. La pousse varie, vraisemblablement, selon la qualité du milieu (humidité, sècheresse, ventilation...) et du terrain. Elle peut s’encroûter, se stériliser, transformer la bouche en passage de vieux germes. Elle peut donner brillants bourgeons et multiples variétés. Parfois aussi la culture ne prend pas. Et il y a ceux qui restent persuadés qu’elle a pris et qu’ils la maîtrisent, alors qu’en réalité rien ne pousse. Voilà quelques catégories que j’ai pu observer parmi les amis de Rose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La culture porte parfois ses fruits. Et l’artiste arrose. Parmi d’autres arrosages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j’en reviens toujours au même point. Beaucoup d’hommes, ici, aiment sentir le travail derrière un spectacle ou une toile. La trace visible du labeur les réconforte. Ils ne sont pas les seuls à souffrir, à travailler.&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-671872721969713393?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/671872721969713393/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=671872721969713393' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/671872721969713393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/671872721969713393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/09/dimanche-21-septembre-cultures.html' title='Dimanche 21 septembre, cultures'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SYKomb2Vg8I/AAAAAAAAAWw/v93X5j_ZM54/s72-c/la+culture.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-9178398297854653326</id><published>2008-09-20T11:44:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T00:49:55.792-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='culture'/><title type='text'>Samedi 20 Septembre, le sang</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;Rose est un féru d’art, il m’emmène partout. Hier, je suis encore allé au théâtre avec lui. Le rituel était le même que l’autre fois. Ca jouait sur scène, hommes et paysages. Ca se déguisait, ça aimait se déguiser, ça rebondissait sur les objets et sur l’histoire. C’était un conte, et comme souvent les contes chez vous, c’était un étrange mélange de sucre et de saleté. La petite dans la forêt profonde subissait le viol et tout le reste atroce de ce jeune roi. Tout ce sang... Rose m’a dit que c’était normal, que toutes les fables sont atroces, que c’est exprès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'essayais de comprendre, et je me suis soudain souvenu d’une ancienne lecture sur vos processus imaginaires. En effet, ici, la représentation de la saleté permet à l’homme de se libérer de lui-même, c’est à dire de son essentielle sauvagerie. L’art, depuis la nuit de votre temps, expose et vomit, décuplées et embellies, les germes d'immondices qui vous habitent. Qui avait écrit cela? Je me souviens d'une barbe et d'un front blanc. Excusez ma mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si j’ai bien compris l’affaire, l’homme se lasse du sang en le voyant verser, se lasse de son projet de tuer et ne commettra pas de crime en sortant du théâtre. Quelle invention fabuleuse. Quel exutoire magnifique. Le théâtre, ici, est donc la poubelle de l'âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors, dans ce cas, que font les criminels en prison? Pourquoi ne les emmène-t-on pas au théâtre tous les soirs afin qu’ils se fatiguent de leur propre haine? Pourquoi les laisse-t-on seuls mariner des années durant dans leur désir de sang et de saleté ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me mêle, il est vrai, de ce qui ne me regarde pas, mais enfin le fait est là. Et lorsque j’ai posé ces questions aux amis comédiens de Rose, hier soir, ils ont beaucoup ri. Ce serait trop beau, m’ont-ils dit, si l’art faisait concurrence à la police en protégeant les citoyens. Quelque chose d’ironique dans leurs propos, de las.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’art, chez vous, est donc soupçonné d’inutilité. La vue du sang, la représentation du meurtre peuvent ne &lt;span style="font-style: italic;"&gt;servir&lt;/span&gt; à rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors, pourquoi tous ces crimes à la télévision ? pourquoi faire ? Je suis perdu dans mes recherches, plus rien ne s’explique, vous êtes trop compliqués.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-9178398297854653326?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/9178398297854653326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=9178398297854653326' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/9178398297854653326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/9178398297854653326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/09/samedi-20-septembre-le-sang.html' title='Samedi 20 Septembre, le sang'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-4101012628256351068</id><published>2008-09-15T03:57:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T00:53:16.490-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='quotidien'/><title type='text'>Lundi 15 septembre, s'éclater</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvfQkN5snI/AAAAAAAAAPY/RLVJMJH5K04/s1600-h/DSCN0286.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvfQkN5snI/AAAAAAAAAPY/RLVJMJH5K04/s400/DSCN0286.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250035266323329650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi, j’ai décidé d’étudier votre amitié pour l’alcool à la fin de la semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philomène nous a donc accompagnés, Rose et moi-même, à une fête. Rose était ravi. Il avait cette envie de boire caractéristique, unique, incompréhensible pour moi. Phil, quant à elle, s’était enrobée joliment d’une toile légère, si légère qu’on apercevait par moments des bouts de son torse, à la grande joie de Rose. Une partie de ses mollets était mise en valeur par une paire de souliers à talons qui la faisaient souffrir. Il faudra que je me penche sur ce sujet, car enfin, pourquoi se faire si mal ? Malgré sa douleur, elle souriait, sans toutefois se laisser aller à rire, pour ne pas trop baver sur ses dépôts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'explique. Avant de partir, Phil m'avait permis d'assister à son maquillage. Et je l'ai vue déposer diverses matières sur ses poils et muqueuses, ponctuant le rituel de multiples expressions adressées au miroir : sourire, étonnement, rage, agacement, trouble... parfois même elle lui parlait : "...et ce livre, là, c’est quoi le titre ? J’ai adoré les personnages... oui, moi aussi... non... c’est hallucinant !... non, non je suis pas d’accord... qu’est ce que tu dis ?... non (là elle s’approchait du miroir)... je ne t’entends pas... (sourire sobre et bien taillé)..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque nouveau regard, chaque nouvelle phrase induisait un nouveau dépôt qu'il s'agissait de ne pas souiller sur le chemin de la fête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rue était bruyante, plusieurs soirées battaient leur plein, petites foules qui, chacune dans sa boîte, s'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;éclataient&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était déjà 22h30 quand nous sonnâmes à l’interphone de notre hôte. Rose trépignait. A mesure que nous montions les étages, le bruit de la fête s’intensifiait. Phil, derrière moi, serrait son sourire. Un jeune homme très poilu nous accueillit. Son regard était troublé par l’alcool, déjà. Il nous tendit sa joue. Rose éclata d’un rire surprenant et inutile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions enfin dans une boîte à fête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conversations des corps tournaient encore avec élégance autour d’un bar surmonté de bouteilles diverses. Rose plongea dans le martini blanc. Phil caressait les regards d’hommes parfumés et décoiffés (ici, on se décoiffe pour séduire), parlait déjà de spectacles surprenants en agrippant l’haleine de ses interlocuteurs. Les corps se serraient pour s’entendre, un verre en plastique collé à la main. La musique était assourdissante, et personne ne semblait l’écouter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bouches sentaient le sucre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fête était essentiellement composée d’individus issus du spectacle. J’étais ravi, moi qui était allé au théâtre pour la première fois quelques jours auparavant, j’avais bien envie d’approfondir mes interrogations. Soudain, alors que Rose se servait son troisième gobelet, une jeune fille s’approcha de lui : "salut, qu’est-ce que tu ... ?" Rose, agacé, me présenta la jeune personne dont il avait oublié le prénom et en profita pour s’éloigner. Elle s'accrocha à mon haleine (c'est apparemment une coutume), plaisanta excessivement et me raconta dans le détail sa passion pour le théâtre, comment elle était née, comment elle avait grandi en elle, à quel point elle était fière d’avoir gagné son "pari", être comédienne, être comédienne, c’était son rêve, sa vie, toute sa vie, quel bonheur, quel bonheur, elle m’étouffait, elle criait, elle connaissait son texte par coeur, quel bonheur d’être comédienne. Je ne lui avait rien demandé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle n'arrêtait plus de dire sa joie. Je n’arrivais pas à sourire. Elle regardait autour d'elle, mais personne ne l’appelait. C’est à ce moment précis, en observant le secret désespoir de cette comédienne, que j’ai compris l’utilité de l’alcool. Sans doute, avec l’alcool, j’aurais réussi à apprécier ses étranges babils, et elle se serait sentie admirée, enviée, ce qu’elle souhaitait vivement. J’en parlai à Rose. "C’est une conne", me dit-il, embué totalement. L’alcool l’avait rendu aigre. J’allais donc vers Phil, qui s’attaquait au Champagne. Entourée d’hommes peu vifs, elle laissait paraître, à intervalles réguliers, un sein. L’alcool avait exacerbé son lien social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le samedi soir, ici, il faut donc boire et accompagner les autres dans la boisson, se libérer ainsi de soi-même, et garder peut-être, tout au long du dimanche fatigué, le doux regret physique de la veille, regret dont on se vante bien souvent, car jusqu’au vomi l’on peut boire et dépasser des seuils de sobriété, des seuils de soi-même, des seuils relationnels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maquillage si soigné de Phil n’était plus qu’un lointain souvenir. Sa face était comme délavée. Ses pieds n’avaient plus de forme, plus de couleur. Rose avait fini le Martini et les fonds de Champagne, plus rien n’avait de sens pour lui. J’essayais quant à moi de communiquer encore, mais je me heurtais à des murs de sucre. Certains criaient, dans un violent désir d’être entendus, agitaient leurs bras et leurs yeux à l’aveuglette, d’autres dormaient dans les coins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rituel est simple : boire puis danser et boire, ou boire simplement, et enfin boire encore, jusqu'à l'oubli de soi, des bienséances, du monde. Il faut noyer la fadeur dans le sucre. Et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;s'éclater&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque chose doit en effet éclater, chaque samedi soir, chez les hommes des grandes villes. Cette chose innommable a gonflé une poche intime que seul l'alcool peut percer. Je n'ai pas encore vu cette chose, je la cherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-4101012628256351068?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/4101012628256351068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=4101012628256351068' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/4101012628256351068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/4101012628256351068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/09/lundi-15-septembre-sclater.html' title='Lundi 15 septembre, s&apos;éclater'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvfQkN5snI/AAAAAAAAAPY/RLVJMJH5K04/s72-c/DSCN0286.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-6887626999993291771</id><published>2008-09-11T09:19:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T00:54:12.749-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='le temps presse'/><title type='text'>Mercredi 10 septembre, le temps presse</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNyaO1fMyBI/AAAAAAAAAQI/F_EOr7Wt1FE/s1600-h/DSCN0303.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNyaO1fMyBI/AAAAAAAAAQI/F_EOr7Wt1FE/s400/DSCN0303.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250240845273942034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;Ils ne peuvent pas vous indiquer la route. Ils sont pressés. Ils ne peuvent pas vous attendre, ils sont pressés. Je ne cesse d'admirer le ballet quotidien d’hommes et de femmes pressés enjambant gares et boulevards, matin, soir, partout, et en particulier dans cet étrange lieu gris et jaune que vous appelez LA POSTE, constamment surpeuplé d’individus pressés les uns derrière les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis longtemps demandé ce qui pressait les hommes d’ici avec tant d’ardeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans votre dictionnaire, &lt;span&gt;presser&lt;/span&gt; signifie &lt;span style="font-style: italic;"&gt;serrer de manière à extraire un liquide&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, l'homme est souvent serré, mais je ne vois personne le presser, excepté peut-être le temps, qui avance toujours contre votre volonté, derrière ou devant vous, jamais à l’intérieur. Bien sûr, c’est lui le presseur, décomposant le jour en morceaux obligés, pilant vos heures sans s’arrêter. Mais dans ce cas, quel est le liquide obtenu? Serait-ce là l’origine de la sueur? Et que fait donc le temps de toute cette sueur ? Est-ce qu’il la boit, comme un bon jus de fruit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyons voir. Selon le même dictionnaire, la sueur est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;légèrement trouble, d’odeur plus ou moins forte, de saveur salée, essentiellement composée d’eau, de chlorure de sodium, d’autres sels et d’acides gras qui, dans certaines conditions, au lieu de se vaporiser au contact de l’air, s’amasse à la surface de la peau sous forme de gouttes ou de gouttelettes. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne me dit pas si la sueur est, ou non, la boisson du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si c'était le cas, je comprendrais mieux la guerre que vous menez ici contre elle, en fabriquant des déodorants à chaque fois plus performants, qui résistent à tout, même à la nuit, qui donnent à la femme l’envie d’être pleinement femme et de danser en robe blanche au milieu de ses collègues de bureau, qui permettent à l’homme nu de laisser s'épanouir son brûlant désir d’aisselle jadis frustré, et, récemment, j’en ai vu un dont l’efficacité durait quatre jours. Quatre jours sans suer. Est-ce possible ?&lt;br /&gt;Cette guerre est donc bien, indirectement, une guerre que vous avez lancé contre le temps. Par peur, sans doute, qu'il boive votre jus, et peut-être même qu’il vous dévore. Car qui sait si le temps, rassasié de la sueur des hommes, ne se décidera pas un jour à les croquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Excusez-moi, je ne comprends pas tout. Peut-être que je me trompe, et que ce liquide produit par le temps n’est pas uniquement composé de sueur. Vous utilisez aussi ce mot &lt;span style="font-style: italic;"&gt;liquide&lt;/span&gt; pour désigner l’argent (comme vous êtes compliqués). Votre terreau populaire véhicule d'ailleurs la certitude que le temps n'est que de l’argent. Et chez vous, l’argent coule, nécessitant parfois la sueur, celle du front ou du coude, si j’en réfère à vos croyances. Ces deux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;liquides&lt;/span&gt; sont liés, indéniablement, issus pareillement du pressage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour résumer, le temps presse l’homme et produit ainsi la sueur, ou l’argent, ou les deux, l’argent ne pouvant parfois être produit que par la sueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains hommes ont beau être pressés, le temps n'obtiendra que de la sueur, la sueur ne donnera rien. Et j’en ai vu tellement, dans vos grandes villes, des hommes à la sueur stérile. Est-ce un défaut de pressage? Certains même ne s’encombrent plus de déodorant ou de courses avec le temps. En réalité, plus rien ni personne ne les presse, mais l’odeur de leur sueur semble dire qu’ils ont, forcément, eux aussi, été un jour pressés.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-6887626999993291771?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/6887626999993291771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=6887626999993291771' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6887626999993291771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/6887626999993291771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/09/ils-ne-peuvent-pas-vous-indiquer-la.html' title='Mercredi 10 septembre, le temps presse'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNyaO1fMyBI/AAAAAAAAAQI/F_EOr7Wt1FE/s72-c/DSCN0303.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-8719480178669424570</id><published>2008-09-09T06:04:00.000-07:00</published><updated>2010-11-15T10:44:25.021-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Lundi 8 septembre, Carla, Michel et Nicolas</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SYKmjf7EOHI/AAAAAAAAAWg/a9i2NDHNarM/s1600-h/marche+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 244px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SYKmjf7EOHI/AAAAAAAAAWg/a9i2NDHNarM/s320/marche+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5296979240535996530" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Hier, je n’arrivais pas à dormir (vos lits sont si tendres). Alors j’ai regardé un peu de votre télévision. Les diffusions de cet engin sont de bons somnifères en général. Mais après minuit. Plus tôt dans la soirée, ce n’est pas possible. Trop de cadavres. Démis, fracturés, dépecés, lacérés puis expertisés, inspectés par des hommes fins, volontaires, qui cherchent, inlassablement, au prix de leur vie privée, au prix même d’une toilette rapide ou d'un encas, les auteurs de ces meurtrissures. Comment s’endormir ? Rose, lui, s'endort sans scrupules. Quel manque de respect.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Donc hier, au creux de la nuit, j’ai allumé l’objet. Les policiers sales et affamés n’étaient plus là depuis longtemps. A leur place, une grande boite très lumineuse, un homme et une femme dedans, face à face, chacun dans un fauteuil rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais déjà vu la femme, mais où ? Elle avait le visage si lisse que j’ai dû vérifier le câble de Rose -est-ce que l’image était bonne?-, mais l’homme en face d’elle était, lui, plein de sillons à peu près normaux, je veux dire qu’on lui voyait le nez. L’image était bonne.&lt;br /&gt;Les yeux de cette femme, surtout, étaient stupéfiants. Des billes. Ils roulaient démesurément et sans arrêt. A coup sûr, toute la fatigue que me causait ce regard m’enverrai bientôt sous les draps. Sans l’écouter (car elle parlait beaucoup, cherchait ses mots), je me concentrais sur ces yeux sans nez. Qui était-ce... ? Ma mémoire étant très mauvaise, j’ai abandonné assez vite, d’autant que ces billes ne tenaient toujours pas en place, et que cet excès d’énergie me donnait faim. J’ai décidé d’écouter.&lt;br /&gt;L’homme n’était que gentillesse. Opinant franchement à chaque nouvelle parole de la femme sans nez, il affichait, bonhomme, un sourire délicat et sans contraction, s’attendrissant en toute occasion, bienveillant plus qu’amical, rassurant. Etait-ce son père ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle l’appelait Michel, il lui disait Carla.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un reportage compilait tous les voyages de Carla aux côtés d’un petit homme très drôle. Lui, c’est certain, je l’avais déjà vu, et même entendu. Sa tête longue aux bouts carrés surmontait un corps fadasse, large par endroits, sans nervures à d’autres, vif pourtant, mais avec des bras trop longs dont il ne savait que faire. Qu’il était drôle à regarder. Etait-ce un comédien ? un comique ? Je me suis soudain souvenu d’une de ses parodies. Il y a quelques temps, il jouait un président de la république faisant un long discours aux Africains. Le numéro était vraiment intelligent, car sous les mots on sentait vraiment son mépris. Une belle plume, un beau cynisme, un comédien épatant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reportage était très amusant. Nicolas et Carla cheminaient sur le monde à la recherche de protocoles. Au moment où ils saluaient la reine, Rose se leva et, exaspéré, me demanda d’éteindre cette «merde». Rose n’a aucun sens de l’humour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je ne l'ai pas écouté, et j’ai passé un excellent moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Carla, cambrée dans sa robe jusque dans les hôpitaux malgaches, emportait partout sa petite voix râpée et ses cheveux propres (cette femme semblait en communication permanente avec ses cheveux). Comme j’ai ri lorsqu’elle serra la main du chef des bouddhistes, lorsqu’elle se lova ensuite tout près de lui, en faisant semblant de lui parler, sur un long fauteuil brodé. Le reportage trouva sa juste chute dans la mise en scène d’un sommet international. Debout sur une estrade, elle sentit le soleil briser ses yeux ronds et sortit de son petit sac une paire de lunettes de soleil qu’elle posa sur son nez de cire, juste avant de réajuster ses cheveux d’une propreté, là encore, extraordinaire, pendant que sa bouche s’arrondissait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le reportage, Michel, situé à l'extrémité de la compassion (quel acteur!), se tourna vers Carla et lui demanda : «le réel ne laisse pas de répit, n’est-ce pas ?». Je n'ai pas pu dormir. Je me suis demandé toute la nuit d'où vous venait cet incroyable sens de l'humour.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-8719480178669424570?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/8719480178669424570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=8719480178669424570' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/8719480178669424570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/8719480178669424570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/09/lundi-8-septembre-carla-michel-et.html' title='Lundi 8 septembre, Carla, Michel et Nicolas'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SYKmjf7EOHI/AAAAAAAAAWg/a9i2NDHNarM/s72-c/marche+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-1634713441538707006</id><published>2008-09-07T11:06:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T00:52:45.224-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='quotidien'/><title type='text'>Dimanche 7 septembre, dimanche</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNyeEUZ_XOI/AAAAAAAAAQY/dRWNjBqPkC8/s1600-h/paris+chapo.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNyeEUZ_XOI/AAAAAAAAAQY/dRWNjBqPkC8/s400/paris+chapo.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250245062641540322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;Le dimanche, ici, est un jour original.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains disent que c’est le dernier, d’autres que c’est le premier, d’autres encore qu’il est les deux à la fois, c’est à dire un espace-temps qu’ils peuvent &lt;span style="font-style: italic;"&gt;perdre&lt;/span&gt; à loisir. Et en effet, ils le perdent avec un enthousiasme merveilleux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur rapport à certains objets qui, habituellement, causent fouillis d’actions irrationnelles et angoisse attendue n’est plus le même, en témoigne la jouissance qu’éprouve mon ami Rose à mesure que le dimanche passe sans que son téléphone ne distribue dans l’air ne serait-ce qu’une minuscule sonnerie. Et j'observe surtout l’amour dominical qu’il porte aux bêtes : les animaux galopent, volent, sautent de liane en liane au creux d’une interminable jungle, se pourchassent et s’entredévorent des heures durant dans son infatiguable télévision, cette même télévision devant laquelle, hier encore, pelotonné dans sa culpabilité, il croquait ses ongles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dimanche, Rose regarde sa planète, mange des bonbons à la fraise des bois et s'endort si son corps le réclame devant d’infâmes limaces s’accouplant sur l’écorce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre-deux étonnant, le dimanche, ici, est un jour facultatif. Egalement inutile pour tous, il semble permettre à chacun de se vider de soi et de ses semblables. Il flotte, l'air de rien. Et il sait se faire attendre, car ce rien est un plaisir que peu d'hommes avouent désirer plus que tout autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai parfois même l’impression, en regardant mon ami Rose pendant que je vous écris, que les hommes d’ici sont profondément programmés pour ne rien faire, que c'est là leur nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en ai vu certains s'insurger contre cette nature, d'une manière toujours excessive et que je ne m'explique pas. Ceux-là s’agitent en toute occasion, crient leur haine pour le dimanche, sa mollesse, sa tristesse et toute la chrétienté. Ils la craignent peut-être, cette nature qui ressemble à la mort. Et ils errent, désespérés, parmi les rues vidées de leur fougue habituelle, ils se pressent parmi les passants, les lents, si lents passants qui éprouvent enfin l'inutilité fondamentale des choses, parmi les voitures anesthésiées et oublieuses. On les voit, ces travailleurs du dimanche, on entend leur plainte amère résonner sur les façades, les sémaphores, les bonbons à la fraise des bois de ceux qui ne sont, pour un jour, plus que des corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne comprends pas tout, il faut m’en excuser. Mais je constate que les hommes d’ici n’aiment pas ce qu’ils appellent &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le travail. &lt;/span&gt;Ils n’aiment pas être obligés de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;faire des choses&lt;/span&gt;, ils bougonnent, froncent les sourcils, ferment leurs mâchoires ou bien rient excessivement en parlant de passion, ce qui revient au même (car ils sont si tendus, les passionnés, si tendus...). Le travail ne leur est pas naturel. Leur nature, c'est le dimanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être que le dimanche est, en réalité, le seul jour où les hommes existent vraiment. Le seul jour où les hommes sont des hommes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-1634713441538707006?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/1634713441538707006/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=1634713441538707006' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1634713441538707006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1634713441538707006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/09/dimanche-7-septembre-dimanche.html' title='Dimanche 7 septembre, dimanche'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNyeEUZ_XOI/AAAAAAAAAQY/dRWNjBqPkC8/s72-c/paris+chapo.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-1198305165857971463</id><published>2008-09-06T01:14:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T00:48:25.639-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='film'/><title type='text'>Samedi 6 septembre, Darwin</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_OOOPOfMI/AAAAAAAAAd4/GZ6RGaMXbPY/s1600-h/cartehip1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 286px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_OOOPOfMI/AAAAAAAAAd4/GZ6RGaMXbPY/s400/cartehip1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336710827192777922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hier, on m’a fait regarder un film pour que je comprenne le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Cauchemar de Darwin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film a eu du succès, à ce qu’on m’a dit. Ca ne m’étonne pas tellement. Votre énorme inquiétude autour de la nourriture a dû jouer. C'est le règne de l'œsophage. Il y a même des jeunes filles qui ne veulent plus se nourrir. Peut-être qu’elles se sentent coupables, et ne veulent plus exister. J’ai du mal à comprendre, à vrai dire, cette coutume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon ami Rose, qui m’héberge, après avoir vu ce film, a bien failli tomber dans son frigidaire. Il avait faim. Curieusement. Et il m’a forcé à regarder ensuite une émission sur les enfants malades de la nourriture. Des femmes aux maris muets parlaient de leur angoisse à nourrir leur progéniture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me semble que bien des choses naturelles sont source d’angoisse ici. Je ne sais pas ce qu’est exactement l’angoisse. Mais plus on apprend aux gens à respirer, à faire l’amour, à accoucher, à dormir, à marcher, à rire, plus ils angoissent. Voilà le phénomène. Qu’est ce qui a pu se produire pour que les gens d’ici ne sachent plus rien faire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le titre du film, surtout, m’a paru curieux. Si c’est là le cauchemar de Darwin, ce n’est pas le seul, enfin je crois. J’ai rencontré des gens qui ont vécu un autre cauchemar, dicté par un homme très pâle, comment s’appelait-il, déjà ? Il portait une étrange moustache carrée et fine... J’ai une mémoire d’oiseau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que ce Darwin ne serait pas étonné par ce film, enfin, excepté le fait qu’il n’ait pas connu le cinéma et les airbus. Je crois qu’il n’avait pas besoin d’aller chercher très loin dans son inconscient pour s’affliger -si toutefois il était homme à s’affliger- de la « barbarie des hommes », comme on dit par ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;S'il existe des peuples assez sauvages pour ne jamais songer à s'occuper de l'hérédité des caractères chez les descendants de leurs animaux domestiques, il se peut toutefois qu'un animal qui leur est particulièrement utile soit plus précieusement conservé pendant une famine, ou pendant les autres accidents auxquels les sauvages sont exposés, et que, par conséquent, cet animal de choix laisse plus de descendants que ses congénères inférieurs. Dans ce cas, il en résulte une sorte de sélection inconsciente. Les sauvages de la Terre de Feu eux-mêmes attachent une si grande valeur à leurs animaux domestiques, qu'ils préfèrent, en temps de disette, tuer et dévorer les vieilles femmes de la tribu, parce qu'ils les considèrent comme beaucoup moins utiles que leurs chiens. &lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes horrifiés? pas Charles. Charles observait, voilà tout, la nature des choses. Ici, on prête à certains morts un angélisme qui frôle le merveilleux. Aux siècles antérieurs aussi, d’ailleurs, et aux tribus lointaines, simples et braves par delà la modernité délétère des grandes villes. Il faudra que je me penche là-dessus.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-1198305165857971463?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/1198305165857971463/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=1198305165857971463' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1198305165857971463'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/1198305165857971463'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/09/samedi-6-septembre-darwin.html' title='Samedi 6 septembre, Darwin'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/Sg_OOOPOfMI/AAAAAAAAAd4/GZ6RGaMXbPY/s72-c/cartehip1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-2575302656193477509</id><published>2008-09-05T09:52:00.000-07:00</published><updated>2010-11-16T00:43:58.636-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transports'/><title type='text'>Vendredi 5 Septembre, bus 64</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvb3te29sI/AAAAAAAAAOo/VmxyZ2GIgKo/s1600-h/un+bus.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 389px; height: 270px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvb3te29sI/AAAAAAAAAOo/VmxyZ2GIgKo/s400/un+bus.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250031540778759874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'aime prendre le bus dans la grande ville. Aujourd'hui, j'ai pris le numéro 64, pour voir. Il a ceci d'original qu'il possède deux plateformes inutiles. J'ai essayé de m'y asseoir, sans succès. Et ne pensez même pas à vous y adosser. Alors j'ai opté pour un siège bas, regrettant déjà d'avoir pris un bus aussi vide. Je ne pourrais pas observer aujourd'hui le comportement loufoque des petites ridées de ce pays, si touchantes jusqu'au moment où elles vous crient dans l'oreille "vous descendez ?", sans que personne ne s'en étonne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Une femme monte station Ramus. Elle est très brune et très soignée, ses habits volètent sur une dentelle fine et des collants sans pieds couleur léopard. Son visage est vieux et laid. Je me demande si elle a des dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle porte à son bras un petit sac en cuir, dans une main, un sachet en plastique qui paraît lourd, et dans l’autre un gobelet rempli à ras bord de café fumant. La femme ne sait pas comment faire pour passer. Car ici -le saviez-vous ?- il faut montrer une carte au conducteur du bus, ou bien en glisser une autre, spécialement bruyante, sur un boitier violet (il faudra que je m'informe sur cet objet), ou encore incruster un papier dur dans un trou fin. Après une courte réflexion, la femme pose son café sur la première plateforme inutile à sa portée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas possible, les plateformes ne peuvent pas servir à cela!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bus tangue. Je regarde autour de moi. Les usagers aussi ont peur pour ce gobelet en mauvaise posture. Elle pose ensuite son sac en plastique sur un strapontin, avec lenteur, avec difficulté, on ne sait trop, avant d’aller montrer sa carte qui se trouve dans son sac à main, loin dedans. Deux stations déjà. Elle montre enfin sa carte. Elle revient face à la plateforme inutile. Va-t-elle enfin attraper ce café qui tangue depuis une éternité ? Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde les usagers, la peur s'installe, terrible et sans issue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car la femme doit refermer son sac, et son sac est difficile à refermer. Il y a d’abord cette fermeture latérale, puis l’autre, et puis la lanière finale, que les virages du bus l’empêchent de bien viser. Les virages justement, chaque virage est un supplice pour nous tous. Le café va tomber...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"qu’il tombe, bordel, qu’il tombe enfin et ébouillante le plastique, le bus, la terre entière !" semble penser l'homme en face de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis la femme prend un certain temps à décider ou mettre le sac plastique posé sur le strapontin où elle veut s’asseoir. Furieuse envie de l’aider, mais elle a l’air si calme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle attrape le gobelet jusqu’alors posé au centre de la plateforme inutile. Le soulagement, quoique général et perceptible, sera de courte durée. Elle ne fait que déplacer le gobelet plus près d’elle, sur le rebord, désormais, de la plateforme inutile. Elle retrousse ses manches, évente son visage et ses cheveux d’un coup de main léger. Elle redescend ensuite très soigneusement le bas de ses collants, avant d'entamer une succession de gestes insoutenables, dans la plus totale indifférence vis à vis du café qui flambe : poussière invisible enfin démasquée et éjectée du décors de sa cuisse, volant mal mis, dentelle à réajuster, cheveu trop à droite. Le supplice est actualisé à chaque nouvelle mise à jour de sa tenue, de sa coiffure. Ce n’est qu’une fois prête qu’elle commencera à boire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, je l’ai supposé, ayant manqué ce délicieux moment. Je suis descendu à l'instant précis où elle décrottait ses ongles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel pays incroyable!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-2575302656193477509?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/2575302656193477509/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=2575302656193477509' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/2575302656193477509'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/2575302656193477509'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/09/vendredi-5-septembre-64.html' title='Vendredi 5 Septembre, bus 64'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNvb3te29sI/AAAAAAAAAOo/VmxyZ2GIgKo/s72-c/un+bus.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-7500716013622400612</id><published>2008-09-05T01:11:00.000-07:00</published><updated>2008-09-06T05:05:02.048-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='théâtre'/><title type='text'>Jeudi 4 Septembre 2008, Big shoot</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;              Aujourd'hui, je suis allé au théâtre. Je crois que je suis déjà allé au théâtre, mais je ne suis pas sûr. Les gens d'ici m'ont dit, vas-y, tu verras la vie. L'idée de voir la vie m'enthousiasme. Pour me convaincre, on m'a fait lire un article, un bel article d'une Fabienne. Elle était sortie sonnée et palpitante de ce spectacle. Alors je suis allé dans le nord de la ville en bus. J'aime les bus. Il était déjà tard, et la nuit commençait à tomber. Au théâtre, on allait peut-être me raconter comment tombe la nuit... Deux femmes dialoguaient fort autour de moi. Leur langue, mélodieuse et hachée, rebondissait, tonique, dans l'air du bus, sans l'aide d'aucune consonne, sans "p" en tout cas. Là, entre leurs yeux étranges, je me disais que j'aimais bien ma langue, car j'aimais bien le "p".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bus m'a déposé dans le quartier en chantier. Et j'ai trouvé le Lavoir Moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'intérieur, deux autres femmes m'ont salué. Qui étaient-elles ?  Elles ont dû me confondre avec un autre... Nous avons bavardé un moment. Elles parlaient beaucoup de théâtre et je n'écoutais pas tout. Il me semble qu'ici, il est toujours bienvenu d'avoir une opinion très précise sur les choses de l'art. Des étoiles dans les yeux, elles disaient connaître personnellement ce Denis Lavant, car elles avaient fait du théâtre, il y a très longtemps, avec lui. Mais j'ai bien senti sous leurs mots que Denis, lui, ne les connaissait plus, qu'elles le savaient. L'écriture de Koffi Kwahulé ? "ma-gni-fique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La salle était pleine, tout le monde avait lu Fabienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais mal assis. Une femme devant moi avec des cheveux hauts regrettait déjà d'être là. La lumière s'est éteinte puis rallumée différemment. Alors c'était ça le théâtre. Une salle nue, des murs pourris et beaux d'être pourris, une foule et un carré lumineux devant. L'homme est arrivé avec fracas, ce n'était pas Denis, mais un autre sur sa peau. Et puis deux. Ils étaient deux sur sa peau. La femme devant moi essayait de dormir, mais les deux hommes dans Denis criaient.&lt;br /&gt;Ils parlaient de tétons durs comme la mort, de tisons à l'intérieur d'une endormie, de palissade fleurie et d'Afrique. Je n'ai pas tout compris, sinon que l'un voulait du mal à l'autre. Je crois que les gens autour ne comprenaient pas tout non plus, car ils riaient lorsque c'était simple et évident, comme soulagés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'essayais, de mon côté, de voir la vie, et je l'apercevais parfois, c'est vrai, brutale et crasseuse. Quand elle me manquait, je regardais la femme aux cheveux hauts qui regardait son téléphone. Et d'autres fois, sans l'écouter, je regardais le corps fibreux et doux, le visage cassé dans le carré lumineux, les gestes de l'homme coulant comme l'eau autour d'une chaise. Je me disais, ça doit être dur de jouer si longtemps devant des gens qui voudraient comprendre à quoi on joue. Et puis l'homme a crié, a fait semblant de tuer l'autre homme, de partir dans le fond en riant, puis de s'échapper vraiment dans le noir. Le monde a frappé dans ses mains et dans le sol, fort et longtemps, l'homme est sorti puis revenu, trois fois.&lt;br /&gt; Alors c'est ça le théâtre, ici. Un homme sur une scène qui se déshabille un peu et qui partage sa chaise avec lui-même, en hurlant que le monde est sale.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-7500716013622400612?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/7500716013622400612/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=7500716013622400612' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/7500716013622400612'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/7500716013622400612'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/09/jeudi-4-septembre-2008.html' title='Jeudi 4 Septembre 2008, Big shoot'/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-5726350044744064090</id><published>2008-09-04T08:00:00.000-07:00</published><updated>2008-09-04T08:01:02.637-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Blog en construction. Veuillez l'excuser&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-5726350044744064090?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/5726350044744064090/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=5726350044744064090' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5726350044744064090'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/5726350044744064090'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2008/09/blog-en-construction.html' title=''/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2732886145624621692.post-2547501992380606818</id><published>2007-09-04T09:11:00.000-07:00</published><updated>2010-11-15T04:37:21.238-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNNdIM4_8EI/AAAAAAAAAOY/X_3WJgF8b-k/s1600-h/Sans+titre2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNNdIM4_8EI/AAAAAAAAAOY/X_3WJgF8b-k/s400/Sans+titre2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5247640386297393218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="font-style: italic;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui est Raymonde ? Personne ne le sait. Il est d'ailleurs. Et d'ailleurs il pense peu, il regarde seulement, et rarement il comprend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit déjà, Raymonde se demandait s'il était lisible. Ce à quoi sa mère lui répondait, invariablement, "demande à ton père".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, il ne cesse d'être ailleurs. Il "voyage", comme on dit ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Raymonde n'est pas un de ces voyageurs amochés à force de prendre une claque à chaque escale, ni un explorateur encombré d'appareils ou de manuels, non, non.&lt;br /&gt;Raymonde se conjugue avec le présent du mètre carré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'Ushuaïa à Kehl, il s'illimite.&lt;br /&gt;Raymonde est un détail, son corps n'est, bien souvent, qu'un pli.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;D'un point à l'autre il scintille, devient chaque point et, invariablement, les points de ces points: aux pieds de la muraille de Chine, il est un ruban de mousse, dans l'Amazone, une goutte...&lt;br /&gt;Tantôt lézard brun d'Acapulco, musaraigne picarde ou rhubarbe croate, Raymonde vit comme on respire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le voilà chez nous. Il a décidé d'observer un peu la vie de nos grandes villes et d'y stationner un temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;signé: l'ami Rose. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2732886145624621692-2547501992380606818?l=laraymonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laraymonde.blogspot.com/feeds/2547501992380606818/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2732886145624621692&amp;postID=2547501992380606818' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/2547501992380606818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2732886145624621692/posts/default/2547501992380606818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laraymonde.blogspot.com/2007/09/bio.html' title=''/><author><name>Raymonde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17880444853815193745</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='16' src='http://3.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SN_s57-GDEI/AAAAAAAAAQg/JnXL9YsEwYE/S220/ray.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OpTs0yEH3Zw/SNNdIM4_8EI/AAAAAAAAAOY/X_3WJgF8b-k/s72-c/Sans+titre2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
